dimanche, juillet 05, 2009

Ca fera 10$ (et 25 cents)


Sur une idée du blog A Barcelone, voici ce que 10$ (et 25 cents) m'ont permis d'acheter comme légumes au farmers' market d'Avondale il y a quelques semaines. Tous les produits sur la photo ont été cultivés dans la région, ils ne sont pas certifiés bio mais garantis sans pesticides. Je n'aurais, je pense, pas été capable d'acheter une telle quantité de légumes au supermarché pour cette somme. Ce qui est sûr, c'est que les produits n'auraient pas été aussi frais, ni aussi... séduisants ?



Pour savoir où se trouve le farmers' market le plus proche de chez vous, consultez le site Local Harvest.

vendredi, juin 05, 2009

500 en 5 ans



A l'époque où j'ai ouvert ce blog, je vivais dans un studio minuscule et mal éclairé, j'avais un travail épuisant et une vie sociale inexistante. J'ai depuis changé de logement (deux fois), de travail (une fois), je me suis fait de nouvelles amies (suffisamment pour faire un pluriel) et je suis devenue maman (une fois). Il y a eu des jours où j'aurais aimé rester sous la couette et d'autres où j'aurais aimé pouvoir en sortir, il y a eu des jours où j'ai perdu l'appétit et d'autres où mes yeux ont été plus gros que mon ventre. Les annnées ont passé (cinq) et mon blog a toujours été là, même et surtout lorsque j'en avais besoin. C'est lui qui m'a aidée à maintenir un niveau correct de français, alors que je commençais à me Van Damme-iser, lui qui m'a présentée à de nouvelles amies, alors que je me sentais si seule, et bien sûr lui qui m'a aidée à partager mon quotidien gourmand aux Etats-Unis avec les curieux francophones du monde entier. Je dois beaucoup à mon blog et, même si je ne passe plus autant de temps à ses côtés, je ne l'ai jamais oublié.

Pour fêter le cinquième anniversaire (et le cinq centième billet !) de mon blog, je vous propose de relire certains de mes billets préférés :
Un grand merci à vous tous de continuer à me suivre depuis des semaines, des mois, voire des années (coucou maman !). Je continue d'être touchée par chacun de vos commentaires, merci !

dimanche, mai 03, 2009

Après l'effort, le réconfort (IV)



Vous pouvez lire l'épisode précédent ici.


J'ai répondu tranquillement aux questions du procureur, constatant avec plaisir l'intérêt porté par le jury aux descriptions techniques que je faisais du logiciel développé par mon ancien employeur. L'avocat de la défense n'a qu'une fois interrompu le procureur, "leading the witness" a t'elle calmement lancé, alors que je rêvais qu'elle lâche "objection" avec colère. Le moment que je redoutais le plus est ensuite arrivé, celui des questions de la défense. Je m'attendais, comme m'avait laissé l'envisager une certaine série télévisée, à me faire crier dessus par l'avocat de la défense. Lorsque j'imaginais le déroulement du procès à la maison, je me voyais en larmes, suppliant l'avocat de la défense de cesser de remuer des souvenirs douloureux et de me laisser quitter la cour au plus vite. Dans la réalité, ce n'est pas du tout ce qui s'est passé.

Lorsque l'avocat est venu m'interroger, elle avait un gigantesque sourire sur le visage. Elle m'a saluée poliment en me demandant si ça allait (!) avant de me demander d'examiner quelques documents et de me poser quelques questions à leur sujet. Sur la poignée de questions qu'elle avait pour moi, trois manquaient de clarté. Lorsque je lui ai demandé de clarifier l'une de ses questions, l'avocat a subitement décidé qu'il valait mieux l'ignorer. Lorsque je lui ai demandé la définition d'un mot, elle a avoué en riant qu'elle ne le connaissait pas non plus et elle est passé à autre chose. C'est peu dire que j'étais perplexe. Le procureur m'avait certes prévenu que la défense aimait utiliser le sourire et l'humour pour gagner la sympathie des témoins, mais je me demande vraiment pourquoi l'un des meilleurs avocats de Philadelphie a employé devant la courdes mots dont elle ignorait visiblement la signification.

