lundi 30 octobre 2006

Attention, travaux !



Plus de deux ans se sont écoulés depuis la publication de mon premier billet et, près de 400 billets plus tard, je dois me rendre à l'évidence : mon index est devenu ingérable ! J'ai decidé de réviser son organisation et de ranger mes billets dans de nouvelles catégories plus lisibles. La tâche n'est pas mince et c'est bien pour cela que je compte en faire un petit peu chaque jour. J'ai déjà rassemblé les soupes et les biscuits dans deux sous-index accessibles via l'index principal et je laisse le plus dur (les desserts !) pour la fin. En attendant, j'éspère que ces quelques travaux seront l'occasion pour vous de (re)découvrir quelques recettes. Merci pour votre patience !

Biscuits



Amaretti
Biscuits aux pignons de pin et aux graines de fenouil
Chocolate chip cookies de Neiman Marcus
Chocolate chip cookies moëlleux de Martha Stewart
Cookies au chocolat et aux pistaches
Hamentashens

Soupes



Bouillon de poule
Butternut squash and apple soup
Soupe de framboises glacée
La soupe blanche (chou-fleur et épices)
La soupe orange (carotte, fenouil et orange)
La soupe vermillon (tomate et piment)
La soupe verte (légumes variés)

mardi 24 octobre 2006

Muffins au potimarron



De ma ballade au verger il y a déjà deux semaines, je suis revenue avec cinq pommes et deux potimarrons. Quand j'ai vu ces courges à l'entrée du verger, je n'ai pas pu résister : elles sont si difficiles à trouver ! Au supermarché, le quatuor citrouille (pumpkin)-butternut-acorn-spaghetti règne en effet en maître et c'est du côté des farmer's markets et des magasins bios qu'il vous faudra chercher d'autres variétes.

Depuis que je l'ai découvert l'an dernier, je suis devenue complètement fan du potimarron. J'avais bien lu ça et là que sa chair avait un goût de chataîgne mais j'étais loin de m'imaginer qu'il serait si prononcé : une véritable ôde à l'automne ! Cette année, j'ai essayé le potimarron dans une tarte sucrée et dans ces muffins. Si je n'ai pas complètement été emballée par la tarte (j'ai trouvé sa texture trop dense), j'ai en revanche eu un vrai coup de coeur pour ces muffins : leur texture n'est pas pâteuse ou fibreuse comme je le craignais, mais tendre et moëlleuse comme celle d'un gâteau. Au goût, les mamans seront sûrement ravies d'apprendre que le potimarron est quasi indétectable : vos enfants ne devineront jamais qu'ils sont en train de manger de la courge. Et oui, j'ai eu la main un peu lourde sur la cannelle car j'ai encore deux potimarrons à écouler et j'ai donc fait du camouflage ! Si vous n'êtes pas touchés par mon problème, libre à vous de diminuer les quantités d'épices, voire de les remplacer par une cuillère à café d'extrait de vanille (hum...).



La recette que je vous propose est adaptée de celle du magazine Gourmet du mois de novembre. Cette-dernière fait appel à de la purée de citrouille en conserve comme on en trouve facilement aux Etats-Unis pendant la période de Thanksgiving. Si vous n'en trouvez pas, il vous faudra alors acheter une courge et en extraire vous-mêmes la chair. Pour cela, rien de plus facile : préchauffer le four a 180°C (350°F), découper la courge en deux, badigeonner chaque moitié d'un peu d'huile végétale et déposer sur une plaque de cuisson recouverte de papier aluminium, face découpée dessus. Glisser au four pendant 1h (un peu plus pour les courges plus grosses) ou jusqu'à ce que la chair se laisse facilement transperser par une lame de couteau. Laisser refroidir et recueillir la chair à l'aide d'une cuillère. Avec cette méthode, pas besoin de peler la courge crue ! Astuce bonus : j'ai déjà congelé la chair de citrouille avec succès et j'imagine qu'il doit en être de même avec celle du potimarron. A vos courges !



