dimanche 28 février 2010

Psst, I know a guy... La liste top secrète de mes fournisseurs, 1ère partie



Chose promise, chose due : ce billet est le premier d'une série qui complètera prochainement le Guide de Survie Alimentaire que je vous avais concocté il y a quelques années. Jusqu'ici, mon Guide de Survie était entièrement consacré aux produits disponibles en supermarché (sucres, produits laitiers, etc.) et mon objectif est à present de vous expliquer où j'achète ces dits-produits et pourquoi. Ce premier billet est ainsi consacré aux points de vente physiques (supermarchés, boutiques spécialisées, etc.) que je fréquente régulièrement tandis que le prochain vous livrera mes bonnes adresses sur le Web.

Si vous habitez aux Etats-Unis depuis longtemps, vous avez très probablement déjà trouvé vos marques dans les rayons des supermarchés et cette liste ne vous sera pas d'une grande utilité. Je vous invite dans ce cas à partager vos bonnes adresses dans les commentaires ! Si, en revanche, vous venez juste de passer la douane, j'espère que ce petit billet vous évitera quelques frustrations une fois les valises posées.

Les enseignes de magasins dont je vous parle ici sont celles que je fréquente dans le Sud-Est de la Pennsylvanie et il est posible que vous ne les trouviez pas toutes dans l'Etat où vous vivez. Si vous ne trouvez aucune des chaînes que je cite ici, n'hésitez pas à demander de connaître les bonnes adresse des gens autour de vous (collègues, voisins, etc.) ou de faire un tour sur le forum Chowhound de votre région. Vous verrez qu'avec un peu de curiosité et quelques bonnes adresses, vous aurez l'occasion de très bien manger dans ce grand pays.


Phoenixville, Pennsylvanie, été 2005

Point de vente no. 1 : les farmers markets

J'y achète : fruits et légumes de saison, oeufs de volaille élevées en plein air.
Pourquoi ? Parce que c'est le meilleur endroit pour trouver des produits issus de l'agriculture biologique (organic), locaux et de saison.
Où ça ? Un peu partout aux Etats-Unis. Pour savoir où se trouve le marché le plus proche de chez vous, faites un tour sur le site Local Harvest.
A noter : si vous avez une grande famille, le principe des CSA (Community Supported Agriculture), dont l'esprit est proche des AMAP en France, est susceptible de vous intéresser. Pour une somme fixe annuelle, vous récupérerez un panier hebdomadaire rempli de produits surprise bios, locaux et de saison. Vous trouverez également les points de livraison CSA sur le site Local Harvest.


Le magasin Trader Joe's de Media, Pennsylvanie, hiver 2010

Point de vente no. 2 : Trader Joe's

J'y achète : poulet cacher, legumes surgelés, boîtes de haricots et de poix chiches, amandes, poudre d'amande, noix, noix de pécan, noisettes, pistaches, beurre de cachouète bio, purée d'amande, fruits secs, pop corn (surtout le kettle corn sucré-salé, miam), lait et yaourt bio, saumon d'Alaska surgelé, chocolats Valrhona et Ritter Sport, mozzarella, parmesan, lait de coco, compote de pomme bio, citrons Meyer lorsqu'ils sont en saison, citrons bios, tortillas, huile de colza, gâteau au chocolat surgelé tellement bon qu'on le dirait fait maison, barres fourrées aux figues, extrait d'arbre à thé et plein d'autres choses encore...
Pourquoi ? Les magasins Trader Joe's sont uniques dans leur genre, ils sont plus petits que des supermarchés traditionnels et le choix n'y est pas aussi grand, il n'y a jamais de promotion et certains produits disparaissent des rayonnages quelques mois seulement après leur apparition.
La première fois que vous irez chez Trader Joe's, il est d'ailleurs fort à parier que vous ne leur trouverez rien de spécial. Mais alors, pourquoi, me direz-vous, est-ce que je fais mes courses chez Trader Joe's ? D'abord pour le rapport qualité/prix de leurs produits, en particulier bios, ensuite pour le rayon surgelé qui est ce qui se rapproche le plus d'un magasin Picard, mais aussi pour l'ambiance bon enfant qui règne dans les magasins, les chemises hawaïennes des vendeurs, le café que l'on peut déguster en poussant son chariot, les tablettes de chocolat Valrhona près des caisses tellement bon marché que ça ne vaut même pas la peine de se les faire ramener de France (moins de 3$ la tablette) et plein d'autres raisons encore !
Où ça ? La liste des points de vente Trader Joe's est disponible ici.
A noter : je n'achète pas beaucoup de fruits et légumes frais chez Trader Joe's, parce que la qualité n'est pas toujours au rendez-vous et que je ne comprends pas pourquoi certains produits viennent de si loin : j'y ai déjà trouvé des pommes de Nouvelle Zélande et de la menthe de Colombie...

