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lundi 17 juillet 2017

Tournée des pâtisseries parisiennes : Philippe Conticini à la Pâtisserie des Rêves (4/5)

Vous aimez la pâtisserie ? Ca tombe bien, Séverine aussi. Elle a profité de son dernier séjour parisien pour faire la tournée des plus grandes pâtisseries. Lorsqu'elle m'a proposé de publier son compte-rendu sur mon blog, j'ai bien sûr dit oui ! Depuis février, Séverine nous entraine chez cinq pâtissiers parisiens à raison d'un pâtissier par mois. Ce quatrième billet de la série est consacré à Philippe Conticini, je vous laisse découvrir...

En juin 2016, je suis rentrée en France et, pour la première fois en 17 ans, j’ai passé plus de 24 heures à Paris, ma ville d’étudiante et de jeune adulte. Pour ce voyage, je m’étais fixé comme objectif de rendre visite à plusieurs grands pâtissiers qui me font rêver. J’avais mis trois adresses sur ma liste et j’ai fini par en visiter cinq : c’est ce que j’appelle un succès. Aujourd'hui, je vous invite à me suivre chez le pâtissier Philippe Conticini.


Crédit photo : Séverine
Philippe Conticini est le chef cuisinier et pâtissier qui a révolutionné le monde gastronomique des 20 dernières années avec Pierre Hermé. C'est à Conticini notamment que l’on doit le concept des fameuses verrines que nous avons tous essayées dans les années 90. Il utilise des produits simples et accessibles et n’est pas avare de conseils grâce à une très grande présence en ligne et ses leçons filmées disponibles sur Facebook, YouTube ou Instagram.

Dans la boutique La pâtisserie des Rêves Rue du Bac, on entre dans un univers de douceurs aux couleurs de l’enfance. Devant nous, sous cloche, un Paris-Brest, un Fraisier, un Calisson géant, des tartes, un Infiniment Vanille ou encore un Tiramisu. Après bien des hésitations encore une fois, j’ai pris une tarte aux fraises et l’Infiniment Vanille.

Paris-Brest. Crédit photo : Séverine
Pour ce dîner familial, je voulais des desserts différents et complémentaires à la fois. La tarte aux fraises était très bonne et rappelait celle de mon enfance. L’Infiniment Vanille quant à lui était tout en douceur et subtilités. Je n’aurais jamais pensé qu’un dessert avec un seul parfum puisse révéler autant de nuances dans les vanilles utilisées. Que ce soit dans le biscuit ou la crème ou même le caramel ! Chacun avait une saveur de vanille différente et toutes étaient complémentaires. Un très très bon gâteau.

Philippe Conticini est un homme fascinant, une véritable encyclopédie vivante du goût. Il a cette capacité unique de connaitre tous les goûts et de savoir quels mariages fonctionnent avant même d’avoir commencé une recette.

Infiniment Vanille. Crédit photo : Séverine
Si le pâtissier a pris il y a quelques années ses distances avec la marque La pâtisserie des Rêves, il est toujours très actif et ouvre une nouvelle boutique à Paris, Rue de Varenne à la rentrée 2017. Son nom ? Gâteaux d’émotion. Tout un programme. Vous pouvez lire son interview publiée par l’Express ici. Vous pouvez aussi le voir comme juré dans l’émission Le meilleur pâtissier : Les Professionnels » sur M6 Replay.

Tarte aux fraises. Crédit photo : Séverine.
A suivre...

Retrouvez tous les billets de la série ici

mercredi 19 avril 2017

Tournée des pâtisseries parisiennes : Christophe Michalak (3/5)

Vous aimez la pâtisserie ? Ca tombe bien, Séverine aussi. Elle a profité de son dernier séjour parisien pour faire la tournée des plus grandes pâtisseries. Lorsqu'elle m'a proposé de publier son compte-rendu sur mon blog, j'ai bien sûr dit oui ! Depuis février, Séverine nous entraine chez cinq pâtissiers parisiens à raison d'un pâtissier par mois. Ce troisième billet de la série est consacré à la boutique Christophe Michalak, je vous laisse découvrir...