A 11h30, le procureur et l'avocat de la défense ont décidé qu'ils n'avaient plus de questions pour moi. J'ai donc quitté la cour avec soulagement, mon sac sur l'épaule et un grand sourire aux lèvres. En sortant du palais de justice, j'ai été éblouie par un grand soleil. Je me suis sentie libre, légère et ô combien heureuse d'en avoir fini avec un procès qui m'avait empêché de fermer l'oeil pendant près de deux semaines. L'IRS, le FBI, le palais de justice, tout cela retournait là où je les avais connus, c'est-à-dire à la télé.

Et pour célébrer la conclusion de cette aventure, devinez où je suis allée ?



Chez grocery, à l'angle de Chestnut Street et de la 13ème. Alors, avais-je bien lu le mot cupcakes le vendredi précédent, ou est-ce que mon imagination m'avait joué des tours ? La réponse en image.



Je n'avais donc pas rêvé. Quatre sortes de cupcakes, tous appétissants dans leur simplicité, et tous aussi tentants les uns que les autres. Puisque j'étais de bonne humeur, j'en ai choisi cinq : un à la noix de coco (pour moi), un à la vanille (pour ma belle-mère), un au chocolat (pour Jonathan) et deux au chocolat, au caramel et au piment (l'un pour Jonathan, l'autre pour moi). Je me suis aussi laissée tenter par un cup-a-cake, un génial contenant à cupcake qui permet de transporter son petit gâteau en évitant d'en détruire son précieux et délicat glaçage.



grocery n'est pas une boutique spécialisée dans les cupcakes. On y trouve aussi des biscuits, des muffins, des produits d'épicerie fine, comme des noix ou du chocolat Vosges, un bar à salade ainsi que les produits d'entretien écolos de la marque Mrs Meyers. La prochaine fois que je retourne chez grocery, j'ai bien envie de croquer dans l'un de leurs cookies à la taille XXL.



Je ne sais plus quand nous avons dégusté nos cupcakes, si c'était le soir, après le coup du fil du procureur qui me remerciait pour mon témoignage et ma disponibilité, ou le lendemain, alors que je finissais de raconter le récit de mes aventures à la cour à mes collègues de travail. Ce dont je me souviens, par contre, c'est d'un petit gâteau à vanille moëlleux et pas trop sucré et d'un fin glaçage à la noix de coco. D'un gâteau au bon goût de cacao, de cacahouètes caramélisées qui craquaient sous la dent et d'un glaçage qui piquait les papilles. Ces cupcakes-là étaient simples et bons, et même carrément excellents. J'ai vraiment adoré.



Le vendredi suivant, je recevais un coup de fil du procureur : le procès venait de s'achever et il voulait m'informer que mon ancien employeur avait été condamné. La durée de son emprisonnement restait à déterminer (entre cinq et dix ans, si mes souvenirs sont bons) mais voilà, nous pouvions tous passer à autre chose. Une fois encore, le procureur m'a remercié pour ma collaboration (j'ai apprécié la reconnaissance mais avais-je vraiment eu la possibilité de ne pas collaborer ?) et mes explications techniques. Il ajouté qu'il avait plusieurs fois mentionné mon nom pendant sa plaidoierie : je n'ai aucun moyen de me vérifier mais cela m'a quand même bien fait plaisir.

