vendredi 28 juillet 2006

Cerises Rainier



Moins sucrées et plus parfumées que leurs cousines noires, les cerises Rainier ont fait leur apparition dans nos supermarchés. Elles coûtent évidemment un peu cher (hum, c'est un euphémisme) mais faites-moi confiance, elles valent chaque dollar que débourserez. En effet, comme elles aiment se promener par deux, elles ont le don de réveiller la petite fille qui sommeille en vous... Un séjour en enfance, ça n'a pas de prix !

Oh et puisque j'y suis, vous serez surpris d'apprendre que, d'après Jonathan, les petites Americaines ne mettraient pas de cerises sur leurs oreilles. Vous vous rendez compte ? C'est horrible, elles ne savent pas le bonheur dont on les prive !

mercredi 26 juillet 2006

Ma première récolte



Des tomates cerise... oranges ? Oui, ce sont des Sungold ! Alors, alors, elles sont comment ? Savoureuses et sucrées, je n'en ai fait qu'une bouchée. Il y en a d'autres ? Et comment ! Mon plant est généreux, il me dépasse déjà en hauteur : des tomates cerise, il y en a partout !



Puisque j'y suis, voici d'autres nouvelles du jardin... Il a bien changé depuis la dernière fois !

Les tomates Roma commencent à mûrir, je viens d'ailleurs d'en manger une moitié. L'autre a malheureusement fini à la poubelle pour cause de pourriture. Je suis un peu déçue, il va falloir attendre les prochaines.



Après de longues semaines d'attente, les premières tomates de variétés anciennes non identifiées commencent à se dévoiler...



Leur silhouette me rappelle celle des généreuses Big Rainbow, l'avenir me dira si j'ai raison. Les plants ont mis beaucoup de temps à fleurir mais les tomates grossissent désormais à vue d'oeil (ou presque). Mes papilles s'en régalent d'avance.

Pendant ce temps, les chayotes continuent de pousser, je me demande si cela va s'arrêter, j'ai peur qu'elles étouffent les tomates.



Quelle mauvaise idée j'ai eue de les planter là ! Heureusement que j'ai un sécateur pour dicter ma loi.

Le thym, le basilic et la sauge se portent bien. Le basilic est en pleine forme, mon plant mesure bien 1 mètre, il prend des forces lorsque je l'effeuille, allez comprendre ! Pour finir, un petit tour du côté du persil plat, qui a déjà fait quelques apparitions remarquées dans ma cuisine.



Bon, c'est bien sympa de bloguer mais j'ai des tomates à arroser. A bientôt pour les prochaines nouvelles !

dimanche 23 juillet 2006

Le mariage de Keith et Alyson



C'était il y a deux semaines et je ne vais pas attendre un jour de plus avant de vous en dire plus : j'ai bien pris assez de retard comme ça, vous ne croyez pas ? Nos amis Keith et Alyson se sont donc mariés le samedi 8 juillet 2006 à Rehoboth Beach, une station balnéaire de l'Etat du Delaware. Jonathan et moi avions pris notre journée du vendredi afin de profiter un peu de la mer (surtout moi), d'aller jouer au golf (surtout lui) et d'être à l'heure à la "répétition" ou rehearsal (mot hyper dur à prononcer pour la Frenchie que je suis). Bref, voici un petit résumé du week-end !

LE VENDREDI

Jonathan et moi avons quitté la Pennsylvanie aux alentours de 8h du matin, direction Rehoboth Beach. Nous avons mis un peu moins de 2h pour arriver au motel où nous attendaient déjà Keith (pour aller jouer au golf) et Alyson (pour aller à la mer) et j'ai donc aussitôt suivi les filles (Alyson et ses futures belles-soeurs) à la plage. Il ne faisait pas très chaud mais l'eau était vraiment froide. Au moment d'y plonger un orteil, j'ai néanmoins du esquisser un sourire en pensant que je m'étais déjà baignée des deux côtés de l'Atlantique. Malgré ma bonne volonté, je n'ai malheureusement pas eu le courage de m'immerger complètement, les vagues étant bien trop grosses et l'eau vraiment fraîche. De retour au motel, j'ai tenté de faire une sieste avant d'accompagner Alyson au salon de manicure. Je ne sais pas pourquoi mais les Américaines adoooorent se faire faire les ongles. Je m'étais toujours promis que je ne ferais jamais comme elles mais il n'y que les imbéciles qui ne se changent pas d'avis.