En juin 2016, je suis rentrée en France et, pour la première fois en 17 ans, j’ai passé plus de 24 heures à Paris, ma ville d’étudiante et de jeune adulte. Pour ce voyage, je m’étais fixé comme objectif de rendre visite à plusieurs grands pâtissiers qui me font rêver. J’avais mis trois adresses sur ma liste et j’ai fini par en visiter cinq : c’est ce que j’appelle un succès. Aujourd'hui, je vous invite à me suivre chez le pâtissier Christophe Michalak.

Crédit photo : Séverine P.
Christophe Michalak

Christophe Michalak fait partie de cette jeune génération de pâtissiers au palmarès impressionnant. Il remporte la « Coupe du Monde de Pâtisserie » en 2005, est élu « Pâtissier de l’année » en 2013 et a travaillé un temps sous la coupelle de Pierre Hermé. Michalak fait une pâtisserie ludique et parfois simple mais terriblement efficace. Il semble aussi avoir une prédilection pour les gâteaux déstructurés qu’il propose en parts individuelles.

Après avoir ouvert sa pâtisserie dans le quartier historique du Marais, il a récemment transformé son Takeaway en pâtisserie et enfin ouvert sa 3ème adresse parisienne – une école master class – dans le quartier prisé de Saint Germain des Prés.

Pour ma part (de gâteau), je me suis rendue à la pâtisserie du Marais. Tout est épuré, blanc, ultra moderne en fait. Presque chirurgical. Les seules tâches de couleur sont les gâteaux sagement alignés dans l’étalage réfrigéré.

Crédit photo : Séverine P.


Je suis de suite attirée par ces petites verrines individuelles qui contiennent tous les essentiels de grands classiques (pardon, Klassiks) mais déstructurés. Etant une inconditionnelle des fruits rouges, je me suis laisse tentée par un Kosmik Fruits Rouges, Vanille, Fleur d’Oranger et Pignons.

Crédit photo : Séverine P.

J’ai beaucoup aimé le côté ludique des portions individuelles comme des petites conserves d’antan, chacune avec sa petite cuillère. J’ai aussi apprécié le côté déstructuré des gâteaux proposes. Mais là s’arrête mon enchantement. Déjà les pots à l’aspect pourtant si sympathique sont en plastique, de même que la cuillère. C’est très pratique mais je ne suis pas sûre que ce soit très écologique. Avec l’ultra modernisme de la boutique, je m’attendais à un effort dans ce domaine également.

Le gâteau en lui-même est bon, un peu sucré peut-être mais il ne m’a pas fait vibrée autant que j’aurais voulu. J’avais sans doute de trop grandes attentes car à chaque fois que je vois ses recettes et autres documentaires, je suis fascinée par son savoir-faire et son inventivité. Un jour sans peut-être ? 

A suivre...

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lundi 6 mars 2017

Tournée des pâtisseries parisiennes : Pierre Hermé (2/5)

Crédit photo : Séverine P.
Vous aimez la pâtisserie ? Ca tombe bien, Séverine aussi. Elle a profité de son dernier séjour parisien pour faire la tournée des plus grandes pâtisseries. Lorsqu'elle m'a proposé de publier son compte-rendu sur mon blog, j'ai bien sûr dit oui ! Depuis février, Séverine nous entraine chez cinq pâtissiers parisiens à raison d'un pâtissier par mois. Ce deuxième billet de la série est consacré à la boutique Pierre Hermé, je vous laisse découvrir...

En juin 2016, je suis rentrée en France et, pour la première fois en 17 ans, j’ai passé plus de 24 heures à Paris, ma ville d’étudiante et de jeune adulte. Pour ce voyage, je m’étais fixé comme objectif de rendre visite à plusieurs grands pâtissiers qui me font rêver. J’avais mis trois adresses sur ma liste et j’ai fini par en visiter cinq : c’est ce que j’appelle un succès. Aujourd'hui, je vous invite à me suivre chez le pâtissier Pierre Hermé.

