dimanche 14 janvier 2018

Nouvelle année, nouveaux projets

Souvenir de ma rencontre à Seattle, novembre 2017

Après de longs mois de réflexion, j’ai pris la décision d’arrêter d’alimenter mon blog Le hamburger et le croissant. Ouf, voilà qui est dit. J’ai une telle reconnaissance pour tout ce qu’il m’a apporté que je souhaite lui rendre hommage avant de vous dévoiler la nature de mon prochain projet.

Le hamburger et le croissant est né sur un coup de tête en juin 2004, deux ans seulement après mon arrivée aux Etats-Unis. Assise sur une chaise de jardin dans un studio mal éclairé, je découvrais l’euphorie de publier mes mots sur le web (rappelez-vous, c’était avant Facebook). Grâce à lui, j’ai pu maintenir un niveau de français correct et retrouver une vie sociale dans mon pays d’adoption (coucou Fanfan, bonjour Myriem). Oui, on peut dire que le blog a changé ma vie. Au fil des années, j’ai adoré partager mes expériences culinaires avec vous (hmmm, les vrais cookies aux pépites de chocolat) et vous m’avez touchée par votre loyauté : merci à vous qui comme Caloue me lisent depuis plus d’une décennie, m’ont soutenue lors de moments difficiles et déposent leurs commentaires sous chaque billet comme Claude. Oui, merci.

Grâce au blog, j’ai appris à me connaitre : non, je ne serai pas styliste culinaire, oui, j’aime raconter des histoires. Au fil des billets, j’y ai peaufiné mon style et même publié il y a plus de 10 ans la première ébauche du Guide de survie alimentaire aux Etats-Unis qui fera bientôt l’objet d’un troisième tirage.

Si mon amour du fait maison est resté intact, j’ai perdu l’envie de le partager via un blog et puis, reconnaissons-le, il y en a tant qui font cela mieux que moi. Ce qui m’anime aujourd’hui, c’est le domaine plus vaste de la créativité. Il y a tant à dire sur le sujet ! D’ailleurs, je le fais déjà sur un groupe Facebook ainsi que dans mon entourage : oubliez ce que disaient vos profs au collège, nous avons tous - oui, TOUS - en nous tant de possibilités inexplorées. Je veux vous encourager à explorer les votres en vous présentant notamment d’autres parcours inspirants comme celui de Sophie, qui vient de publier un guide sur le Texas, Marie-Charlotte, graphiste et jeune maman en Angleterre, Monique, qui s’est réinventée sur Instagram après une carrière d’avocat, Thècle, coach culinaire nomade qui vit aujourd’hui en Alsace ou encore Christie, coach en créativité à Paris. En faisant leur connaissance, je ne souhaite qu’une chose, c’est que vous retroussiez vous aussi les manches et enrichissiez le monde de vos contributions. Tout un programme, n’est-ce pas ?

Je vous rassure, les archives du blog resteront disponibles et je continuerai d’alimenter sa page Facebook. En attendant la naissance de mon nouveau blog, vraisemblablement au printemps, je vous invite à rejoindre mon groupe Bons plans gourmands aux Etats-Unis, suivre mon blog anglais 37 Chocolates et à vous inscrire à ma newsletter pour ne pas louper le lancement de mon nouveau site.  J’ai hâte, pas vous ? 2018 sera stellaire.

lundi 16 octobre 2017

Une année à Cleveland : récit d'une expatriation

En juin 2016, Carine, son mari et leurs trois enfants enregistraient sept valises à l'aéroport de Strasbourg. Destination : Celeveland, dans l'Ohio, où ils allaient passer les 12 mois à venir. Pendant une année, j'ai suivi le récit leur quotidien sur un blog, My Little Parenthèses. Au fil des billets, j'ai partagé son émerveillement (wow, des biches devant l'appartement !), mais aussi ses frustrations (encore une chute de neige ?!) et son inquiétude face aux déboires medicaux de l'une de ses twincesses. Après plusieurs échanges privés, je me suis attachée pour cette femme dynamique, optimiste, gourmande (nous partageons le même goût pour Map Chocolate !) et réaliste.