Autant la manicure ne me tente pas, autant la pédicure c'est vraiment top. Sur la photo, je suis en transe car Alyson m'explique que nos fauteuils font aussi des massages sur commande. Le pied !! Une vingtaine de minutes plus tard, je me suis retrouvée avec les orteils de Barbie et vous savez quoi ? J'adore.

Après une petite pause au motel, direction le country club où se déroulera le mariage le lendemain. Le cortège a rendez-vous pour "répéter" le mariage, ça s'appelle donc le rehearsal. C'est une tradition que je connaissais pas en France et je sais que les Juifs ne la respectent pas. Je ne suis pas trop quoi penser de cette répétition, c'est bien pour le cortège car chacun sait où se placer mais est-il pour autant nécessaire de répéter toute la cérémonie ? Ce n'est pas un examen ! Aussi, les futurs mariés étaient très émus pendant la répétition et j'aurais trouvé ça plus touchant s'ils avaient pu garder leur émotions jusqu'au lendemain... Pas vous ?


Une fête qui sé déroulait à côté... Super chic !

Après le rehearsal, les futurs mariés nous ont invités à dîner (c'est le rehearsal dinner) dans un très chouette restaurant mexicain du centre-ville. Alyson et Keith en ont alors profité pour remettre des cadeaux à leurs demoiselles et garçons d'honneur. J'ai ainsi reçu un joli bracelet de perles au bout duquel pendait une breloque en forme de coeur portant la date du mariage ainsi que mon initiale. Sympa, non ? Quelques remerciements et hugs plus tard, Jonathan et moi sommes rentrés au motel pour y découvrir que j'avais oublié ma brosse à dents.

LE SAMEDI



Vous vous souvenez de mon billet sur la wedding shower? J'avais dit qu'être bridesmaid c'était avoir tous les bons côtés du mariage sans les mauvais, à savoir l'organisation. Et bien vous savez quoi ? Je retire tout ce que j'ai dit ! Le samedi matin, alors que tout le monde faisait trempette à la piscine, les autres bridesmaids et moi étions chargées de plier les programmes et d'arranger les centres de table. Sans rire, nous en avons bien eu pour deux heures ! Une fois rentrées au motel, pas le temps de se reposer ou de faire la sieste, j'ai accompagné Jonathan dans un magasin de chaussures (il n'avait pas chaussures pour le mariage), avant de récupérer un sèche-cheveux chez Wal-Mart et d'avaler un sandwich dans la voiture. A peine rentrée, je devais déjà songer à me préparer ("Jonathan, j'ai oublié de retirer l'étiquette sur la robe !") et, hop, direction le country-club.



Enfin, l'heure de défiler est arrivée !! L'occasion pour vous de découvrir nos jolies robes de bridesmaid.



Le temps était magnifique, ni chaud, ni froid, ni humide (un miracle, si vous voulez mon avis). J'ai adoré la cérémonie en plein air, à quelques mètre de l'eau, c'était vraiment magique. De là ou j'étais, à savoir prise en sandwich entre deux bridesmaids, je n'ai pas pu voir grand chose à la cérémonie mais j'avais une vue magnifique sur toutes les tantes en pleurs. La cérémonie n'a pas duré plus de 15 minutes, c'était du vite fait, bien fait !

Aussitôt après, séance photos (moi je posais pendant que Jonathan profitait du cocktail !) et arrivée en grandes pompes dans la salle de récéption. Après moultes danses du style mariés ensemble, mariée + père, marié + mère, j'ai enfin eu le droit d'aller m'installer à ma table et de manger. Au menu, blancs de poulet farcis au crabe (délicieux), purée de pomme de terre et petits légumes. Le moment du dessert est arrivé très vite : pas de traditionnel gâteau pour nos mariés mais des cheesecakes venus tout droit du Cheesecake Factory !



Il y en avait pour tous les goûts, Jonathan a choisi celui au chocolat mais j'ai craqué pour une part au dulce de leche. Un peu sucré mais pas mauvais du tout ! Quelques danses pour éliminer tout ça, une petite promenade au bord de l'eau, quelques photos et voilà l'heure de rentrer : un mariage, ça fatigue !