Crédit photo : Séverine P.
Pierre Hermé

Elu « Meilleur Pâtissier du Monde 2016 », surnommé le « Picasso de la pâtisserie », Pierre Hermé est un exhausteur de goût à lui tout seul. Bien que sa renommée soit faite sur ses macarons et son gâteau culte, l’Ispahan, toute sa pâtisserie n’est qu’explosion de saveurs et un mot d’ordre : le plaisir.
Je suis allée dans sa boutique de St Germain des Prés, rue Bonaparte. Devant tant de magnifiques gâteaux, ce festival de couleurs, de noms et l’évocation de saveurs tous plus succulents les uns que les autres, il a été difficile de choisir. Je me suis finalement décidée pour un assortiment de macarons et un fraisier.

Crédit photo : Séverine P.
Pierre Hermé est LA référence de la génération actuelle de pâtissiers. Il est tellement immense de par son talent que j’ai à peine osé rentrer dans sa boutique, aillant peur de déranger le maitre, de ne pas y être à ma place. Mais dès l’entrée, c’est l’empire des sens. Les couleurs, les goûts, les odeurs, la variété des produits proposés, on ne sait plus où donner de la tête.

Crédit photo : Séverine P.
La première bouchée du fraisier de ce maitre incontesté est de celles dont on peut dire « je peux mourir demain, j’ai mangé un gâteau de Pierre Hermé ». Le biscuit, la crème aux amandes, les fraises entières, la meringue brulée, le tout fond dans la bouche provoquant une explosion des saveurs. Chaque bouchée est plus extraordinaire que la précédente car elle révèle des subtilités qu’on n’avait pas remarqué la première fois (ou la deuxième, ou la troisième). Nous avons mangé ce gâteau le plus lentement possible pour qu’il nous dure le plus longtemps possible tellement il était bon.
Les macarons quant à eux sont indéniablement exceptionnels. De très loin meilleurs que ceux de Ladurée pourtant si réputés. Les coques sont cuites à la perfection et les crèmes (traditionnelles ou au yaourt, donc plus légères) sont d’une justesse incroyable. Je ne suis pourtant pas particulièrement fan de macarons mais là, je tire mon chapeau bien bas et j’en reveux.

A suivre...

Retrouvez tous les billets de la série ici.

mardi 7 février 2017

Tournée des pâtisseries parisiennes : L'Eclair de Génie, Christophe Adam (1/5)

Crédit photo : Séverine P.
Vous aimez la pâtisserie ? Ca tombe bien, Séverine aussi. Elle a profité de son dernier séjour parisien pour faire la tournée des plus grandes pâtisseries. Lorsqu'elle m'a proposé de publier son compte-rendu sur mon blog, j'ai bien sûr dit oui ! A partir d'aujourd'hui, Séverine va donc nous entrainer chez cinq pâtissiers parisiens à raison d'un pâtissier par mois. Ce premier billet de la série est consacré à L'Eclair de Génie de Christophe Adam, je vous laisse découvrir...

Bonjour, je m'appelle Séverine et je suis fan de pâtisserie. Après 7 ans en Finlande, je vis sur la côte nord-ouest des Etats-Unis depuis maintenant 10 ans. Ces dernières années, le mal du pays s’est particulièrement fait ressentir au niveau des douceurs et je me suis donc mise à pâtisser. J’ai aussi découvert des émissions telles que Qui sera le prochain grand pâtissier ou Le meilleur pâtissier. Cette dernière m’a tout particulièrement parlé car elle met en avant des candidats amateurs comme moi. J'ai ainsi découvert des noms comme Cyril Lignac, Christophe Adam ou Pierre Hermé et, à défaut de goûter à leurs créations, j’ai commencé à les suivre sur leurs pages Facebook et Instagram.