A son retour en France, j'ai voulu en savoir plus sur cette parenthèse américaine ainsi que sur les réalités de sa réinstallation strasbourgeoise. Aujourd'hui, je suis heureuse de publier son témoignage, en espérant, pourquoi pas, qu'il vous encourage à ouvrir votre propre parenthèse.


1) Bonjour Carine, merci d'avoir accepté de répondre à mes questions sur ton expérience aux Etats-Unis, peux-tu te présenter en quelques lignes ?

Hello, Estelle, nous vivons en Alsace depuis une douzaine d’années où nous avons débarqué un jour pour raisons professionnelles, avec mon mari et mon fils. Pour ce même motif, nous savions qu’un jour ou l’autre mon conjoint devrait partir à l’étranger, dans le cadre de son année de mobilité.

Entre temps, nos jumelles sont nées ; je faisais un peu l’autruche concernant cette question. Et puis un jour « la  mobilité » est revenue dans nos conversations pour se faire de plus en plus précise… ce qui m’inquiétait beaucoup. Pour nous, hors de question d’être séparés un an. Nous avons donc décidé de partir en famille.

Cleveland... Le mot était lâché.

Cleveland, dans l’Ohio, aux Etats-Unis, à quelques heures en voiture du Canada. Autrement dit : le grand froid. Honnêtement, c’est tout ce que j’ai vu. Au début, du moins. Puis de recherche en recherche, je suis tombée sur le blog - qui n’est plus accessible malheureusement - d’une Française expatriée en famille à Cleveland, qui m’a totalement rassurée et même je dois dire, donnée envie d’y aller et de tenir moi aussi un blog sur notre année.

Je n’y voyais plus le problème des températures extrêmement basses mais une formidable opportunité, en particulier pour nos enfants. Mon fils qui allait bientôt fêter ses 18 ans, avait été diagnostiqué, enfant, avec un trouble mineur du spectre autistique, le syndrome d’Asperger. Comment découvrir le monde, une autre façon de vivre, en ayant sa famille à côté ?

Alors du point de vue académique, il a « perdu » une année de lycée en France mais ce qu’il a gagné est incomparable. Nos filles âgées de 4 ans et demi à l’époque allaient apprendre l’anglais, l’âge parfait pour une seconde langue.

L’établissement qui devait accueillir mon mari a initié la procédure pour que nous obtenions nos visas. Après plusieurs mois d’attente, une histoire de sponsor sans lequel nous ne pouvions partir et beaucoup de paperasse administrative, nous avons quasi tout vendu, stocké quelques cartons chez un collègue de mon mari et nous sommes partis avec nos 7 valises.

2) Tu as passé une année dans l'Ohio : comment s'est passée ton adaptation et celle de ta famille ? (n'hésite pas ici a parler de la scolarisation de tes enfants mais aussi de l'adaptation climatique, il me semble que tu as passé un hiver assez rude !)

Les premières semaines ont été très difficiles, le temps d’emménager, surtout que nous n’avions pas de voiture les quinze premiers jours. Et clairement, dans l’Ohio, quand on n’a pas de véhicule pour se déplacer, on ne peut strictement rien faire.

Mais nous avons eu la chance d’être accueillis par un couple d’Américains francophones et francophiles qui sont devenus nos amis au fil du temps. Ma nouvelle copine me véhiculait de temps en temps ce qui m’a énormément rendu service. Le fait d’arriver en été nous a permis de prendre nos marques plus facilement que si nous étions arrivés sous la neige et le froid.