LE DIMANCHE



Avant de quitter Rehoboth Beach, nous avons fait une halte chez Oby Lee où j'ai commandé un délicieux céfé au lait. Nous y étions déjà allés la veille pour le petit-déjeûner et j'avais commandé un sticky bun (une sorte de brioche roulée pleine de noix et de sirop bien collant, d'où le nom). Le cocktail sticky bun bien sucré + café au lait un peu amer a vite fait de me séduire, si vous êtes de passage dans la région (je pense en particulier à Lauréole), je vous engage fortement à y goûter. L'endroit a visiblement été jugé "best of Delware coffee" et, franchement, je pense que ce n'est pas volé. Les sticky buns aussi sont délicieux, plein de noix, bien sucrés et super collants, un délice ! Seul bémol, il faut préciser la taille de votre boisson à moins de se retrouver avec un "large coffee"... C'est une tendance que j'ai observée ces derniers temps, les vendeurs ne vous demandent plus si vous voulez un petit ou un grand café, ils vous refilent directement le grand.

Oby Lee Coffee Roastery, 722 Rehoboth Ave, Rehoboth Beach DE 19971-1667, téléphone : 302-227-6278 et site Web.



Sur ce, nous sommes rentrés à la maison, juste à temps pour le match France-Italie mais c'est une autre histoire et je vous l'ai déjà racontée.

mercredi 19 juillet 2006

Salade de pommes de terre qui sent bon le soleil



Voilà une salade de pomme de terre comme je les aime : simple, savoureuse et gorgée d'huile d'olive ! Elle m'évoque la cuisine de ma mère et mes étés en Turquie, pour un peu, j'entendrais presque les cigales chanter... Au-delà de la recette, j'ai été touchée par son parcours, qui l'a amenée à traverser bien des pays avant d'arriver jusqu'à moi.

La recette de cette salade est en effet tirée d'un livre que je n'ai pas encore eu la chance de parcourir mais qu'il me tarde d'avoir en main. Son auteure, Tessa Kiros, est née d'un père grec et d'une mère finlandaise, a grandi en Afrique du Sud et a vécu, entre autres, en Italie. Ces cultures, elle les a mariées dans un livre au nom un peu magique, Falling Cloudberries. J'ai eu la chance de découvrir quelques-unes de ses recettes dans le numéro d'avril/mai du magazine Elle à Table. Parmi elles, j'y avais noté des chaussons frits farcis à la ricotta, une salade aux pousses d'épinards et un somptueux sorbet aux fruits rouges. L'harmonie et la poésie qui se dégageaient des textes et des photos m'ont donné une furieuse envie de prendre le premier avion pour très loin. A défaut de pouvoir partir en vacances, je suis allée dans ma cuisine pour y préparer cette salade de pommes de terre qui sent si bon le soleil. J'ai également enquêté sur la disponibilité de ce livre aux Etats-Unis : je l'ai trouvé sur Amazon mais il coûte un peu cher, je vais voir si Jonathan ne veut pas me l'offrir, c'est toujours moins cher que deux billets pour la Turquie.

Pour en savoir plus sur Tessa Kiros, je vous invite à lire son interview par Moira du blog Who Wants Seconds? (en anglais). Falling Cloudberries est édité en France par les éditions Marabout sous le titre Mon Carnet Gourmand (bof bof, je préfère nettement le titre en anglais !).

Salade de pommes de terre qui sent bon le soleil (d'après Tessa Kiros)

Ingrédients pour 8 personnes affamées

- 1,5 kg de pommes de terre à chair ferme (j'ai utilisé des rouges)
- 1 oignon rouge coupé en fines lamelles
- 3 cuillères à soupe de câpres égoutées
- 1/2 bouquet de persil plat ciselé
- le jus d'un-demi citron
- 100 g d'olives noires de type Kalamata, de préférence dénoyautées
- 100 mL d'huile d'olive extra-vierge

Préparation

Remplir un saladier d'eau, y ajouter 1 cuillère à café de sel et y plonger les lamelles d'oignon pendant 30 minutes (cette opération a pour but de rendre l'oignon plus digeste). Laver puis découper les pommes de terre en morceaux grossiers et les plonger dans une grande casserole d'eau. Porter à ébullition, ajouter une cuillère à soupe de sel et poursuivre la cuisson feu moyen jusqu'à ce que les pommes de terre soient cuites mais fermes (tester avec une pointe de couteau). A titre indicatif, je vous recommande de commencer à tester la cuisson à partir de 10 minutes.

