Il y a deux ans presque jour pour jour, Stéphanie organisait un goûter troc 100% girly. Je ne sais pas si c'est les pâtisseries (savoureuses), la compagnie (charmante) ou simplement la nostalgie, mais je garde un délicieux souvenir de cet après-midi de novembre ensoleillé.
A l'époque, Stéphanie hâbitait un coquet appartement situé en plein centre-ville et elle avait mis les petits plats dans les grands pour toutes nous accueillir, allant jusqu'à refaire la déco des choses pourtant les plus anodines.
Je me dis parfois que Stéphanie a du être l'arrière-arrière-grand-mère de Martha Stewart dans une vie antérieure. Ce jour-là, elle avait préparé, entre autres, la tartinade aux tomates séchées et au tofu de Scally, un caké salé, une compote de pommes aux épices, ainsi que des sandwiches débordant d'affection, comme vous pouvez vous-même en juger.
Je me souviens également d'un bar à thés situé dans la cuisine, lieu où j'ai pu découvrir la fameuse collection de boîte de thés de notre hôtesse. Il y avait aussi un sublime fondant au chocolat qu'avait apporté une jeune fille dont j'ai hélàs oublié le nom, des muffins et puis de quoi tartiner quelques tranches de baguettes, à la bonne franquette.
De mon côté, j'avais préparé des madeleines bossues bien comme il faut, ainsi qu'un léger biscuit aux noix d'après une recette d'un numéro d'automne du magazine Elle à Table. Deux recettes parfaites pour un goûter de fin d'automne.
La compagnie était toute aussi délicieuse que ces belles pâtisseries. Il y avait Delphine, qui nous a régalé de ses histoires, comme celle où elle a refusé, dans un supermarché, de vendre ses chaussures à une Américaine pourtant prête à y mettre le prix, Camille, Stéphanie, bien sûr, et Marina.
Je rencontrais pour la première fois aussi Pauline, dont je lis depuis le blog, ainsi que plusieurs autres Françaises, dont je vois encore les visages mais dont les prénoms m'échappent.
Je ne sais plus de quoi nous avions parlé mais j'avais, il me semble, partagé quelques clichés de mon bébé avec Pauline et, je pense, avec Marina. Je n'avais, à l'époque, pas encore l'habitude de sortir sans ma fille et je crois qu'elle me manquait un peu. Je me souviens en revanche très bien de cet appartement lumineux, de la vue sur les Liberty Towers et de l'atmosphère insouciante et pétillante, comme un verre de Champagne.
Nous avions aussi, car c'était là l'objectif, échangé vêtements, bijoux et maquillage entre nous. Il y avait là des vêtements, comme un t-shirt de la collection de Sarah Jessica Parker pour la chaîne de magasins Steve & Barry's, un chemisier qui a fait le bonheur de Marina ou encore une jupe que Delphine a un jour eu le bon goût d'acheter et qui a rejoint le reste de ma garde-robe.
Cette jupe est aujourd'hui l'un de mes vêtements préférés. Je me rappelle aussi du superbe dessin que Camille était venue échanger et qui en avait dit long sur les talents d'artiste de son époux. Il y avait aussi cette jeune femme tout juste installée et qui, non contente de n'avoir rien de spécial à échanger, avait décidé d'offrir des chocolats à chacune d'entre nous. Les échanges ont eu lieu dans la joie et la bonne humeur, alors que le soleil commençait à se coucher.
Lorsque je songe à cette journée, je pense à Marina, qui vit dans un autre pays, à Camille, qui est retournée vivre en France, à Pauline, qui est devenue maman, et à Stéphanie, qui a depuis changé d'appartement. Je repense à ma tasse de thé brûlant, à ces madeleines parfumées et à toutes ces filles que j'aurais aimé mieux connaitre. Lorsque je repense à ce goûter, je retrouve ce sentiment délicieux que d'être en suspens, dans une bulle, un peu hors du temps.