Cette adaptation s’est vite faite finalement, en grande partie grâce à ces personnes adorables, malgré quelques grosses galères : un délai d’activation pour accéder au compte bancaire qu’on venait d’ouvrir qui s’est éternisé sans raison - alors que les dépenses liées à notre installation s’accumulaient : un dégât des eaux le premier jour de notre installation et une consultation médicale d’urgence, avec la découverte d’une médecine à deux vitesses où mieux vaut avoir une très bonne assurance privée pour ne pas s’endetter à vie pour se faire soigner.

Nous avons inscrit notre ado au lycée public de la charmante ville de Beachwood où nous nous étions installés, à une petite demi-heure de voiture de Cleveland. Un très bon lycée gratuit doté d’un beau budget, ce qui n’est pas le cas pour tous les établissements scolaires publiques aux Etats-Unis ; une des raisons pour laquelle nous avions choisi cette ville d’ailleurs.


Pour nos filles, cela a été plus compliqué car l’école ne commence officiellement qu’aux 5 ans
révolus de l’enfant, avec le kindergarten (ce qui correspondrait, pour mieux comprendre, à la grande section de maternelle française), nous n’avons donc pas pu inscrire nos filles à l’école publique. Ce n’était pas une surprise car j’ai fait beaucoup de recherches sur la vie aux Etats-Unis avant notre départ. Nous avions deux possibilités : faire l’école à la maison ou les inscrire dans un établissement privé qui propose des classes de preschool (l’équivalent des deux premières années de maternelle), moyennant finance (un gouffre financier, peut-on dire !). Nous avons décidé de les inscrire en preschool, par demi-journées, pour leur offrir l’opportunité d’apprendre plus facilement l’anglais et pour continuer leur scolarité commencée en France.

A la fin de l’été, nous étions comme chez nous. Je me souviens de moments, en train de faire des tâches du quotidien et puis réaliser d’un coup, « mais wahou, on l’a fait ! ». C’est un peu fou, non ? Nous étions aux Etats-Unis, comme si tout était normal, comme si nous y vivions depuis des années.

Les semaines ont passé et nous avons découvert les saisons bien marquées qu’offre l’Ohio. L’automne et ses couleurs magnifiques, un vrai coup de cœur, et la folle course aux décorations de saison qui commencent dès la fin août, c’est très commercial certes mais finalement on se prête au jeu, moi j’ai adoré. Halloween pour ne pas se prendre au sérieux, Thanksgiving et ses gratitudes…


Sont arrivés la neige et le froid. Mais ce qui justement me faisait peur, surtout avec de jeunes enfants, s’est transformé en découverte presque hypnotisante ! Cette neige qui tombait en quantité phénoménale m’attirait. Tant et si bien que dès 6h du matin, alors que tout le monde dormait encore, je prenais mon café dehors sur mon patio, même par -20°C, en température ressentie. Je guettais le thermomètre et me hasardais aux pronostiques : les écoles seront-elles fermées le lendemain ?

Les premiers temps, j’avais peur de rater l’information et nous retrouver frigorifiés devant une école fermée mais finalement, on ne peut pas passer à travers. Un appel téléphonique automatisé dès 5h45 du matin, puis un e-mail du directeur, de l’enseignante, l’annonce à la radio, à la télévision...

Moi qui avait arrêté de conduire en France car cela me stressait, j’ai dû aller au-delà de mes peurs et reprendre la conduite, j’ai même dû conduire sous des tempêtes de neige. Très impressionnantes les tempêtes de neige à effet de lac ! Notre séjour ne durant qu’une année, nous avions décidé de ne prendre qu’une seule voiture, donc je faisais la navette entre le travail de mon mari à Cleveland-même, le matin et le soir, pour pouvoir récupérer mes filles à l’école à midi. J’ai été vraiment impressionnée par l’organisation du déneigement des routes. Et comme nous avions loué un parking en sous-sol, finalement je ressens plus le froid en Alsace que ce que j’ai pu le ressentir dans l’Ohio.