Muffins au potimarron (d'après Gourmet, novembre 2006)

Ingrédients pour 12 muffins

- 360 mL (1 1/2 cup) de farine (all-purpose flour)
- 1 cuillère à café de levure chimique
- 240 mL (1 cup) de chair de potimarron (ou encore de citrouille ou de potiron)
- 60 mL (1/3 cup) d'huile végétale
- 2 gros oeufs
- 1 cuillère à café de mélange d'épice pour tarte à la citrouille* (pumpkin-pie spice)
- 240 mL (1 cup) de sucre en poudre
- 1/2 cuillère à café de bicarbonate de soude
- 1/2 cuillère à café de sel
- 1 cuillère à café de cannelle
- quelques morceaux de noix de pécan ou de noix (facultatif)

*Si vous n'avez pas de mélange tout prêt, utilisez :

- 1/4 cuillère à café de cannelle
- 1/4 cuillère à café de gingembre
- 1/4 cuillère à café de noix de muscade râpée
- 1/4 cuillère à café de clou de girofle moulu

Préparation

Préchauffer le four à 180°C (350°F). Remplir les moules à muffins de caissettes en papier. Mélanger la chair de potimarron, l'huile, les oeufs, les épices, le sucre, le bicarbonate de soude et le sel dans un grand bol jusqu'à obtention d'un mélange lisse.

Tamiser la farine et le bicarbonate de soude au-dessus du mélange sec et incorporer délicatement à la spatule jusqu'à ce que le mélange soit tout juste homogène (ce n'est pas grave s'il reste quelques grumeaux).

Répartir la pâte dans les moules (astuce : pour répartir la pate à muffins de manièré équitable, utiliser une cuillere à glace, ça marche vraiment très bien et c'est beaucoup plus propre). Déposer quelques noix à la surface des muffins et enfourner 25 à 30 min ou jusqu'à ce qu'un cure-dent inséré dans la pâte en ressorte propre. Laisser refroidir sur une grille et déguster tiède ou à température ambiante.



Le potimarron est à la mode ! Jugez plutôt...
Toujours pas inspirés ? Investissez 2 € dans ce livre, c'est une veritable mine !

dimanche 15 octobre 2006

Amarettis



Ces biscuits-là, je les avais préparés pour mon collègue, Dylan*, qui vient de se marier. Après avoir longtemps réfléchi sur une idée de cadeau, ma collègue Brenda* a suggeré de lui acheter une carte, tandis que Kelly* a proposé de lui offrir des biscuits. Des biscuits ? En voilà une bonne idée ! Moi qui cherchais une excuse pour faire un peu de pâtisserie, j'étais ravie ! Pensant alors aux trois blancs d'oeuf qui avaient élu domicile dans un bocal de mon réfrigérateur, j'ai décidé de préparer des amarettis.

Les amarettis sont des macarons italiens légèrement croustillants et parfumés à l'amande amère. Leur préparation, qui ne nécessite qu'un petit nombre d'ingrédients, est particulièrement simple : vous n'aurez aucun mal à en realiser une fournée en rentrant du travail et c'est exactement ce que j'ai fait (pendant ce temps-là, je faisais cuire des pommes de terre). Une foits cuits et refroidis, j'ai déposé les amarettis dans une boîte en carton recouverte de papier de soie et je suis allée me coucher.

Le lendemain, Brenda et moi sommes allées choisir une carte pour accompagner les biscuits.



Malheureusement, notre collègue Donna* avait quitté le travail plus tôt ce jour-là et nous avons choisi d'attendre le lendemain pour remettre amarettis et bons voeux à notre cher Dylan.

Le lendemain, Dylan a préféré travailler depuis la maison.

Le surlendemain, Dylan n'est pas venu au bureau.

Nous étions déjà vendredi et il n'était pas question de laisser ces amarettis dans mon bureau pendant le week-end. Prise d'un élan de folie mêlé de générosité, j'ai brusquement ouvert la boite et offert des amarettis à tous mes collègues. Chacune a commencé par en prendre un et puis deux et puis trois et après quelques "these are really good" et autres mâchouillages, la boîte s'est retrouvée presque vide. Comme on dit en France, les absents ont toujours tort.

