mercredi 19 avril 2017

Tournée des pâtisseries parisiennes : Christophe Michalak (3/5)

Vous aimez la pâtisserie ? Ca tombe bien, Séverine aussi. Elle a profité de son dernier séjour parisien pour faire la tournée des plus grandes pâtisseries. Lorsqu'elle m'a proposé de publier son compte-rendu sur mon blog, j'ai bien sûr dit oui ! Depuis février, Séverine nous entraine chez cinq pâtissiers parisiens à raison d'un pâtissier par mois. Ce troisième billet de la série est consacré à la boutique Pierre Hermé, je vous laisse découvrir...

En juin 2016, je suis rentrée en France et, pour la première fois en 17 ans, j’ai passé plus de 24 heures à Paris, ma ville d’étudiante et de jeune adulte. Pour ce voyage, je m’étais fixé comme objectif de rendre visite à plusieurs grands pâtissiers qui me font rêver. J’avais mis trois adresses sur ma liste et j’ai fini par en visiter cinq : c’est ce que j’appelle un succès. Aujourd'hui, je vous invite à me suivre chez le pâtissier Christophe Michalak.

Crédit photo : Séverine P.
Christophe Michalak

Christophe Michalak fait partie de cette jeune génération de pâtissiers au palmarès impressionnant. Il remporte la « Coupe du Monde de Pâtisserie » en 2005, est élu « Pâtissier de l’année » en 2013 et a travaillé un temps sous la coupelle de Pierre Hermé. Michalak fait une pâtisserie ludique et parfois simple mais terriblement efficace. Il semble aussi avoir une prédilection pour les gâteaux déstructurés qu’il propose en parts individuelles.

Après avoir ouvert sa pâtisserie dans le quartier historique du Marais, il a récemment transformé son Takeaway en pâtisserie et enfin ouvert sa 3ème adresse parisienne – une école master class – dans le quartier prisé de Saint Germain des Prés.

Pour ma part (de gâteau), je me suis rendue à la pâtisserie du Marais. Tout est épuré, blanc, ultra moderne en fait. Presque chirurgical. Les seules tâches de couleur sont les gâteaux sagement alignés dans l’étalage réfrigéré.

Crédit photo : Séverine P.


Je suis de suite attirée par ces petites verrines individuelles qui contiennent tous les essentiels de grands classiques (pardon, Klassiks) mais déstructurés. Etant une inconditionnelle des fruits rouges, je me suis laisse tentée par un Kosmik Fruits Rouges, Vanille, Fleur d’Oranger et Pignons.

Crédit photo : Séverine P.

J’ai beaucoup aimé le côté ludique des portions individuelles comme des petites conserves d’antan, chacune avec sa petite cuillère. J’ai aussi apprécié le côté déstructuré des gâteaux proposes. Mais là s’arrête mon enchantement. Déjà les pots à l’aspect pourtant si sympathique sont en plastique, de même que la cuillère. C’est très pratique mais je ne suis pas sûre que ce soit très écologique. Avec l’ultra modernisme de la boutique, je m’attendais à un effort dans ce domaine également.

Le gâteau en lui-même est bon, un peu sucré peut-être mais il ne m’a pas fait vibrée autant que j’aurais voulu. J’avais sans doute de trop grandes attentes car à chaque fois que je vois ses recettes et autres documentaires, je suis fascinée par son savoir-faire et son inventivité. Un jour sans peut-être ? 

A suivre...

Retrouvez tous les billets de la série ici.

lundi 3 avril 2017

Réussir son entretien professionnel aux Etats-Unis

Crédit photo : Christina Rebuffet

Lorsque je suis venue aux Etats-Unis en 2002, c'était dans le cadre d'une mission VIE (Volontariat International en Entreprise) que j'avais décroché suite à une série d'entretiens passés en France ("Vous avez un petit copain ? - Non - Alors allez-y !"). Lorsque ma mission a touché à sa fin, ma situation personnelle avait changé puisque j'avais non seulement trouvé, puis épousé, un petit copain... américain. Puisque nous avions décidé de rester aux Etats-Unis, il a naturellement fallu que je m'adapte au système de recrutement américain.