La location de notre garage en sous-sol était une très bonne chose : nous quittions notre logement sans avoir à sortir dans le froid, déneiger la voiture et gratter les pare-brise avec les enfants qui attendent et s’impatientent ; et les parkings étaient proches des bâtiments où nous nous rendions, donc pas le temps de souffrir du froid ; par contre, il faut prendre son temps sur la route, entre le patinage des pneux et les pare-brise qui gèlent en cours de route… ça surprend au début ! L’hiver était peu rigoureux selon les dire, bien que le thermomètre a tout de même affiché des -29° C la nuit. Enfin, cela donne de très beaux paysages. D’ailleurs on peut observer des scènes vraiment fascinantes sur les rives du lac Erié : des sculptures de glace qui sont en fait des phares complétement gelés. Cette photo de phare gelée n’est pas la mienne mais celle de Christine Cox -qui m’a gentiment autorisée à la partager- dont j’ai découvert les magnifiques clichés sur Cleveland et l’Ohio, sur son compte Instagram.



3) Votre expatriation n'a finalement duré qu'un an : que retiens-tu de cette expatriation (habitudes alimentaires, comportements, etc) ? (est-ce que tu aurais voulu rester plus longtemps ? n'hésite pas a inclure des anecdotes pour mettre un peu de couleur) Comment cette expatriation a t'elle changé ta famille ?

Quand on parle des Etats-Unis, souvent vient en tête le fameux burger/frittes et soda à volonté. Ce qui n’est pas faux, au fond. J’ai été assez choquée de constater que la malbouffe est très présente malheureusement parce que abordable. Un burger de fast food, bien gras et un soda reviendront bien moins cher qu’une salade complète ; en plus, c’est rapide, expédié en quelques minutes et aux Etats-Unis, on aime bien manger vite en règle générale.

Pour autant, on peut trouver de bons produits, manger sain, équilibré, mais cela demande plus de temps et quelques connaissances : lire les étiquettes et surtout les décrypter, privilégier le fait-maison au détriment du prêt à consommer industriel. J’ai grandi dans une famille où les repas étaient toujours composés de façon équilibrée, donc j’avais déjà cette culture du fait-maison. Par contre, de notre parenthèse américaine, j’ai appris à faire très attention à la composition des produits et leur provenance, pour éviter le fameux sirop de maïs très présent dans beaucoup de produits, surtout là où on ne l’attend pas, même constat pour l’huile de palme, les viandes bourrées d’antibiotiques, les OGM et les mentions telles que « product of USA ». Pour ce dernier point, c’est la même chose en France finalement, on pense acheter un produit français et puis finalement on réalise qu’il a juste été mis en pot dans le pays.

Je me suis rendue compte que les normes alimentaires pouvaient varier d’un pays à un autre, par exemple, je peux te dire que j’ai été très surprise de savoir que la loi Américaine autorise l’utilisation de pesticides sur les plans de fraisiers dits « bio », jusqu’à ce qu’apparaissent la fleur… ce qui a changé ma façon de consommer et que j’ai gardé depuis : acheter, tout d’abord et dans la mesure du possible, des produits de saison, ensuite plutôt que du bio issu des grandes chaines industrielles, essayer de privilégier les produits locaux, de culture raisonnée.

Durant notre séjour, j’ai découvert et appris à accomoder avec gourmandise le kale, la patate douce, les variétés de courges impressionnantes, de toutes formes, couleurs et tailles, ainsi les canneberges fraiches et les myrtilles sauvages. Autres produits coup de cœur, made in USA : le chocolat artisanal grâce à ton blog et le sirop d’érable pour lequel nous avons assisté à sa transformation dans une érablière et qui a fait partie de mes indispensables en cuisine tout au long de cette parenthèse. Cela me manque beaucoup. Oui cette vie dans l’Ohio me manque et j’aurais vraiment apprécié y rester plus longtemps.


4) Vous voilà de retour à Strasbourg depuis 3 mois : comment se sont passées les premières semaines en France ? (Quelles ont été les difficultés à ton retour ? Qu'est-ce que tu as été heureuse de retrouver ?)

