lundi 3 avril 2017

Réussir son entretien professionnel aux Etats-Unis

Crédit photo : Christina Rebuffet

Lorsque je suis venue aux Etats-Unis en 2002, c'était dans le cadre d'une mission VIE (Volontariat International en Entreprise) que j'avais décroché suite à une série d'entretiens passés en France ("Vous avez un petit copain ? - Non - Alors allez-y !"). Lorsque ma mission a touché à sa fin, ma situation personnelle avait changé puisque j'avais non seulement trouvé, puis épousé, un petit copain... américain. Puisque nous avions décidé de rester aux Etats-Unis, il a naturellement fallu que je m'adapte au système de recrutement américain.

Heureusement pour moi, en plus de maîtriser l'art du barbecue, Jonathan connaissait les secrets pour réussir un entretien professionnel aux Etats-Unis. Ensemble, dans notre minuscule studio de jeunes mariés, nous avons passé des heures à répéter les questions classiques d'un entretien américain ("What brings you here? What are your salary expectations?"). Nos efforts ont rapidement porté leurs fruits puisque, deux semaines seulement après avoir eu mon permis de travail, j'ai trouvé un poste en CDI (permanent job en anglais), qui m'a plus tard coûté la visite du FBI mais c'est une autre histoire que j'ai déjà racontée ici.

En plus d'une bonne maîtrise de la langue anglaise, réussir un entretien d'embauche aux Etats-Unis nécessite une connaissance minimale de la culture et des lois de travail américaines. Savez-vous par exemple que les Américains mettent leurs accomplissements professionnels en avant avec plus d'aisance que les Français ? Ou qu'aucune loi ne garantit un certain nombre de jours de congés payés ? Et connaissez-vous la signification du terme 401(k) ?

Crédit photo : Christina Rebuffet

Si la perspective de passer un entretien en langue anglais vous pétrit d'effroi, une solution (non, je ne prête pas Jonathan) : la formation Get the Job de Christina Rebuffet. Christina, je vous en parlais déjà ici, est une Américaine en France qui a fait de l'enseignement de l'anglais pratique son travail. Elle a créé la formation Get the Job pour donner aux (futurs) expats les clés pour réussir un entretien en langue anglaise. La formation est destinée aux personnes qui ont déjà un niveau intermédiaire en anglais mais manquent d'assurance ou de pratique à l'oral.

A travers 12 modules, Christina vous guide pour répondre aux questions classiques d'un entretien. La formation vous donne accès à 12 vidéos, ainsi qu'à leurs transcripts et aux feuilles de route sur lesquelles consigner vos réponses. Ce que j'ai aimé, dans cette formation, c'est que Christina offre à ses élèves des formules pour structurer leurs réponses. Elle vous offre le cadre, à vous ensuite de le remplir. 

J'ai été tellement emballée par Get the Job que j'ai décidé d'en devenir affiliée. Cela signifie que je toucherai une comission si vous achetez la formation en passant par tout lien contenu dans ce billet, mais que vous recevrez aussi, en bonus, mon Guide de survie alimentaire aux Etats-Unis (valeur : 14,99$) ainsi que mon premier livret de recettes dont la sortie est prévue en juin (valeur à déterminer, pour en savoir plus avant tout le monde, inscrivez-vous à ma newletter !).


8 des 12 questions auxquelles Christina vous aide à répondre

La formation est disponible en trois versions (Essentials 147€, Mastermind 249€, VIP 347€) que je vous laisse découvrir ici. En attendant, je vous propose de faire de faire connaissance avec Christina. Vous en saurez plus sur le chemin qui l'a conduite à lancer son entreprise... en espérant qu'il vous inspire à creuser votre propre sillon.

Mon Interview avec Christina Rebuffet


1) Bonjour Christina, merci de prendre le temps de répondre à mes questions. Pour ceux qui ne te connaissent pas encore, peux-tu te présenter en quelques lignes ?

Hi Estelle, of course! Je suis la créatrice de Speak English with Christina, et j'enseigne l'anglais américain de manière fun, fluent et facile ! C'est pour aider les membres de ma communauté pour être plus à l'aise avec leurs amis & collègues américains, que ce soit au niveau des expressions, l'accent, ou la culture.

Je suis venue en France en 2004, pour faire un Master, suite à une année d'échange à Orléans qui m'a bien plu ! J'ai dû retourner aux USA pour finir mon Bachelor, mais après, direction Grenoble pour faire un Master en études anglophones. C'est à ce moment que j'ai commencé à animer des formations dans des entreprises, ce que j'ai fait pendant presque 10 ans ! Puis en 2015, j'ai lancé Speak English with Christina, des cours en ligne, une chaîne YouTube (note d'Estelle : Christina a plus de 8000 abonnés sur sa chaîne !), et des programmes de coaching via le net.