Point de vente no. 3 : Giant

J'y achète : farine, sucre, pâtes, pain... bref, les basiques !
Pourquoi ? Les prix y sont moins élevés que dans d'autres chaînes de supermarchés, le rayon bio est bien fourni et les prix n'y sont pas exorbitants. Les magasins sont propres, ce qui ne gâche rien.
Où ça ? Cliquez ici pour le savoir.

Point de vente no. 4 : Wegman's

J'y achète : fruits et légumes, viande, bagels, chocolat Vosges, cornichons allemands, riz à sushi, plus les basiques comme la farine, le sucre et les pâtes.
Pourquoi ? Les magasins Wegman's sont plus grands que la moyenne, le choix y est vaste et les prix sont assez bas. Amateurs de fromages qui puent, vous serez heureux d'apprendre que l'odeur qui règne dans une partie stratégique du magasin de Downigntown me donne régulièrement des hauts-le-coeur. Personnellement, je préfère me réfugier dans le rayon international (on y trouve une sélection intéressante de produits anglais, français, japonais ou encore indiens) ou celui des chocolats, dont l'impressionante sélection réprésente une grave menace pour mon porte-monnaie.
Où ça ? Sur la côte Est, la liste des magasins est disponible ici.

Point de vente no. 5 : T.J. Maxx

J'y achète : huiles de la marque la Tourangelle (noix, colza, pépin de raisin etc.), ustensiles de cuisine, moules à gâteaux et j'y avais aussi trouvé ma cocotte Le Creuset.
Pourquoi ? Parce qu'on y fait parfois de très bonnes surprises à bon prix : les magasins T.J. Maxx et Marshalls vendent des surplus de stocks (accessoires, vêtements, linge de maison, ustensiles de cuisine, épices etc.) à prix plus ou moins réduits. J'aime beaucoup ces magasins, car je ne sais jamais ce que je vais y trouver.
Où ça ? Vous trouverez le magasin T.J. Maxx le plus proche de chez vous ici.

Point de vente no. 6 : Whole Foods

J'y achète :
ou plutôt, j'y achetais, les produits que j'achète chez Trader Joe's, à savoir les produits laitiers, le poulet, ou encore les poissons.
Pourquoi je n'y vais plus ? D'abord parce qu'il n'y a pas de magasins Whole Foods près de chez moi, mais aussi parce que je trouve leurs prix incroyablement élevés aujourd'hui. C'est dommage car l'atmosphère des magasins est plutôt sympa.
Où ça ? Un peu partout aux Etats-Unis, comme vous le verrez en cliquant ici.


Phoenixville, Pennsylvanie, été 2005

Cette liste n'est bien entendu pas exhaustive, je pourrais aussi vous parler du boucher où j'envoie Jonathan ou encore de la coopérative laitière où nous achetons du lait et du yaourt bio à des prix défiant toute concurrence. Nous avons trouvé ces deux endroits complètement par hasard, le premier sur le web et le second dans un magazine de coupons que nous recevons régulièrement dans la boîte aux lettres. Restez positifs, soyez curieux, qui sait quels délicieux endroits se trouvent dans votre région ?

lundi 15 février 2010

Poulet, carottes et pommes de terre à la mijoteuse



Début janvier, voici ce que je lisais sur la page Facebook d'une amie :
I love my crock pot and if I could use it everyday, I would!!!
Ce que je traduirais par :
J'adore ma mijoteuse et si je pouvais l'utiliser tous les jours, je le ferais !!!
La mijoteuse (Crock Pot en anglais ou plus exactement slow cooker, puisque Crock Pot est en réalité une marque) est un appareil que j'ai découvert aux Etats-Unis et dont la popularité ici ne cesse de me surprendre.  Le pays qui a inventé la notion même de fast food vit en effet une histoire d'amour avec un appareil incapable de se presser, et à juste raison. Puisque la plupart des recettes pour mijoteuses requiert plusieurs heures de cuisson, il est possible de lancer le dîner juste après le petit déj' et de le déguster à peine rentré du travail. Le rêve ! Paradoxalement, la mijoteuse est donc l'alliée des ménagères débordées (mais organisées).



Une mijoteuse est composée de trois parties : une cuve chauffante, une cocotte (traditionnellement en céramique) et un couvercle. L'appareil est généralement équipé de deux modes de cuisson, low et high, bien que certains modèles plus sophistiqués en offrent un troisième, simmer. En fin de cuisson, il est possible de garder le plat au chaud pendant deux heures grâce à la fonction warm.

J'ai acheté ma mijoteuse sur un coup de tête, un jour du mois de décembre 2008, pour me récompenser d'avoir été sage pendant l'année. Au détour d'un passage chez Wal-Mart, j'avais trouvé un modèle de la marque Hamilton Beach pour la modique somme de 18$. Il m'a fallu un certain temps avant d'apprivoiser ce nouveau type de cuisson (mes premières tentatives de plats mijotés se sont transformées en bouillies) et c'est finalement une recette tout simple qui a fini de me convaincre que la mijoteuse méritait sa place dans ma cuisine. Le poulet de cette recette est aussi tendre que parfumé et la ménagère en moi a été fort sensible à la propreté de la cuisson : pas d'éclaboussures de graisse de poulet à nettoyer, c'est plus de temps pour dénicher ma prochaine recette à mijoter.