En juin 2016, je suis rentrée en France et, pour la première fois en 17 ans, j’ai passé plus de 24 heures à Paris, ma ville d’étudiante et de jeune adulte. Pour ce voyage, je m’étais fixé comme objectif de rendre visite à plusieurs grands pâtissiers qui me font rêver. J’avais mis trois adresses sur ma liste et j’ai fini par en visiter cinq : c’est ce que j’appelle un succès. Aujourd'hui, je vous invite à me suivre chez le pâtissier Christophe Adam.

Crédit photo : Séverine P.
L'Eclair de Génie de Christophe Adam

Ancien de la maison Fauchon ayant travaillé auprès de Pierre Hermé, Christophe Adam s’est spécialisé il y a quelques années dans l’éclair. Un petit gâteau bête comme chou dont les parfums jusqu’alors étaient très classiques : chocolat, vanille ou café. Il ouvre en 2012 sa première boutique L’éclair de génie à Paris. Il y en a à ce jour neuf à Paris et plusieurs autres dans le monde. Chaque boutique propose des éclairs, bien sûr, mais a aussi « sa » spécialité : glaces, café ou chocolats.

Crédit photo : Séverine P.
Je me suis rendue au Café L’éclair de Génie, rue Lepic, au pied de Montmartre et du Sacré Cœur. Nous avons goûté un éclair au chocolat et un éclair aux fraises des bois sur place et emporté des éclairs citron-yuzu, chocolat-coco, pralines-caramel au beurre salé et passion-framboise.
       
Christophe Adam rend la pâtisserie sexy et il est plutôt beau garçon ce qui ne gâche rien. Il a été le premier à inspirer ce challenge personnel. J'admire sa passion pour un produit particulier qu’il sublime à chaque transformation. Je voulais voir ça et surtout y goûter ! Et je n’ai pas été déçue : si certains parfums comme chocolat coco et fruits rouges sont plus classiques, d'autres comme le Yuzu et le Framboise-Passion m’ont transportée dans un univers gustatif que je ne connaissais pas. Chaque bouchée est une explosion de goûts et de saveurs subtils. Un vrai bonheur.

Crédit photo : Séverine P.
Christophe Adam a su sortir l’éclair des grimoires de grand-mère et lui redonner un sacré coup de jeune. Il en a fait un gâteau aux mille saveurs à part entière et, depuis que je suis passée à sa boutique, je n’ose plus manger d’éclairs de peur d'être déçue. Grâce à lui, j’ai aussi maitrisé la pâte à chou : c'est si simple quand le maître nous montre comment faire. Christophe Adam c’est mon chouchou à moi.

A suivre...

mardi 2 octobre 2012

Chez Claus, l'épicerie du petit-déjeuner



Jeudi, 3 mai 2012, minimales 10°C - maximales 18°C. 

Je viens de passer la nuit sous une couette moelleuse comme un chamallow. La lumière du jour me réveille et je tente, en vain, de me rendormir. Ma sœur, elle, dort à poings fermés. Nous sommes fatiguées de la veille, de notre long après-midi dans les rues de Paris et de notre dîner tardif à la maison. Il est bientôt 9h et j'ai promis à ma sœur de la réveiller. Je prononce son nom, elle tourne la tête, murmure quelques mots mais se rendort aussitôt. J'avais oublié qu'elle avait ce don. Je la rappelle de nouveau, plus fort cette fois.

"Sarah !"

Elle se réveille pour de bon. Je vais l'emmener chez Claus pour le petit déjeuner, "une alternative souriante à Rose Bakery" d'après Esterelle. C'est le rôle des grandes sœurs que de prendre soin des petites.



Quelque part dans le premier arrondissement, dans une petite rue calme à quelques pas du Louvre des Antiquaires, nous poussons la porte de Claus, l'épicerie du petit déjeuner. Un jeune homme timide mais souriant nous conduit à une table située à l'étage. Je choisis une petite table cachée dans un coin de la salle depuis laquelle je peux étudier les clients.