De mon côté, je lui ai avoué avoir apprécié de découvrir l'envers du décor (même si je n'ai pas ôsé lui dire que ce n'était pas tout-à-fait comme à la télé). Je reste encore incrédule devant les ressources déployées pour juger mon ancien employeur : quatre agents du FBI, un agent de l'IRS, une intérprète... et j'ignore combien de témoins qui auraient préféré rester au lit un dimanche matin plutôt que de répéter leurs réponses aux questions d'un procureur ! J'avoue aussi avoir été épatée par les talents de coach du procureur qui, malgré le peu de temps de préparation et mon manque de confiance, a réussi à tirer de moi un témoignage clair, sans hésitation, ni bafouillage. Cette expérience m'a aussi permis de définitivement tourner la page sur une expérience douloureuse que je n'avais jamais vraiment réussi à oublier. Enfin, c'est aussi grâce à ce procès que j'ai découvert de délicieux cupcakes, dans une petite boutique sur Chestnut et 13ème...



grocery
101 South 13th Street
Philadelphia, PA
Site Web

Ouvert de 8h à 20h30 du lundi au vendredi et de 11h à 20h30 le samedi. Fermé le dimanche.

dimanche, avril 26, 2009

Après l'effort, le réconfort (III)



Si vous avez loupé les premiers épisodes, ça se passe ici et .

Nous sommes arrivées à Philadelphie aux alentours de 11h, soit bien en avance pour mon rendez-vous de midi avec le procureur. A l'intersection de Chestnut Street et de la 13ème, alors que nous étions arrêtées à un feu rouge, une vitrine a soudain capté mon attention.



Cupcakes ? Avais-je bien lu cupcakes ? Le feu est passé au vert avant qu'Anne ne puisse confirmer mes dires et nous avons continué notre chemin. Dommage.

Une fois arrivées à la cour fédérale, le timide agent du FBI est venu nous saluer. Il nous a expliqué que le procureur était encore au procès mais qu'il viendrait me voir aussitôt qu'il avait fini. Vers 13h, alors que je commençais à m'impatienter, le monsieur de l'IRS est enfin venu me chercher pour me conduire dans une salle de préparation. Le procureur m'a de nouveau fait répéter tout en picorant dans son déjeûner : une barre de ceréales Trader Joe's, un petit sandwich de pain de mie et une pomme. Le pauvre, ai-je pensé, comment fait-il pour tenir tête à des criminels en mangeant si peu ? Si j'avais su, je lui aurais ramené quelques restes de poulet rôti.

A 14h, Anne et moi sommes allées déjeûner avant de revenir au palais de justice, aux alentours de 15h. Nous avons attendu mon tour dans une salle miniscule et poussiéreuse en compagnie d'un autre témoin, ainsi que d'un agent du FBI fort sympathique.

A 16h, alors que je commençais à sérieusement douter de mon passage à la barre ce jour-là, la nouvelle est tombée : mon témoignage était repoussé au lundi. Mi-soulagée (d'avoir deux jours de plus pour calmer mes angoisses), mi-déçue (d'avoir fait une heure de route pour rien), j'ai invité Anne à prendre un café et plonger deux cuillères dans un tiramisu avant de rentrer à la maison.



Lundi matin, j'ai donc repris le chemin pour Philadelphie, toute seule cette fois, en pensant que cette fois-ci serait la bonne. Quand je rentrerais l'après-midi, le procès ne serait plus une source d'angoisse, mais un simple souvenir.

A 8h30, j'ai revu le procureur et nous avons répété pour la énième fois, dans une salle surchauffée et dont l'horloge sur le mur affichait l'heure avec 30 minutes de retard.

"Comment te sens-tu ? m'a t'il demandé. Es-tu à l'aise dans tes réponses ?
- Oh oui, ça va, j'ai simplement peur de revoir mon anicen employeur.
- Ne le regarde pas, m'a t'il conseillé, et concentre-toi plutôt le jury, qui sera sur ta gauche, ou bien sur moi. Tu verras, tout ira bien."

A 9h, je suis retournée dans la petite salle poussiéreuse.

A 10h, l'agent du FBI dynamique m'a prévenu de l'imminence de mon passage. Si je devais aller aux toilettes, c'était le moment.