Egoutter, laisser refroidir puis éplucher les pommes de terre. Les découper si besoin en morceaux plus petits en vous aidant d'un couteau bien tranchant. Mettre les pommes de terre dans un grand saladier. Egoutter l'oignon, le sécher à l'aide de papier essuie-tout et l'ajouter aux pommes de terre avec les olives, les câpres, le persil et le jus de citron. Ajouter l'intégralite de l'huile d'olive si cette salade est servie immédiatement ou la moitié si vous la servez plus tard : dans ce cas, ajouter la deuxieme moitié de l'huile d'olive juste avant de servir (ou pas !).

lundi 17 juillet 2006

Frappuccino® de Starbucks, cru 2006



Il existe en anglais une expression que j'aime beaucoup :
Fool me once, shame on you, fool me twice, shame on me.
Pour ceux qui auraient seché leurs cours d'anglais, ça veut dire en gros qu'on y est pour rien quand on se fait avoir une fois mais qu'on ne doit s'en prendre qu'à soi-même quand cela se produit deux fois. Tout ça pour dire qu'après ma déconfiture de l'an dernier, il ne faudra pas compter sur moi pour tester les nouveaux Frappuccino® à la banane ! Les descriptions donnent peut-être envie mais je préfère aller dépenser mon argent ailleurs.

Banana Caramel Frappuccino® Blended Coffee
Real banana sauce, caramel and milk blended with ice. Topped with whipped cream and caramel drizzle.

Banana Coconut Frappuccino® Blended Coffee

Banana Mocha Frappuccino® Blended Coffee
Real banana and mocha sauce, blended with coffee, milk and ice. Topped with whip cream and mocha drizzle.

Source : site Starbucks.com

J'adore la mention "real banana", ça laisse drôlement songeur sur ce qui s'utilise ailleurs... Vous avez goûté, vous ?

jeudi 13 juillet 2006

J'ai descendu dans mon jardin



Début juin, Jonathan m'a delimité un jardin à côté de la maison. Il a scié de longs morceaux de bois et acheté du terreau de qualité pour que je puisse enfin me lancer dans le jardinage ! Depuis ce jour, je fréquente les jardineries et autres farmers' markets avec assiduité, afin d'y dénicher de quoi le garnir et l'entretenir.

J'ai commencé par y planter des chayotes, de la sauge et du romarin (que je soupçonne néanmoins d'être malade) que j'avais déjà à la maison. Plus tard, je suis revenue du farmers' market d'Avondale avec 4 plants de tomates de variétés anciennes (je ne sais pas encore lesquelles mais j'ai hâte de les découvrir) achetées à un vendeur Amish, ainsi que du thym et des fleurs d'anis. J'ai aussi planté du persil à partir de graines offertes par mon papa et, après quelques jours d'attente, j'ai eu la joie de les voir germer ! Plus tard, j'ai craqué pour un magnifique plant de tomates cerise ainsi qu'un pot de basilic chez Whole Foods. Il y a quelques semaines, mon petit jardin ressemblait donc à ça :



Un peu fouillis mais terriblement craquant ! Après les pluies torentielles qui se sont abattues il y a deux semaines, voici ce que j'ai découvert en rentrant du travail :


Les chayotes sont en haut à gauche (les feuilles ressemblent à du lierre), le thym se trouve en bas à gauche et le persil à droite (on ne voit pour le moment que des petites feuilles). Au milieu de tout ça, des tomates et du basilic.

On ne s'en rend pas bien compte sur la photo mais le plant de tomates cerise a quasiment doublé en taille en l'espace de quelques jours. Il faut dire qu'il a tellement plu ici que j'ai pu recueillir plus d'un seau d'eau de pluie en 2 jours, ce n'est pas terrible pour bronzer mais c'est quand même bon pour le jardin.