Amarettis (d'apres le fantastique Pâtisseries Maison de Florence Edelmann)

Ingrédients

- 2 blancs d'oeuf
- 150 g de sucre en poudre
- 175 g de poudre d'amande
- 1 cuillère à cafe d'extrait d'amande amère
- un peu de sucre glace pour saupoudrer

Préparation


Préchauffer le four à 200°C (soit 390°F). Mettre les blancs d'oeufs dans un grand bol et battre jusqu'à ce qu'ils commencent à mousser. Ajouter délicatement le sucre en poudre (de préférence en 3 fois) et continuer de battre jusqu'à obtenir des blancs pas trop fermes. A l'aide d'une spatule en silicone, incorporer la poudre d'amande et l'extrait d'amande amère.

Recouvrir une ou deux plaques de cuisson de papier sulfurisé ou d'un matelas en silicone. A l'aide d'une cuillère à soupe, dresser des petits tas de pâte espacés d'environ 1 cm et saupoudrer de sucre glace. Enfourner 10 minutes ou jusqu'à ce que les amarettis soient dorés.

Notes

Les amarettis se conservent très bien dans une boite hermétique. Si vous les gardez dans une boîte en carton, ils deviendront un peu plus moelleux (chewy), ce qui n'est pas mauvais non plus !

N'hésitez pas à augmenter les proportions de la recette, en particulier si vous comptez les offrir. J'ai pour ma part multiplié les proportions par 3/2.

Pour ceux que ça intéresse, j'ai finalement offert des sablés à la noix ainsi que des pains d'anis à mon collègue. Il avait l'air ravi, ouf !

* Les noms des collègues ont volontairement été modifiés afin de protéger leur anonymat.

jeudi 12 octobre 2006

La mouna de Déborah


Ma mouna...

La mouna, j'ignorais jusqu'à son existence jusqu'à ce que Clothilde laisse un commentaire à son sujet sur mon blog. Déborah, elle, je la connais depuis longtemps mais je ne l'avais pas vue depuis des années. Nous nous étions en effet perdues de vue jusqu'à ce que l'une de ses amies (que je remercie d'ailleurs chaleureusement au passage) lui parle de mon blog et l'encourage à le lire, pas plus tard qu'au mois d'avril. Or, vous le savez sûrement, le monde est petit et il n'a pas fallu longtemps pour que Déborah me reconnaisse derrière le hamburger et le croissant ! Elle m'a aussitôt envoyé un petit e-mail dans lequel elle m'a appris qu'elle vivait... à Washington DC, à 2h de chez moi. Je suis vraiment impatiente de la revoir et j'espère que ce sera chose faite avant la fin de l'année. En attendant, Déborah a bien voulu partager sa recette de mouna avec moi et j'espère que Clothilde (entre autres) sera heureuse de la trouver ici !

La mouna est une spécialité algérienne, c'est un gâteau levé parfumé à l'orange et au citron (d'après Déborah) ou à la fleur d'oranger et à l'anis (d'après Sandra) et fourrée de raisins secs.

Correction du 13 octobre : d'après Pia, "la mouna n'est pas une spécialité algérienne à la base : ce sont les pieds-noirs espagnols qui l'ont apporté en algérie. En espagne, ce sont les "monas" et on les fait traditionnellement pour Pâques. On plante un oeuf dedans d'ailleurs. Il y a une légende pied-noire comme quoi un certain général "Mouna" serait à l'origine de la brioche, mais c'est simplement une brioche pascale, comme il y en a (presque) partout en méditerranée."