A 10h30, mon tour est enfin venu. J'ai respiré un grand coup et je suis entrée dans la cour d'un pas décidé, en regardant droit devant moi.

Une fois à la barre, une dame m'a demandé de placer ma main gauche sur une Bible posée devant moi et de lever la main droite (comme dans les films !) et de jurer de dire la vérité et rien que la vérité (oh la la, comme dans les films !!). Le coeur battant, j'ai murmuré un "I do" à peine audible et je me suis assise dans le grand siège prévu à cet effet.

J'ai parcouru la salle d'un regard : le jury était à ma gauche, le procureur devant moi, le monsieur de l'IRS et la femme agent du FBI étaient assis à une table au milieu et mon ancien employeur, lui, se tenait plus loin, tout à droite. Je l'ai regardé quelques secondes : il était le même que dans mes souvenirs, l'enbonpoint en moins, la barbe en plus. Je n'ai senti ni colère, ni crainte en le voyant : l'interrogatoire pouvait commencer.

Mise à jour : vous pouvez lire l'épisode suivant ici :

vendredi, avril 10, 2009

Kugel de matsah aux raisins secs



Chaque année, à l'époque de Pessah, mon petit déjeûner consiste d'une feuille de matsah (pain azyme) tartinée de harroseth que j'accompagne de café au lait. Le dimanche, lorsque j'ai plus de temps, j'aime préparer des bimuelos, croquettes de matsah frites, que je nappe généreusement de sirop d'érable. Cette année, par contre, je bouscule ma tradition : ce dimanche, c'est dans un kugel aux raisins secs que je vais mordre.

Dans la langue yiddish, le mot kugel désigne une sorte de pudding cuit dans un plat à gratin, généralement rectangulaire. Il existe des dizaines et des dizaines de recettes de kugel, certaines sucrées, d'autres salées, les plus connues étant semble t'il composées de nouilles. Je dois avouer ne pas en savoir beaucoup plus sur le sujet car le kugel ne fait pas partie de mon patrimoine culinaire. Ce kugel de matsah aux raisins secs est d'ailleurs ma première expérience en la matière... et sûrement pas la dernière ! J'ai beaucoup aimé sa texture moëlleuse, proche de celle d'un bread pudding, et son petit goût de cannelle. Comme on peut en plus le réaliser en avance et en quelques minutes, je lui donne d'ores et déjà rendez-vous à ma table de petit-déj' en 2010.



Kugel de matsah aux raisins secs (d'après une recette du site All Recipes)

Ingrédients pour 6 personnes
  • 2 cups (soit 480 mL) de matsah cassée en petits morceaux (soit l'équivalent, il me semble, de 3 feuilles de matsah)
  • 6 gros oeufs
  • 1/2 cup (soit 120 mL) de raisins secs
  • 1/2 cuillère à café de sel
  • 2/3 cup (soit 160 mL) de sucre (1/2 cup devrait à mon avis suffir)
  • 2 cuillères à soupe de cannelle
  • 1/2 stick (soit 55 g) de beurre fondu
Préparation

1. Préchauffer le four à 350°F (175°C). Beurrer un plat carré d'environ 8 pouces (20 cm) de côté.

2. Faire tremper les morceaux de matsah dans un bol d'eau pendant 10 min. Egouter.

3. Mélanger la matsah avec les oeufs battus en omelette puis ajouter les raisins, le sel, le sucre, la cannelle et le beurre fondu. Verser la préparation dans le plat beurré.

4. Glisser au four 50 à 60 minutes ou jusqu'à ce que le kugel soit doré et un peu gonflé.

5. Laisser refroidir sur une grille et déguster tiède.

Note

Je broye la matsah dans un sac congélation de type Ziploc en n'utilisant rien de plus que les mains. Pour la suite du feuilleton judiciaire, merci de bien vouloir encore patienter !

mardi, avril 07, 2009

Bonnes fêtes de Pessah !