Si vous avez déjà cultivé des tomates, vous savez certainement qu'il est indispensable d'utiliser des tuteurs pour éviter que les plants ne s'effondrent. Après en avoir cherché en vain dans les supermarchés de la région, j'ai décidé de m'arrêter dans une jardinerie sur le chemin de mon travail. En faisant un tour dans les différentes allées, je suis tombée sur des plants de tomates soldés a -50%. Au total, 4 plants de tomates pour la modeste somme de 1$. Il y en avait plusieurs, vous auriez du les voir, ils semblaient si tristes, si malheureux dans leurs petits pots de plastique noir... que je me suis laissée émouvoir par ces plants de tomates Roma pleins de promesse, regardez plutot...



Elles sont mignonnes, non ? Quand je suis rentrée, Jonathan m'a demandé où je comptais les mettre (bonne question) mais j'ai finalement réussi à les caser dans un coin. Ouf. La vérité maintenant c'est que je n'ai plus beaucoup de place pour planter quoi que ce soit et que je me suis promis de ne plus acheter de plants de tomates ou autres cet été (et tant-pis si je suis revenue avec un pot de menthe qui sent l'orange ce soir en rentrant du boulot alors que j'étais seulement venue pour des tuteurs). Tant pis pour elle, je la mettrai dans un pot parce qu'il parait qu'elle est très envahissante. Re-ouf.


Basilic

Je me suis rendu compte aujourd'hui que je jardinais depuis un mois et que je n'ai encore massacré aucune plante. Je dirais même que tout le monde va bien et j'ai d'ailleurs arrêté de compter le nombre de tomates cerise encore vertes ! C'est un veritable plaisir que de rentrer du travail et de constater que le basilic a encore poussé ou qu'un plant de tomates vient de fleurir, c'est comme si je découvrais de nouveaux commentaires sur mon blog ! J'attends encore de goûter aux fruits de ma récolte et je ne manquerai pas d'en parler ici. Le jardinage, c'est que du bonheur, le seul truc, c'est qu'il va falloir que j'apprenne a me contrôler quand je vais à la jardinerie !

Et dans votre jardin alors, il y pousse quoi ?

mardi 11 juillet 2006

Fraisier façon shortcake



Oh la la, Alyson vient de se marier et moi je vous parle encore de sa wedding shower... Remarquez, c'est pour la bonne cause puisque je vous livre la recette du gâteau que je lui avais preparé. Qui sait, ça vous donnera peut-être des idées ?

A l'origine, j'étais partie pour faire le Persian Love Cake que j'avais reperé dans un numéro de Bon Appétit de l'été dernier. J'avais trouvé son nom hyper romantique et sa composition super originale, jugez plutôt : un biscuit parfumé au citron et à la cardamome, recouvert d'une crème fouettée aromatisée à l'eau de rose et decoré de pétales de rose. Oui, rien que ça ! Quelques jours avant la wedding shower, j'avais quand même decidé de préparer ce dessert, histoire de voir s'il tenait toutes ses promesses.

La réalisation du gâteau ne m'a posé aucun problème. A vrai dire, j'ai même été agréablement suprise par sa facilité d'exécution. Je me suis quand meme rendu compte un peu tard que mon moule à manqué etait trop grand pour la recette. Résultat des courses, je me suis retrouvée avec un gâteau raplala ! Peu importe, l'essentiel c'est le goût, non ? Au moment de la dégustation, j'ai alors demandé à Jonathan de me donner son avis... "It's OK". Et à vrai dire, j'étais bien d'accord avec lui.

Pour commencer, le biscuit nous a paru sec et je n'ai pas été convaincue par l'alliance de la cardamome et du citron. Pour ne rien arranger, j'ai trouvé le parfum de rose beaucoup trop discret (pour ne pas dire absent) alors que j'avais doublé les proportions de la recette... Quelle déception, il me fallait donc trouver une autre idée, et vite.

Apres avoir surfé ici et , jeté un oeil à mes livres de cuisine et parcouru quelques magazines, j'ai fini par me décider pour quelque chose de simple, classique et efficace : un fraisier façon shortcake, comme je l'avais vu ici. Il s'agit d'un dessert très simple a réaliser, à condition cependant de ne pas bâcler la préparation de la génoise. La cuisson est rapide, ce qui vous permettra de refaire une génoise si l'une d'elles dégonfle un peu...