Crédit photo : Christina Rebuffet
2) Comment t'es venue l'idée de monter ton entreprise, Speak English with Christina ? 

Quand je faisais des cours en entreprises, deux choses me frustraient : le fait d'être limité dans le temps et celui d'avoir des clients souvent absents des cours parce que les réunions et les déplacements professionnels prenaient toujours la priorité sur les cours d'anglais.

On dit que le hasard fait bien des choses et en 2014, j'ai commencé à fréquenter un espace de coworking, où j'ai rencontré Géraldine de Comme une Française. Elle m'a tout appris sur comment faire des vidéos et des cours en ligne. J'ai trouvé donc la solution à mes frustrations ! Avec des cours en ligne, mes élèves peuvent suivre les cours même quand ils sont en déplacement, donc ils restent réguliers avec leur apprentissage. Pour moi, les cours en ligne me permettent d'aider plus de personnes, partout dans le monde.

Puisque j'ai travaillé pendant 10 ans uniquement avec des clients français, j'entendais toujours les mêmes plaintes : "On est nul en anglais", "Quand j'ai appris l'anglais à l'école, on n'a jamais appris à parler", "Je n'ai pas le temps pour apprendre l'anglais", "Je manque de confiance", etc. Donc je voulais surtout faire des cours motivants, fun et avec un message positif et encourageant. C'est mon côté américain, ça !

Mais aussi, je voulais montrer à mes élèves que si, si, ils peuvent devenir fluent en anglais. Il faut simplement savoir comment s'y prendre. C'est pour ça que dans tous mes cours en ligne et mes coaching, il y a une part importante dédiée à comment s'organiser et comment apprendre. C'est souvent négligé dans des formations classiques.

Crédit photo : Christina Rebuffet

3) Quel est le profil de tes clients ? 

Aujourd'hui, j'ai des élèves dans plusieurs pays. Les membres de ma communauté - les Ambassadors comme ils s'appellent - sont vraiment partout dans le monde. C'est ça la magie de l'internet, ça efface les frontières.

Mes clients pour les cours en ligne sont principalement en France, aux USA, au Québec, en Belgique et en Suisse. Sans oublier plusieurs pays africains comme l'Algérie et le Côte d'Ivoire. C'est ça qui est beau, c'est que je rencontre des personnes de partout, et j'ai l'opportunité de les aider à trouver des opportunités dans la vie, grâce à l'anglais.

Ce sont à la fois des professionnels qui ont besoin d'anglais pour le travail ou un entretien d'embauche, mais aussi des particuliers qui ont un projet personnel d'apprendre l'anglais, par exemple des expatriés aux USA.


4) J'ai beaucoup aimé ta formation Get the Job qui prépare les candidats à un entretien professionnel aux Etats-Unis. Quelles sont selon toi les principales erreurs  lors d'un entretien ?

Les erreurs que je vois souvent vient tout au début de l'entretien : "Hello, I'm Mathieu, I'm 39 years old, I come from Lyon..." Dans un entretien d'embauche, le recruteur connais déjà votre nom. Il n'a pas besoin de connaitre votre âge. Et honnêtement, d'où vous venez n'a pas beaucoup d'importance dans la plupart des cas. En gros, éviter de commencer une présentation de soi comme vous l'avez fait à l'école. Il vaut mieux se lancer directement par une présentation de qui on est professionnellement parlant : son poste, son parcours, ce qu'on aime dans son travail, etc.

L'autre chose que j'ai souvent vu avec mes clients français : Ils ne savent pas "se vendre", de mettre en avant leurs accomplissements et leurs réussites, avec cette confiance qui est attendue dans un entretien à l'anglo-saxonne. Bien sûr, il ne faut pas se prendre pour le meilleur du monde, mais savoir mettre en valeur son profil et pourquoi il est attractif.

Dans mon expérience, les Français minimisent leurs réussites. Ils sont très bien pour se remettre en question (contrairement à certains candidats américains...), mais il faut quand même mettre une dose de "Regarde comme c'est bien ce que j'ai fait !" pour convaincre un recruteur.

Ce billet contient un lien d'affiliation : si vous choisissez de vous inscrire à la formation Get the Job par son biais, je recevrai une commission. N'hésitez pas à laisser vos questions et commentaires sur la formation en général ou un module en particulier dans les commentaires de ce billet. Merci !

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