Le retour a été très difficile, cela m’a vraiment surprise. Nous connaissions bien l’Alsace, bien que triste de quitter l’Ohio, je me réjouissais de retrouver les petits commerces, la gastronomie française, le charme des rues piétonnes de Strasbourg. Et finalement, nous avons été confrontés à ce fameux choc culturel inversé dont on parle mais n’étant restés qu’un an, je ne pensais vraiment pas que nous serions concernés.

Nous sommes arrivés sous la canicule, dans un appartement situé dans une zone très bruyante du centre-ville ; nous qui voyions passer des biches sous nos fenêtres, dans l’Ohio, cela ne pouvait plus nous convenir. Nous cherchions la fraicheur dans les magasins mais même là, on ne l’a pas trouvée car nous étions habitués aux grosses climatisations américaines (alors que je ne les supportais pas l’été de notre arrivée, j’étais obligée de porter des manches longues pour faire mes courses ainsi que dans les restaurants). Malheureusement, les vendeurs sur lesquels nous sommes tombés dans les trois premiers magasins où nous nous sommes rendus étaient gracieux comme des portes de prison. Il ne faut pas généraliser, nous avons aussi des commerçants très accueillants en France mais là cela faisait beaucoup, sans compter le manque de sommeil dû au décalage horaire et aux bruits de la ville.

Je me suis heurtée à l’incivilité de personnes dans la rue, ceux qui promènent leur chien et ne ramassent pas après eux, si tu vois ce que je veux dire. Ca on ne l’aurait pas vu dans l’Ohio. Je ne disais rien jusqu’au moment où j’ai osé faire une réflexion dans un parc pour enfants, à une personne qui promenait son chien alors que non seulement l’accès leur était interdit mais en plus, l’a laissé faire dans le bac à sable. En retour, je me suis fait insulter. Je n’ai pas répliqué, j’étais avec mes enfants. J’avais juste envie de refaire les valises et rentrer… « chez moi ?», dans l’Ohio. Tout est loin d’être rose aux Etats-Unis, certaines choses font peur, les violences raciales avec le suprématisme blanc, se faire soigner correctement demande d’avoir une très bonne assurance qui coûte très cher, perdre son emploi peut arriver du jour au lendemain, mais dans l’ensemble le positivisme et la politesse sont là, le gens se plaignent moins et surtout, là où je vivais si j’avais dû faire une réflexion comme j’ai dû le faire à cette personne dans le parc, j’aurais plus eu des excuses que des insultes.

Le côté administratif français m’a aussi demandé beaucoup de « zénitude », je me suis heurtée à une grande incompréhension quand on m’a dit que mon fils (qui avait fait toute sa scolarité en France hormis cette année Américaine) serait convoqué pour passer des tests de français et de connaissances… alors que je n’ai rencontré aucune difficulté à inscrire mes enfants aux Etats-Unis.

Notre famille ne résidant pas en Alsace, le premier plaisir retrouvé, je dois l’avouer, aussi bizarre que cela puisse paraître, c’est fait au rayon fromagerie d’un supermarché, la gastronomie française, rien de tel pour remonter un moral en berne ! Ce jour-là, nous avons dévalisé le rayon.


5) Quels seraient tes conseils pour une future famille expat ?

L’expatriation doit être une décision de couple, si elle est subie par l’un, elle engendrera des tensions supplémentaires. A l’étranger, on est plus vulnérable, sans famille, sans amis qui puissent comprendre les difficultés ou la frustration du conjoint qui quitte tout pour suivre. Lorsqu’on quitte son pays, on abandonne aussi son cocon, son confort et ses petites habitudes. Hormis si l’on peut faire suivre ses affaires personnelles, cela demande un sacrifice matériel qui peut-être déstabilisant.
Concernant les Etats-Unis spécifiquement, j’aimerais insister sur l’importance de bien se renseigner sur le coût de la vie, la scolarisation peut être une grosse surprise et bien sûr, ne jamais partir sans une assurance médicale voire dentaire qui prend effet dès le premier jour sur le territoire. Lorsqu’on arrive dans le cadre d’un travail, on ne commence pas forcément le premier jour et si l’on bénéficie d’une assurance par l’employeur, elle ne démarrera généralement qu’une fois le poste pris. Et, là, les surprises peuvent arriver et se transformer en cauchemar. Surtout avec des enfants. Un accident est vite arrivé, une maladie qui se déclare. Les consultations et les soins coûtent très cher et cela n’arrive pas qu’aux autres.