Et à la dégustation, tout le monde a beaucoup aimé !



Fraisier façon shortcake

Ingrédients pour un gâteau

LA GENOISE
4 œufs
125 g de sucre
125 g de farine tamisée

LE SIROP
100 mL de sucre
100 mL d'eau

LA GARNITURE
200 mL de crème liquide froide (heavy cream ou heavy whipping cream)
quelques cuillères à soupe de sirop
1 petite barquette de fraises

Préparation

LA VEILLE

LE SIROP
Mélanger le sucre et l'eau dans une petite casserole et porter à ébullition en remuant jusqu'à dissolution complète du sucre. Retirer du feu dès que le sirop est limpide, laisser refroidir et garder au frais.

LA GENOISE
Préchauffer le four à 205°F (soit 400°F). Recouvrir un moule à manqué d'un disque de papier sulfurisé et beurrer généreusement.

Placer les œufs et le sucre dans le bol d'un robot et battre, d'abord lentement puis plus rapidement, jusqu'à ce que le mélange soit très pâle et qu'il fasse un épais ruban.

Attention, cette opération, qui consiste à incorporer de l'air à la préparation et aide à faire gonfler le gâteau, est capitale ! Elle peut durer jusqu'à 10 minutes : si vous n'êtes pas patients, changez de recette !

Incorporer la farine tamisée en trois additions au moyen d'une spatule. Verser la pâte dans le moule et glisser au four pendant 15 à 20 minutes ou jusqu'à ce que le gâteau soit bien doré (surtout au centre) et qu'un cure-dent inséré dans la pâte en ressorte propre.

Laisser complètement refroidir sur une grille avant de démouler et de retirer la feuille de papier sulfurisé. Découper le gâteau en deux à l'aide d'un couteau à pain puis réserver.

QUELQUES HEURES AVANT

LA GARNITURE
Verser la crème dans un grand bol, ajouter 2 à 3 cuillères à soupe de sirop et battre jusqu'à obtenir une Chantilly. Réserver au réfrigérateur.

Laver, équeuter et découper les fraises en fines lamelles, réserver.

L'ASSEMBLAGE
Badigeonner de sirop généreusement la partie supérieure des deux moitiés de gâteaux. Recouvrir le gâteau du bas d'environ 150 mL de Chantilly, recouvrir de fraises et recouvrir de 150 mL de Chantilly. Déposer l'autre moitié de gâteau et placer au frais pendant quelques heures.

AU MOMENT DE SERVIR
Saupoudrer de sucre glace et décorer de quelques fraises.

dimanche 9 juillet 2006

Le clafoutis aux cerises de ma maman



Tout ça, c'est de la faute de Jonathan. Juste avant les tirs au buts, il me dit : "je crois que les Italiens vont gagner". Ca n'a pas loupé. Rhalala, j'y aurais cru jusqu'au bout, moi, à la victoire des Bleus... J'avais même préparé mon petit drapeau français (bon en fait non) ! Pour me consoler, je suis allée me préparer un clafoutis.

Le clafoutis aux cerises de ma maman

Ingrédients

- 4 oeufs
- 125 g de farine
- 50 g de sucre
- 300 mL de lait
- 500 g de cerises lavées et équeutées
- 1/2 cuillère à café d'extrait de vanille
- 1 pincée de sel

Préparation

Préchauffer le four à 180°C (350°F). Beurrer généreusement un plat à gratin et recouvrir de cerises.

Mélanger la farine, le sucre et le sel dans un grand bol, ajouter les oeufs un à un en mélangeant bien après chaque addition. Ajouter progressivement le lait en continuant de mélanger jusqu'à obtenir une pâte lisse et homogène (cela dit, ce n'est pas grave s'il reste quelques grumeaux). Ajouter la vanille, mélanger encore un peu et verser la préparation sur les cerises. Enfourner 40 à 50 minutes ou jusqu'à ce que la surface du clafoutis soit dorée et qu'un cure-dent inséré dans la pâte en ressorte propre.

Laisser refroidir et saupoudrer de sucre glace avant de servir.