J'imagine que chaque famille en possède une recette et que les parfums varient d'une cuisine à une autre. La recette de Déborah fait appel à du jus d'orange, du jus de citron, des amandes, des raisins secs et même du chocolat : ce doit être un peu pour tout ça que j'ai mangé une moitié de mouna à moi toute seule. J'ai du mal à resister à un pain bien chaud, pas vous ? Pour limiter les dégâts, j'ai néanmoins décidé de congeler ma deuxième mouna après qu'elle a refroidi. Le matin, au petit déjeûner, c'est un vrai délice !


... et celles de Déborah !

Le texte ci-dessous est de Déborah et je la remercie pour la recette.

Mouna, A préparer le soir

Pour 5 pains :
1kg de farine
100 g levure fraiche
300 g de sucre
4 œufs
1 verre d’huile
1 verre de jus d’orange
½ verre de jus de citron
1 paquet de raisins secs
Amandes ou noisettes
(et pour les amateurs de chocolat : 4 tablettes de chocolat noir, coupé en petits morceaux)

Délayer la levure dans de l'eau tiède. Mettre dans un grand saladier tous les ingrédients à l’exception des fruits et du chocolat.

Mélanger à la main. Bien pétrir. Ajouter de l’eau si nécessaire : la pâte doit être un peu moins compacte que celle de la Challah, elle doit être moelleuse.

Laisser reposer toute la nuit.

Le lendemain matin, la pâte aura bien gonflée et sera un peu sèche sur le dessus. Fariner le plan de travail. Prendre des morceaux de pâte sans la repétrir. Etaler les morceaux un par un au rouleau à pâtisserie pour former des carrés. Les garnir avec les fruits et les morceaux de chocolat (la recette traditionnelle est sans chocolat mais traditionnellement, il y a toujours des gourmands à table !)

Rouler la pâte sur elle-même (comme pour un gâteau roulé). Mettre les pains sur plaque de four fariné ou garnie de papier sulfurisé. Les badigeonner avec un jaune d’œuf et du sucre en poudre. Les laisser reposer 3/4h pour qu’ils gonflent.

(Certaines personnes ne font pas des pains mais des petites boules individuelles garnies au centre.)

Enfourner à 180° C (350°F) 45 à 50 min.

Photo : Déborah. La mienne n'était pas aussi bien roulée !

Notes

Pour mon 1er essai, j'ai grossièrement multiplié les proportions de la recette par 2/5 pour n'obtenir que deux pains. J'ai utilisé :

400 g de farine
34 g (2x17 g) de levure fraiche
120 g de sucre
2 œufs
80 mL d'huile
80 mL de jus d'orange
40 mL de jus de citron
2 poignées de raisins secs
2 poignées d'amandes hachees
un peu moins d'une tablette de chocolat noir

J'ai pétri la pâte au robot en résistant à la tentation d'ajouter plus de farine car je voulais obtenir une mouna bien moëlleuse. J'ai réussi !

dimanche 8 octobre 2006

Petit goûter entre amis



C'est l'histoire d'un pique-nique à Fairmount Park qui est tombé à l'eau et celle d'un goûter qui nous a consolés. Ce jour-là, nous étions cinq à la table de Fanfan : mes voisins internationaux, Stéphanie, Fanfan et moi. Pendant ce temps, les plus jeunes regardaient des DVD et laissez-moi vous dire qu'ils étaient très sages !

Pour acompagner nos discussions, il y avait :

* Un paquet de Pim's à la framboise
* Un paquet de Petit Ecolier au chocolat noir (hummm)
* Un gros gâteau répondant au curieux nom de Käse Sahne ("fromage crème" en allemand) et préparé par les soins de mon voisin Thomas



* Un cake au chocolat et au gingembre sorti tout droit de ma cuisine
* Enfin, pour faire passer tout ça, des boissons pour tous les goûts : du thé, du jus de cassis (à boire impérativement dilué), de la limonade, du jus d'orange et j'en passe.

Le Käse Sahne est une pâtisserie allemande que j'ai trouvée fort délicieuse quoique le goût de fromage ait été un peu fort pour moi, d'autant que mon voisin avait été particulièrement généreux avec la garniture.