Poulet, carottes et pommes de terre au slow cooker (adapté d'Everyday Food)

Ingrédients
1 poulet coupé en 8 sans la peau
6 carottes coupées en 3
10 petites pomme de terre (Yukon Gold) coupées en 4
3 gousses d'ail pelées et émincées
1 bâton de cannelle
1 cuillère à café de cumin
1 cuillère à café de sel
Préparation

Placer les carottes et les pommes de terre dans le slow cooker. Dans un grand bol, mélanger le poulet avec le cumin, le bâton de cannelle, le sel et l'ail puis transférer dans la mijoteuse. Faire chauffer sur la position low pendant 8 heures ou high pendant 4 heures.

Une mijoteuse, ça vaut le coup ?

Oui, si vous avez encore de la place dans vos placards. La mijoteuse est un appareil assez encombrant et il est difficile de justifier l'achat d'un modèle dont la capacité est inférieure à 4 ou 5 litres pour une famille de quatre personnes. Si vous avez décidé de craquer, sachez qu'il existe de nombreux modèles, des plus simples allant de 15 à 20$ aux plus sophistiqués dont le prix s'élève jusqu'à 150-200$. Les modèles les plus coûteux sont équipés d'un minuteur permettant l'arrêt automatique de la cuisson. Si vous n'êtes pas sûrs d'utiliser régulièrement votre mijoteuse, rien ne vous empêche d'investir dans un modèle bon marché qui vous sera toujours utile pour préparer un vin chaud, pocher du saumon ou garder la purée de pomme de terre au chaud (pratique lorsqu'on prépare un grand repas).

Lorsque vous aurez identifié la mijoteuse de vos rêves, je vous conseille de bien lire le manuel d'utilisation accompagnant l'appareil avant de parcourir blogs et livres consacrées au sujet. Je vous recommande notamment le blog A Year of Slow Cooking qui est une vraie mine d'idées et de recettes. Dans l'un de ses billets, l'auteure vous explique nottament comment transformer votre mijoteuse en yaourtière !

dimanche 7 février 2010

Défi cuisine du placard : le bilan



Ce billet s'inscrit dans le cadre du défi lancé par Money Saving Mom : pour bien commencer l'année, j'ai décidé ce mois-ci de n'aller au supermarché que pour acheter des produits fraits (fruits, légumes, œufs et produits laitiers).

Le mois de janvier vient de s'achever et voici donc comme promis un petit résumé de ce que j'ai retenu de cette expérience.

La contrainte est source de créativité. En commençant ce défi début janvier, je me suis sentie piégée. La cuisine est pour moi un hobby et je n'hésite pas à acheter un ingrédient précis (une épice, par exemple) dans le but de réaliser une recette spécifique. Au mois de janvier, j'ai du faire l'effort inverse : plus question de m'adapter à une recette, c'est la recette qui devait s'adapter à moi. L'exercice n'a pas toujours été facile mais il m'a poussée à faire preuve de créativité et les résultats ont souvent été délicieux : wraps de lentilles et riz, salade aux poivrons, olives et sardines, frittata aux épinards (surgelés), maïs (surgelé) et haricots noirs (en boïte), compotée de fruits rouges (du congélateur)... Je me suis régalée !

Moins de visites au supermarché, c'est moins de tentations ! Combien de fois suis-je allée au supermarché pour des bananes et en suis-je ressortie avec pâtes, chocolat, boîtes de pois chiche et autres produits en promotion dont je n'avais pas franchement besoin ? Moins de visites au supermarché, c'est aussi moins de culpabilité, croyez-moi !

Moins de visites au supermarché, c'est plus de temps à la maison... Et plus de temps pour faire les choses que l'on aime, comme parcourir ses livres de cuisine ou passer du temps avec sa famille.

C'est en économisant qu'on devient économe. Ce défi a eu sur moi des effets que je n'avais pas prévus : depuis que j'ai commencé à déserter les supermarchés, j'ai perdu l'envie de faire les boutiques ou de fréquenter ces lieux de perdition virtuels que sont les sites d'Amazon ou de Target. L'année dernière, j'ai craqué sur bien des vêtements dont j'avais plus envie que besoin et, cette année, j'ai plus envie de maximiser l'usage de tous ces accessoires que j'ai accumulés au fil des années (et que je ne porte jamais) plutôt que d'ajouter un énième t-shirt à manches longues à ma garde-robe. En bref, je veux faire du neuf avec du vieux.

J'ai sous-estimé la capacité de mes placards. Le mois de janvier est déjà passé et mes placards sont loin d'être vides. Conclusion, le défi se poursuit ici sur le mois de février. Qu'en est-il par chez vous ?