Note

Allez, c'est pas grave, c'est déjà super d'avoir été en finale, merci les Bleus pour ce joli cadeau.

mercredi 5 juillet 2006

Pluie de cadeaux


L'invitation de Christina

Ma copine Alyson se marie samedi. Peu après ses fiançailles l'an dernier, elle m'a demandé si j'acceptais d'être l'une de ses bridesmaids (demoiselles d'honneur). Bridesmaid, moi ? Bien sûr que j'ai dit "yes" ! Etre bridesmaid, c'est un honneur qui ne se refuse pas, surtout quand la mariée en question est aussi adorable qu'Alyson : être bridesmaid, c'est profiter des avantages du mariage (la jolie robe) sans ses inconvénients (l'organisation).

Le rôle des bridesmaids ne se limite cependant pas à s'habiller pareil et à sourire sur les photos, il s'étend également à l'organisation de la bridal ou wedding shower ainsi qu'à celle de la fameuse bachelorette party (enteremment de vie de jeune fille). La bachelorette party, vous connaissez, mais la wedding shower ? La wedding shower est une fête typiquement américaine qui se tient un à deux mois avant un mariage, généralement un samedi ou un dimanche après-midi. La fête présente la particularité d'être exclusivement réservée aux femmes. Son but ? Couvrir la future mariée de cadeaux !

La wedding shower d'Alyson a eu lieu il y a déjà plus d'un mois, la fête ayant essentiellement été organisée par la mère et la soeur du futur marié. J'ai pour ma part participé à la décoration du jardin mais, surtout, à la confection des gâteaux, qui feront l'objet d'un prochain billet.



Il arrive parfois, comme c'était le cas ce jour-là, que la mariée ne connaisse pas la date de sa bridal shower. Ce n'est bien sûr pas facile à gérer pour l'entourage mais le jeu en vaut vraiment la chandelle. En débarquant à 14h, Alyson n'imaginait pas être accueillie par une trentaine de "surprise !" euphoriques. Heureusement pour elle, notre future mariée avait été prévoyante en laissant ses joggings au placard ce matin-là.

Les émotions nous ayant creusé l'appétit, nous avons pris la direction de l'appétissant buffet : cuisses de poulet, boulettes de viande à la sauce tomate (la famille du futur marié est italo-américaine), salade de pâtes... Tout était frais, tout était bon !

Apres mangé, Alyson s'est livrée à l'activité que tout le monde attendait : le déballage des cadeaux ! J'avais vraiment hâte de découvrir le contenu de certains paquets, en particulier les plus gros, tandis que d'autres me paraissaient trop beaux pour être déchirés.



Alors là, je dois reconnaître que les Américains sont super doués en matière d'empaquetage de cadeaux. J'imagine que c'est en partie parce que les magasins n'emballent pas leurs marchandises et que le client est responsable de l'achat du papier cadeau (oubliez donc les pochettes cadeaux de la Fnac). Qu'est-ce ça m'a choquée de découvrir ça ! Résultat des courses, c'est toute une industrie qui s'est développée autour du cadeau, certaines boutiques comme Papyrus commercialisent ainsi toute une gamme de papiers et autres rubans dont le seul but est de faire joli... Ca laisse rêveur.

Les bridesmaids jouent un rôle important, pour ne pas dire capital, pendant le déballage des cadeaux. Sans elles, c'est toute la fête qui s'écroule (si si, je vous assure). Moi, par exemple, j'avais la lourde responsabilité de recueillir les emballages déchirés dans un sac poubelle prevu à cet effet et j'ai d'ailleurs fait preuve d'un sens aigu de l'initiative en demandant une deuxième après avoir rempli le premier. Pendant ce temps-là, une autre bridesmaid s'occupait de noter le nom des personnes associées aux différents cadeaux. Pourquoi, me demandez-vous ? Après la fête, la future mariée devra envoyer une carte de remerciement personnalisée à chacune des invitées ("merci tante Gertrude pour ce magnifique aspirateur grâce auquel je vais enfin nettoyer la moquette"). Enfin, la soeur d'Alyson etait chargée de collecter les rubans et autres noeuds ornant les différents paquets pour la raison que nous verrons plus tard.