En ce qui concerne ma contribution, j'avais depuis longtemps décidé qu'elle serait inspirée par le Larousse du Chocolat de Pierre Hermé. Apres avoir longtemps salivé devant les splendides photos de ce livre, je me suis dit qu'il était temps de m'attaquer aux recettes. Le problème, c'est quand on n'a que deux bouches à nourrir, on n'a pas forcément envie de préparer des moelleux au chocolat et autres brownies tous les jours. Heureusement pour moi, il m'arrive d'avoir la chance de partager la table d'un plus grand nombre de gourmands et c'est alors le moment ou jamais de sortir l'artillerie lourde !

Pour ce goûter, j'ai voulu préparé quelque chose d'à la fois simple et original, en plus d'être facile à transporter. Le cake au chocolat et au gingembre confit semblant répondre à ces critères, je me suis lancée. Forte de mon expérience avec l'Ispahan version cake, j'ai néanmoins décidé de réduire la quantité de beurre dans le cake et j'en ai donc utilisé 150 g (peut-être même un peu moins car le beurre fondu a explosé dans le micro-ondes) au lieu des 180 g de la recette. Le cake ne s'en est pas trouvé sec pour autant et je l'ai au contraire trouvé bien moelleux, certainement grâce à la pate d'amande entrant dans sa composition. Le gingembre confit apportait quant à lui une note d'exotisme très agreable, elle a beaucoup plu et je pense que vous aussi allez aimer.



Cake au chocolat et au gingembre confit (adapté du Larousse du Chocolat de Pierre Hermé, page 130)

Ingrédients

- 140 g de pâte d'amande
- 160 g de sucre
- 150 g de beurre
- 4 oeufs
- 135 de gingembre confit au sucre (crystallized ginger)
- 70 g de chocolat noir à 70% de cacao
- 180 g de farine (all purpose flour)
- 40 g de cacao en poudre (Dutch-processed cocoa)
- 1 1/2 cuillère à café de levure chimique
- 15 cL de lait

Préparation (la veille)

Commencer par faire fondre le beurre dans un petite casserole ou bien au micro-ondes et laisser refroidir. Pendant ce temps, râper la pâte d'amande et la placer dans un grand bol (celui d'un robot si vous en avez un). Ajouter le sucre et mixer jusqu'à obtention d'une sorte de sable grossier. Ajouter les oeufs un par un puis le beurre fondu. Quand le mélange est homogène, mixer 8 minutes à grande vitesse.

Préchauffer le four à 240°C (soit 460°F).

Rincer le gingembre confit à l'eau chaude pour en ôter le sucre. Le sécher dans du papier absorbant puis le couper avec le chocolat en petits cubes de 0,5 cm de côté. Incorporer le lait au mélange à base de pâte d'amande puis tamiser la farine et le cacao au-desssus du même bol. Mixer lentement jusqu'à obtenir une pâte tout juste homogène. Incorporer alors délicatement le gingembre confit et le chocolat à l'aide d'une spatule en silicone.

Beurrer un moule à cake de 28 a 30 cm et le garnir de papier sulfurisé. Verser la pâte dans le moule, enfourner et baisser aussitôt la température à 180°C (soit 350°F). Laisser cuire 1h, en tournant éventuellement le moule à mi-cuisson, ou jusqu'à ce qu'une lame de couteau insérée dans le cake en ressorte propre.

Laisser refroidir sur une grille, recouvrir de film alimentaire et conserver au réfrigérateur. Déguster à temperature ambiante avec un thé parfumé au gingembre.

Note

Ce cake se conserve pres d'une semaine au réfrigérateur.

mardi 3 octobre 2006

Des livres à croquer !



Il y a très longtemps, Fabienne m'avait demandé de répondre à un questionnaire au sujet de ma bibliothèque culinaire. Comme j'avais déjà répondu à un questionnaire similaire moins d'un an auparavant et que ma modeste collection ne s'était depuis enrichie que de deux ouvrages, j'avais décidé d'attendre un peu (d'accord, longtemps) avant de m'y coller. Un voyage en France et quelques commandes sur Overstock plus tard, les choses ont bien changé et je suis donc prête à livrer mes réponses.