Réorganiser sa vie «ailleurs » demande beaucoup d’énergie mais cela peut être compensé (pour moi du moins) par la richesse de découvrir une autre culture et un autre mode de vie.

lundi 25 septembre 2017

La recette des biscottes


Il y a 15 ans, j'avais une copine française, Diana, qui avait une obsession : les biscottes. Elle était désespérée à l'idée de ne pas en trouver au supermarché US mais elle a rapidement découvert que l'épicerie italienne Di Bruno's en vendait à Philadelphie. Je sais pas combien courait le paquet de biscottes qu'elle achetait (sûrement pas donné) mais je regrette aujourd'hui ne pas m'être penchée plus tôt sur l'étymologie du mot "biscotte"... car Diana aurait fait de sacrées économies.

Je m'explique.

Le mot "biscotte" vient en effet de l'italien biscotto qui signifie "cuit deux fois". Vous connaissez les biscotti, ces biscuits secs qu'on déguste trempés dans le café ? Grâce à Food Network, je savais qu'il s'agissait d'une sorte de pâte à cake cuite deux fois. Mais alors, si un biscotti est réalisé à partir d'une pâte à cake, de quoi sont faites nos biscottes françaises ? C'est en voyant un paquet de biscottes dans une autre épicerie italienne que la réponse m'a sauté aux yeux.

Les biscottes, c'est du pain de mie cuit. 

Et ouais.

Du coup, c'est vraiment super facile de faire des biscottes maison. Il vous faut un paquet de pain de mie (j'aime bien le blanc étiqueté organic chez Trader Joe's), une plaque de cuisson et un four. C'est tout. Si seulement Diana avait su ça.

Biscottes maison

Ingrédients

Tranches de pain de mie (c'est tout !)

Préparation 

Préchauffer le four à 200°C (400°F).

Répartir les tranches de pain de mie sur une plaque de cuisson puis glisser au four pendant 20 minutes en retournant les tranches à mi-cuisson.

Les biscottes sont prêtes lorsqu'elles sont uniformément dorées.

Laisser refroidir sur une grille avant de déguster.

Les biscottes se conservent plusieurs semaines dans une boîte hermétique.

lundi 11 septembre 2017

Mon activité d'écrivain freelance + auteure auto-éditée

"Mais c'est quoi exactement ton travail, Estelle ? Et comment t'as fait pour imprimer tes livres ?" : ce sont *LES* deux questions qui vous brûlent la langue ! J'y ai répondu cet été dans un live de 41 minutes sur la page Facebook de mon blog. La vidéo ayant eu beaucoup de succès, je la poste aujourd'hui sur le blog dans l'espoir de vous encourager à suivre votre petite voix... N'hésitez pas à me laisser *vos* questions sur le sujet dans les commentaires pour y répondre dans le cadre d'une prochaine vidéo.

Mon activité d'écrivain freelance + auteure auto-éditée



Références 


Mes articles pour la presse régionale :

La plateforme de vente de mes livres est Gumroad.com.

Retrouvez le Guide de survie alimentaire aux Etats-Unis et Un amour de myrtille sur ma page Gumroad.


Vous avez aimé ? Partagez !