Comme la plupart des futures mariées, Alyson a déposé une liste dans plusieurs magasins comme Bed Bath & Beyond ou Target. Les invitées ne sont cependant pas obligées de choisir un cadeau de la liste, libre à elles d'être créatifs ou d'offrir quelque chose de plus personnel. Certains cadeaux ont ainsi retenu mon attention, comme le kit de changement de nom, pas très romantique mais terriblement efficace, ou le classeur de recettes familiales, une édition unique spécialement éditée par la maman du futur marié. Alyson a également réussi à rassembler le service en porcelaine qu'elle convoitait et qu'elle utilisera certainement à Noël ou Thanksgiving.



Comme si tous ces beaux cadeaux ne suffisaient pas, Alyson a eu la chance de repartir avec tout un tas de bricoles, pas forcément élégantes mais ô combien pratiques, telles que mouchoirs, détergents, savons... Toutes ces petites choses dont on a finalement besoin bien plus souvent que le service en porcelaine ! Cette pratique porte le nom de wishing well et le carton d'invitation que vous recevrez par la poste mentionnera certainement son existence dans le cas où on attend votre participation. Tenez, par exemple, j'ai trouvé ce petit mot dans le carton d'invitation à la bridal shower de Christina...



Cette pratique m'ayant alors été inconnue, je suis honteusement arrivée les mains vides. Les autres invitées avaient quant à alles déposé mouchoirs, bougies et autres gadgets dans le panier prévu à cet effet. La prochaine fois, je compte offrir le couteau économe de Zyliss spécialement conçu pour les tomates et autres fruits à chair molle (je l'utilise depuis bientôt un an et je ne peux plus m'en passer).



Quand la future mariée a enfin ouvert tous ses cadeaux et que les sacs poubelle ont été pleins, j'ai découvert l'usage réservé aux décorations recueillies pendant le déballage...



Vous avez vu la taille de ces noeuds ? Quand je vous disais que les Américains étaient des pros de l'emballage !

Suite à tout ça, nous avons enfin attaqué les gâteaux, trois fraisiers façon shortcake. Je me doutais qu'ils plairaient puisque le cocktail crème + fraises + sucre est assez détonnant mais l'angoisse de la ménagère étant toujours latente, j'ai nerveusement guetté les expressions des unes et des autres pendant la dégustation. A mon grand soulagement, la maman d'Alyson en a pris deux fois (et il n'y pas qu'elle, j'ai la liste) tandis que des personnes à qui je n'avais pas parlé de la journée sont venues me complimenter sur mon delicious cake. Ouf. Je suis donc allée me resservir.



Repue, je suis allée photographier les restes de mon gâteau et c'est là que j'ai remarqué un oncle qui m'a pris pour une cinglée : "you take a picture of the cake?!".

Les invitées ont commencé à repartir après le gâteau et c'est là que les hommes (maris, oncles, neveux) ont commencé à faire leur entrée. Je me demande vraiment d'où ils sortaient et ce qu'ils avaient fabriqué jusque-là.

Je suis rentrée chez moi vers 19h, un peu fatiguée mais heureuse d'avoir partagé le repas et le bonheur d'une amie. J'espère que ce compte-rendu vous aura permis de découvrir une tradition américaine et, surtout, qu'il vous épargnera bien des maux de tête lorsque vous serez invitées à votre première wedding shower. Si vous avez des questions sur le déroulement de cette fête, n'hésitez à les poser dans les commentaires de ce billet ou à jeter un oeil au site The Knot qui est une véritable mine d'idées, de conseils et de tuyaus (leur rubrique FAQ est particulièrement utile).

samedi 1 juillet 2006

Petits pains au chocolat express



Je n'ai pas vraiment eu le temps de cuisiner cette semaine mais cela ne m'empêche pas de penser à vous ! Voilà une petite recette rapide qui ravira les plus pressés d'entre vous...

Commencez par préchauffer le four à 205°C (soit 400°F), prenez ensuite un petit carré de pâte feuilletée - de préférence maison, c'est tellement meilleur - de 10 cm de côté, garnissez-le d'une barre de chocolat noir, scellez avec un peu d'oeuf battu, badigeonnez le tout d'un peu de lait ou d'oeuf battu et zou, au four pendant 15 minutes ou jusqu'à ce que vos petits pains soient dorés. Laissez quand même refroidir un peu, sous peine de vous brûler la langue, et dégustez sans attendre !

D'après une recette de Bon Appetit, Avril 2004. La recette originale est disponible en ligne ici.