Heureusement pour moi, en plus de maîtriser l'art du barbecue, Jonathan connaissait les secrets pour réussir un entretien professionnel aux Etats-Unis. Ensemble, dans notre minuscule studio de jeunes mariés, nous avons passé des heures à répéter les questions classiques d'un entretien américain ("What brings you here? What are your salary expectations?"). Nos efforts ont rapidement porté leurs fruits puisque, deux semaines seulement après avoir eu mon permis de travail, j'ai trouvé un poste en CDI (permanent job en anglais), qui m'a plus tard coûté la visite du FBI mais c'est une autre histoire que j'ai déjà racontée ici.

En plus d'une bonne maîtrise de la langue anglaise, réussir un entretien d'embauche aux Etats-Unis nécessite une connaissance minimale de la culture et des lois de travail américaines. Savez-vous par exemple que les Américains mettent leurs accomplissements professionnels en avant avec plus d'aisance que les Français ? Ou qu'aucune loi ne garantit un certain nombre de jours de congés payés ? Et connaissez-vous la signification du terme 401(k) ?

Crédit photo : Christina Rebuffet

Si la perspective de passer un entretien en langue anglais vous pétrit d'effroi, une solution (non, je ne prête pas Jonathan) : la formation Get the Job de Christina Rebuffet. Christina, je vous en parlais déjà ici, est une Américaine en France qui a fait de l'enseignement de l'anglais pratique son travail. Elle a créé la formation Get the Job pour donner aux (futurs) expats les clés pour réussir un entretien en langue anglaise. La formation est destinée aux personnes qui ont déjà un niveau intermédiaire en anglais mais manquent d'assurance ou de pratique à l'oral.

A travers 12 modules, Christina vous guide pour répondre aux questions classiques d'un entretien. La formation vous donne accès à 12 vidéos, ainsi qu'à leurs transcripts et aux feuilles de route sur lesquelles consigner vos réponses. Ce que j'ai aimé, dans cette formation, c'est que Christina offre à ses élèves des formules pour structurer leurs réponses. Elle vous offre le cadre, à vous ensuite de le remplir. 

J'ai été tellement emballée par Get the Job que j'ai décidé d'en devenir affiliée. Cela signifie que je toucherai une comission si vous achetez la formation en passant par tout lien contenu dans ce billet, mais que vous recevrez aussi, en bonus, mon Guide de survie alimentaire aux Etats-Unis (valeur : 14,99$) ainsi que mon premier livret de recettes dont la sortie est prévue en juin (valeur à déterminer, pour en savoir plus avant tout le monde, inscrivez-vous à ma newletter !).


8 des 12 questions auxquelles Christina vous aide à répondre

La formation est disponible en trois versions (Essentials 147€, Mastermind 249€, VIP 347€) que je vous laisse découvrir ici. En attendant, je vous propose de faire de faire connaissance avec Christina. Vous en saurez plus sur le chemin qui l'a conduite à lancer son entreprise... en espérant qu'il vous inspire à creuser votre propre sillon.

Mon Interview avec Christina Rebuffet


1) Bonjour Christina, merci de prendre le temps de répondre à mes questions. Pour ceux qui ne te connaissent pas encore, peux-tu te présenter en quelques lignes ?

Hi Estelle, of course! Je suis la créatrice de Speak English with Christina, et j'enseigne l'anglais américain de manière fun, fluent et facile ! C'est pour aider les membres de ma communauté pour être plus à l'aise avec leurs amis & collègues américains, que ce soit au niveau des expressions, l'accent, ou la culture.

Je suis venue en France en 2004, pour faire un Master, suite à une année d'échange à Orléans qui m'a bien plu ! J'ai dû retourner aux USA pour finir mon Bachelor, mais après, direction Grenoble pour faire un Master en études anglophones. C'est à ce moment que j'ai commencé à animer des formations dans des entreprises, ce que j'ai fait pendant presque 10 ans ! Puis en 2015, j'ai lancé Speak English with Christina, des cours en ligne, une chaîne YouTube (note d'Estelle : Christina a plus de 8000 abonnés sur sa chaîne !), et des programmes de coaching via le net.