1) Quel livre conseilleriez-vous à un(e) débutant(e) ?

Sans aucun doute, The Better Homes and Gardens Cookbook. C'est grâce à ce livre que j'ai réussi mes premiers muffins ! Je le recommanderais à quiconque souhaite découvrir la cuisine ménagère américaine et se familiariser avec les termes culinaires anglais. Ce livre s'adresse aux débutants les plus complets : les recettes sont claires, fiables et très bien détaillées et, s'il ne tenait qu'a moi, je le mettrais entre toutes les mains de tous ceux qui se déclarent "nuls en cuisine" !

2) Quel livre aimeriez-vous partager avec d'autres amateurs éclairés ?

Mon gros coup de coeur du moment, c'est Pâtisseries Maison de Florence Edelmann, une gourmandise à la couverture rose derrière laquelle se cachent des recettes tour à tour simples (gâteau au chocolat), audacieuses (Paris-Brest), régionales (gâteau de Savoie) et exotiques (cornes de gazelle) . J'en ai déjà essayé plusieurs et aucune ne m'a deçue, bien au contraire. Pour être honnête, Pâtisseries Maison est devenu mon ouvrage de référence en pâtisserie. Pour la petite histoire, j'ai decouvert ce livre sur le site perso de Melanie, la cousine de ma copine Marianne. Figurez-vous qu'elle a carrément contacté Florence Edelmann et que celle-ci lui a répondu avec beaucoup de gentillesse. J'en ai très vite déduit que Pâtisseries Maison était un livre au moins aussi généreux que son auteure : je ne me suis pas trompée.

A lire :
Livre bonus !!

French Women Don't Get Fat, disponible en francais sous le titre Ces Françaises qui ne grossissent pas... : Comment font-elles ? (on notera en passant la subtilité de la traduction). Pas un livre de cuisine en soi, plutôt un manuel de savoir-manger ponctué d'alléchantes recettes, comme celles de petits pains aux graines de pavot auxquels je suis devenue complètement accro. Si vous le lisez, je compte sur vous pour arrêter de me dire que je ne suis pas grosse "pour une blogueuse de cuisine".

3) Quel est votre livre de cuisine fétiche, celui que vous emporteriez avec vous sur une île déserte ?

Hum, pas facile... Je crois qu'il s'agirait de The Gourmet Cookbook. Je l'utilise vraiment souvent, en particulier lorsque je souhaite cuisiner un ingredient inhabituel. Vraiment très complet.

4) Une déception ?

Hum, pas vraiment, disons un regret. The Bouchon Cookbook est certes magnifique mais je ne me sens pas encore prête à l'utiliser. Peut-être dans quelques années ?

5) Vos derniers achats ou cadeaux en date...

En anglais, je viens de m'offrir The Bon Appétit Cookbook, un recueil de plus de 800 recettes publiées dans le magazine Bon Appétit. La couverture orange, les photos pleine page, les recettes eclectiques... Tout dans ce livre me donne envie d'enfiler le tablier et de faire la fête dans ma cuisine ! J'ai eu un vrai coup de coeur pour les chapitres consacrées aux douceurs (car oui, il y en a plusieurs) : les desserts sont extravagants et ils s'assument pleinement. Quelques exemples ? Giant chocolate-toffee cookies, caramel-coated cream cheese flan ou encore pecan, caramel, and fudge pie.

En francais, j'ai récemment acheté acheter Le petit livre de Recettes juives aux editions First ainsi qu'un livre du patissier Christophe Felder, Les pâtes et les tartes de Christophe : Leçons de pâtisserie N°3. Je n'ai pas encore eu l'occasion de les feuilleter mais je compte sur ce-dernier pour faire de moi une pro des tartes... On peut toujours espérer ! C'est une critique du livre Les crèmes de Christophe sur le blog de Pascale qui m'a donné envie de découvrir cette collection.