J'interrompts momentanément mon feuilleton judiciaire pour souhaiter à celles et à ceux concernés d'excellentes fêtes de Pessah ! Et si l'inspiration déserte votre cuisine lors des huit prochains jours, piochez donc dans ma sélection de recettes spéciales Pessah : essayez les marunchinos, ces petits macarons sépharades, ou encore les petits gâteaux au citron à la farine de matsah qui font mon bonheur chaque année... Bon appétit et bonnes fêtes !

dimanche, mars 29, 2009

Après l'effort, le réconfort (II)



Le procès devant avoir lieu le mercredi suivant, je n'avais qu'une toute petite semaine pour me préparer aux questions du procureur. Et oui, on ne s'en rend pas compte en regardant Law & Order mais les temoins sont bien préparés (et heureusement !) avant d'être lâchés dans la cour ! Vous imaginez le nombre de crises d'hystérie devant le juge, sinon ? J'ai donc passé les jours suivants au téléphone avec le procureur et le monsieur de l'IRS, à me préparer pour le jour J.

Je ne vous cache pas que les deux premières entrevues téléphoniques ont été particulièrement éprouvantes. J'étais tendue, mes souvenirs n'étaient parfois pas très clairs et je ne voyais pas toujours où le procureur voulait en venir. Le plus difficile a été de réussir à expliquer les fonctionnalités du logiciel informatique développé par mon ancien employeur. Comment résumer en deux phrases les capacités d'un système qui a demandé des années de développement ? Comment faire pour que chaque membre du jury, dont la formation n'est pas nécessairement scientifique, puisse réellement saisir la nature de ce logiciel ? J'ai finalement passé plus de deux heures au téléphone sur l'espace de deux jours (sans compter les répétitions faites le dimanche matin avec Jonathan) à tenter d'expliquer au procureur la nature de ce fameux logiciel. Sans grand succès. Je commençais à sérieusement me fatiguer et à me décourager lorsque deux choses se sont produites :

1) Le monsieur de l'IRS m'a chaudement remerciée d'avoir réussi à lui expliquer des choses qu'il essayait de comprendre depuis des semaines.
2) Le procureur, me sentant tendue au téléphone, m'a demandé d'arrêter mes explications, de respirer un grand coup, de me calmer et de parler naturellement.

J'ai donc respiré un grand coup, repris confiance en moi et le miracle s'est produit : "les mots pour le dire [sont venus] aisément". Quel soulagement ! Nous avons donc pu enchaîner sur les questions supplémentaires ("êtes-vous née aux Etats-Unis ?" et "combien de temps avez-vous travaillé pour cet employeur ?") qui m'ont paru bien simples en comparaison.


Le magasin Ross, près de la cour fédérale

Le jour du procès est enfin arrivé. Le jury devait être sélectionné le mercredi matin et le procès commencer l'après-midi. Mon témoignage était prévu pour le lendemain. Le mercredi soir, le procureur m'a appélée pour m'informer que la sélection du jury avait duré plus longtemps que prévu car chaque candidat avait été interviewé... par écrit. Mon témoignage était donc repoussé au vendredi après-midi. Il m'a alors donné rendez-vous à la cour fédérale le vendredi à midi pour une dernière préparation au procès suivie, je l'espérais, de mon appel à la barre. J'avais néanmoins plusieurs questions pour lui. Devais-je assister à tout le procès ? Non, je n'y étais même pas autorisée. J'allais attendre mon tour dans une salle d'attente accompagnée d'un livre et, éventuellement, d'un agent du FBI. Pouvais-je venir accompagnée ? Oui, si je le souhaitais. Quelle bonne nouvelle ! Je me suis empressée de proposer à Anne, ma précédente manager désormais à la retraîte, de venir assister à son premier procès dans une cour fédérale. Comme dans les films !

Et c'est ainsi qu'un vendredi matin glacial du mois de février, Anne et moi avons pris la route pour Philadelphie.

Mise à jour : vous pouvez lire les épisodes suivants ici :