Crédit photo : Christina Rebuffet
2) Comment t'es venue l'idée de monter ton entreprise, Speak English with Christina ? 

Quand je faisais des cours en entreprises, deux choses me frustraient : le fait d'être limité dans le temps et celui d'avoir des clients souvent absents des cours parce que les réunions et les déplacements professionnels prenaient toujours la priorité sur les cours d'anglais.

On dit que le hasard fait bien des choses et en 2014, j'ai commencé à fréquenter un espace de coworking, où j'ai rencontré Géraldine de Comme une Française. Elle m'a tout appris sur comment faire des vidéos et des cours en ligne. J'ai trouvé donc la solution à mes frustrations ! Avec des cours en ligne, mes élèves peuvent suivre les cours même quand ils sont en déplacement, donc ils restent réguliers avec leur apprentissage. Pour moi, les cours en ligne me permettent d'aider plus de personnes, partout dans le monde.

Puisque j'ai travaillé pendant 10 ans uniquement avec des clients français, j'entendais toujours les mêmes plaintes : "On est nul en anglais", "Quand j'ai appris l'anglais à l'école, on n'a jamais appris à parler", "Je n'ai pas le temps pour apprendre l'anglais", "Je manque de confiance", etc. Donc je voulais surtout faire des cours motivants, fun et avec un message positif et encourageant. C'est mon côté américain, ça !

Mais aussi, je voulais montrer à mes élèves que si, si, ils peuvent devenir fluent en anglais. Il faut simplement savoir comment s'y prendre. C'est pour ça que dans tous mes cours en ligne et mes coaching, il y a une part importante dédiée à comment s'organiser et comment apprendre. C'est souvent négligé dans des formations classiques.

Crédit photo : Christina Rebuffet

3) Quel est le profil de tes clients ? 

Aujourd'hui, j'ai des élèves dans plusieurs pays. Les membres de ma communauté - les Ambassadors comme ils s'appellent - sont vraiment partout dans le monde. C'est ça la magie de l'internet, ça efface les frontières.

Mes clients pour les cours en ligne sont principalement en France, aux USA, au Québec, en Belgique et en Suisse. Sans oublier plusieurs pays africains comme l'Algérie et le Côte d'Ivoire. C'est ça qui est beau, c'est que je rencontre des personnes de partout, et j'ai l'opportunité de les aider à trouver des opportunités dans la vie, grâce à l'anglais.

Ce sont à la fois des professionnels qui ont besoin d'anglais pour le travail ou un entretien d'embauche, mais aussi des particuliers qui ont un projet personnel d'apprendre l'anglais, par exemple des expatriés aux USA.


4) J'ai beaucoup aimé ta formation Get the Job qui prépare les candidats à un entretien professionnel aux Etats-Unis. Quelles sont selon toi les principales erreurs  lors d'un entretien ?

Les erreurs que je vois souvent vient tout au début de l'entretien : "Hello, I'm Mathieu, I'm 39 years old, I come from Lyon..." Dans un entretien d'embauche, le recruteur connais déjà votre nom. Il n'a pas besoin de connaitre votre âge. Et honnêtement, d'où vous venez n'a pas beaucoup d'importance dans la plupart des cas. En gros, éviter de commencer une présentation de soi comme vous l'avez fait à l'école. Il vaut mieux se lancer directement par une présentation de qui on est professionnellement parlant : son poste, son parcours, ce qu'on aime dans son travail, etc.

L'autre chose que j'ai souvent vu avec mes clients français : Ils ne savent pas "se vendre", de mettre en avant leurs accomplissements et leurs réussites, avec cette confiance qui est attendue dans un entretien à l'anglo-saxonne. Bien sûr, il ne faut pas se prendre pour le meilleur du monde, mais savoir mettre en valeur son profil et pourquoi il est attractif.