Merci de partager cette vidéo avec votre famille et vos ami.e.s qui auraient besoin de soutien et d'encouragement dans leur chemin.

lundi 28 août 2017

Tournée des pâtisseries parisiennes : Pâtisserie Cyril Lignac (5/5)

Vous aimez la pâtisserie ? Ca tombe bien, Séverine aussi. Elle a profité de son dernier séjour parisien pour faire la tournée des plus grandes pâtisseries. Lorsqu'elle m'a proposé de publier son compte-rendu sur mon blog, j'ai bien sûr dit oui ! Depuis février, Séverine nous entraine donc chez cinq pâtissiers parisiens à raison d'un pâtissier par mois. Ce cinquième et dernier billet de la série est consacré à Cyril Lignac, je vous laisse découvrir...

En juin 2016, je suis rentrée en France et, pour la première fois en 17 ans, j’ai passé plus de 24 heures à Paris, ma ville d’étudiante et de jeune adulte. Pour ce voyage, je m’étais fixé comme objectif de rendre visite à plusieurs grands pâtissiers qui me font rêver. J’avais mis trois adresses sur ma liste et j’ai fini par en visiter cinq : c’est ce que j’appelle un succès. Aujourd'hui, je vous invite à me suivre chez le pâtissier Cyril Lignac.

Crédit photo : Séverine.

J’ai découvert Cyril Lignac et sa pâtisserie dans l’émission Le Meilleur Pâtissier sur M6 (la nouvelle saison a commencé le 21 juin 2017. Vous pouvez regarder les émissions grâce à l’application M6 replay depuis l’étranger). Ce n’est que récemment que j’ai découvert que Lignac n’était pas que pâtissier mais aussi cuisinier. Pour moi c’est un « double thread » : c’est un homme qui aime manger de l’entrée au dessert. Il a fait ses armes auprès de très grands que ce soit Alain Passard en cuisine ou Pierre Hermé en pâtisserie.

Crédit photo : Séverine.

Cyril Lignac a plusieurs restaurants dans Paris, surtout sous la forme de bistrot, ainsi que des boutiques en pâtisserie. Je suis allée rendre visite à La Pâtisserie située près du pont d’Iéna dans le 16ème arrondissement. Les pâtisseries en vitrine ressemblaient à celles que Cyril a présentées à la télévision, certaines portant sa fameuse signature velours.

Crédit photo : Séverine.

Ne pouvant vraiment choisir, j’ai pris un assortiment de gâteaux : l’Equinoxe (crème légère à la vanille, caramel au beurre salé, croustillant praline au spéculos), tarte au citron, Caraïbe (mousse au chocolat, cœur crémeux au chocolat, biscuit croustillant au cacao, fleur de sel et zeste d’orange), tarte framboise amande, Paris-Brest.

Crédit photo : Séverine.

Cyril Lignac était le pâtissier que je « connaissais » le mieux, étant très grande fan de l’émission « Le Meilleur Pâtissier » sur M6 que je regarde religieusement toutes les semaines. J’aime ses idées, sa façon de revisiter des classiques et nous faire voyager soit visuellement, soit gustativement, soit les deux.

Tous ses gâteaux sont absolument excellents mais celui qui m’a le plus bluffée, c’est la tarte au citron. Tout y est et pourtant quand on la regarde, ça n’a rien à voir. Et quand on l’a goûtée, il y a un petit je-ne-sais-quoi en plus qui rend l’expérience inoubliable.


Crédit photo : Séverine.

A noter : Cyril Lignac vient d’ouvrir un nouveau restaurant Le Bar des Prés à Paris dans le 6e arrondissement et revient sur M6 avec sa nouvelle émission Les Rois du Gâteau à partir du 21 août.

Crédit photo : Séverine.

Un grand merci à Séverine pour ce tour des pâtisseries parisiennes. J'espère que ses billets vous auront donné envie de pousser la porte de plusieurs établissements de la capitale : n'hésitez pas à partager vos impressions dans les commentaires des billets de la série. En attendant, vous pourrez retrouver Séverine sur son blog, Entre Deux Continents.