Dans mon expérience, les Français minimisent leurs réussites. Ils sont très bien pour se remettre en question (contrairement à certains candidats américains...), mais il faut quand même mettre une dose de "Regarde comme c'est bien ce que j'ai fait !" pour convaincre un recruteur.

Ce billet contient un lien d'affiliation : si vous choisissez de vous inscrire à la formation Get the Job par son biais, je recevrai une commission. N'hésitez pas à laisser vos questions et commentaires sur la formation en général ou un module en particulier dans les commentaires de ce billet. Merci !

lundi 27 mars 2017

Tomber, se relever


Il y a 10 ans, je devenais maman. Celles et ceux qui suivent mon blog depuis les débuts se souviennent peut-être de l'arrivée au monde chaotique de ma fille aînée. Une naissance prématurée, un séjour de 4 semaines en néonat... Je ne le savais pas alors mais ce n'était que le début de ses déboires. La suite ? Une traversée du désert de 3 ans, pendant laquelle je me suis complètement coupée du monde. Je suis incapable de vous dire ce que j'ai fait pendant ces 3 ans sinon de réorganiser, avec son papa, notre vie quotidienne autour des besoins de notre aînée.

A cette époque, j'ai commencé à voir des copines blogueuses françaises prendre leur envol, leur blog leur avait servi de trempli vers une nouvelle carrière. Certaines sont devenues stylistes culinaires, d'autres ont commence à écrire des livres. Mon blog, lui, se refermait sur lui-même. Mon ton est devenu moins enjoué, plus intimiste. Mon rythme de publication a ralenti mais je publiais des textes plus travaillés. J'ai appris à écrire court, par respect pour le temps précieux des jeunes parents comme moi. Même si j'y ai pensé plus d'une fois, je n'ai jamais arrêté d'alimenter mon blog.

Quand j'ai quitté mon emploi salarié il y a 2 ans, c'était avec la conviction de ne plus jamais retrouver le travail que je venais de quitter. Mais pour faire quoi ? Il y avait bien cette idée de guide de survie alimentaire aux USA, qu'une collègue m'avait encouragée à créer... Et si le moment était venu de se lancer ? Le livre a vu le jour le mois qui a suivi ma démission. Quelques semaines après sa publication, je suis tombée sur une ancienne collègue au supermarché. Elle m'a demandé des nouvelles, je lui ai parlé de mon livre. Je me souviendrai toujours de sa réponse : "quelle chance, Estelle, moi je n'ai rien sur quoi retomber".

Je pense souvent aux paroles de cette collègue lorsque je lis les doutes, frustrations et questionnements de mes amis blogueurs, créateurs ou parents. Je sais ce que c'est de ne pas avoir le temps, d'avoir l'impression de faire du sur place quand d'autres avancent par pas de géant. Mais rappelez-vous, chacun a son histoire et nous ne connaissons jamais vraiment celle des autres. Votre chemin n'appartient qu'a vous mais sachez qu'avec chaque effort, chaque billet et chaque bouteille à la mer, vous avancez. Que ferai-je aujourd'hui si je n'avais jamais eu l'idée, il y a 13 ans, de lancer mon blog ?

lundi 20 mars 2017

Nourriture française / nourriture américaine : entretien vidéo avec l'Américaine Christina Rebuffet

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Si, comme moi, vous fréquentez régulièrement les groupes d'expats aux Etats-Unis, vous connaissez sûrement Christina Rebuffet. Sinon, laissez-moi vous la présenter : Christina est une Américaine en France connue pour ses leçons d'anglais pratique sur YouTube. Peu après avoir fait sa connaissance sur le groupe Francais d'Amerique du Nord sur Facebook, je me suis attachée à cette prof d'anglais bienveillante qui a réussi à moderniser l'apprentissage de l'anglais. Mariée à un Français, Christina est bien placée pour connaitre les difficultés linguistiques des expats français aux Etats-Unis. Si nos missions sont différentes, je me suis reconnue dans l'enthousiasme qu'elle déploit pour servir son audience.

A l'automne dernier, j'ai eu le plaisir d'échanger avec elle sur mon sujet de prédilection : la nourriture. Après une brève présentation (j'ai découvert que nous chacune traversé l'Atlantique il y a 15 ans), nous avons discuté, avec humour mais sans jugement, des surprises qui nous attendaient dans notre nouveau pays d'accueil. Notre échange en anglais a fait l'objet de deux vidéos que je suis ravie de partager avec vous aujourd'hui.

Dans la première vidéo, il est question, entre autres, de petit-déjeuner américain et de nos expériences respectives dans les supermarchés de nos pays d'accueil. J'y partage également mes conseils pour s'adapter à une nouvelle culture culinaire. Je vous laisse découvrir.


Dans la seconde vidéo, je dévoile l'identité de l'ingrédient américain incontournable (futur.e.s expats, prenez note !), j'explique la différence entre les farines française et américaine et passe en revue le vocabulaire culinaire anglais que j'aurais aimé avoir appris à l'école !



J'espère que vous prendrez autant de plaisir à regarder ces vidéos que Christina et moi avons pris à les réaliser. Si ne vous retenez qu'une chose de notre conversation, qu'il s'agisse de celle-ci : soyez curieux et gardez l'esprit ouvert lors d'une expatriation. Gardez votre enthousiasme et apprenez à rire de vos erreurs. Et si vous ne trouvez toujours pas de lardons aux Etats-Unis, faites appel à ma communauté de plus de 2500 gourmands sur Facebook, Bons plans gourmands aux Etats-Unis.

lundi 13 mars 2017

Prendre le temps


Aujourd'hui, je vais vous raconter une histoire. Il y a deux ans, je quittais mon emploi salarié sans autre projet que celui d'écrire mon livre, le Guide de survie alimentaire aux Etats-Unis. C'est une idée que j'avais depuis quelques années (9, pour être exacte) que j'avais repoussée dans un coin de ma tête pour un tas de raisons (pas le temps, manque de courage, honte de demander de l'argent pour une création). Le livre est finalement sorti en 2015, et je l'ai révisé au printemps 2016 (nouvelle couverture, refonte du chapitre chocolat).

C'est un livre que j'ai publié seule et dont la réalisation m'a donc demandé beaucoup d'effort. J'ai travaillé dur l'an passé, entre les lunch boxes, les sick days et les vacances des enfants. Pour être honnête, j'ai perdu sur le chemin toute envie de cuisiner. Je déjeunais dans les coffee shops, sautais des repas, dormais peu... Quelle ironie pour quelqu'un qui s'est fait connaitre grâce à un blog de cuisine. Et puis j'ai commencé à avoir des malaises et des crises d'angoisse. J'ai eu très peur pour ma santé et j'ai (presque) arrêté de travailler le soir. Pendant les vacances de Noël cette année, j'ai recommencé à cuisiner trois fois par jour en me promettant de maintenir ce rythme en 2017. Il y a eu des jours avec et des jours sans mais, globalement, j'ai réussi à tenir ma promesse.

Emincer des oignons pour les carbonades flamandes que mon amoureux aime tant...

Préparer une pâte à crêpes parce que Myriem vient à la maison...

Faire chauffer la crème de la ferme voisine pour les petites crèmes au citron que ma fille de trois ans réclame...

Rouler des boulettes de dinde au cumin en pensant à Sarah qui aurait du nous rejoindre à dîner...

Ces actes qui me donnent du plaisir. Et comme toutes les choses qui me donnent du plaisir, j'ai envie qu'elles durent.

Alors oui, je comprends que tout le monde ne prend pas de plaisir aux fourneaux. Oui, il y a des jours où j'aimerais bien qu'on me serve le petit déjeuner au lit. Oui, j'aimerais parfois mettre autre chose que du houmous dans les lunch boxes des enfants. Mais petit à petit, j'ai retrouvé le bonheur de prendre mon temps et de travailler avec mes mains.