A ma gauche, un groupe d'anglophones est en début de repas et je jette un œil que j'espère discret sur leurs assiettes. En face de moi, deux jolies Américaines sont en pleine conversation. L'une parle en se lissant ses cheveux, elle porte un rouge à lèvre carmin qui met en valeur son teint de porcelaine. L'autre écoute en fronçant parfois les sourcils, elle porte une veste noire sur t-shirt à col évasé et boit son thé à petites gorgées. Je les trouve élégantes et je me sens brusquement un peu cloche avec mes cheveux décoiffés et mon foulard mal noué.



Sarah et moi étudions le menu, qui semble accomoder les petits appétits (plats à la carte au recto) comme les grandes faims (formules au verso). Sarah commande un café au lait et un müsli et je mise sur le Claus pour  pour affronter le reste de la journée.

Le Claus -18 € 
Boisson chaude
Jus de fruit frais au choix
Corbeille de pain avec beurre et confiture bio
Œuf la coque
Müsli façon Claus préparé la veille

Je suis tentée de feuilleter un magazine posé près de la fenêtre mais je sais que cela agacerait ma sœur. Heureusement, la corbeille de pain fait aussitôt son apparition, tout comme mon smoothie (en réalité, un jus d'ananas arômatisé à la menthe), ma tasse de chocolat chaud et la tasse de café au lait.

 

Je partage le pain avec ma sœur, il y en a plusieurs variétés. Je retrouve la mie légère et filante des pains français : comme cela m'avait manqué. Une flaque de confiture de framboises maison est servie dans une petite assiette. J'en tartine mon pain avec délice. Nous lui détectons un petit goût que nous n'arrivons pas à identifier et nous demandons au serveur de nous éclairer.

"C'est du sureau ! Ca donne comme un goût de litchi, n'est-ce pas ?"

Si !

Notre müsli, un mélange réconfortant de flocons d'avoine, de yaourt et de pomme râpée, arrive ensuite. Il est crémeux et peu sucré et je me promets d'en préparer de retour aux Etats-Unis. Mon chocolat est trop sucré à mon goût mais le jus d'ananas me séduit par sa fraîcheur et son puissant goût de menthe.

Mon œuf à la coque arrive enfin.



J'y trempe un morceau de pain frais et retrouve le goût des dimanche de mon enfance.

Il est bientôt midi, mes voisins de table sont déjà partis et la fille en noir a fini sa tasse de thé. La salle est bientot vide, nous avons fini de manger mais nous ne partons pas tout de suite. Depuis toute petite, ma sœur supplie ma famille de rester attablée à la fin du repas. Je suis prête à partir mais rien ne presse, nous sommes en vacances, et je nous donne le plaisir de savourer pendant encore quelques minutes la chance d'être ici toutes les deux.



Claus (la page facebook est par ici)
14 rue Jean-Jacques Rousseau
Paris 1er

Ne loupez pas les cookies vendus au rez-de-chaussée !

jeudi 29 janvier 2009

Cupcakes made in Paris


Photo : Cupcakes & Co

Vous en rêviez, Rebecca et ses copines l'ont fait : Cupcakes & Co est la première boutique parisienne entièrement consacrée au cupcake. La boutique semble girly à souhait et la carte est à croquer : carrot cake, cheesecake, red velvet ou encore key lime. Le meilleur des Etats-Unis aurait-il trouvé une place a Paris ? J'aimerais pouvoir en juger moi-même mais je n'ai hélàs pas prévu de retourner en France cette année. Si par chance vous poussez la porte de cette boutique rose bonbon, prenez des photos et envoyez-moi vos impressions par e-mail ! J'adorerais publier une revue de Cupcakes & Co sur mon blog. Je suis particulièrement curieuse de savoir si les cupcakes valent 3,40 € par pièce...

Cupcakes & Co
25, rue de la Forge Royale
75011 Paris
Tel: 01.43.67.16.19

Métro Faidherbe-Chaligny (ligne 8) ou Ledru Rollin (ligne 8)

Ouvert de 9h a 19h tous les jours sauf le lundi.

jeudi 21 août 2008

Le Loir dans la Théière



C'est un salon de thé où j'aimerais retourner cet automne, quand les journées seront courtes et les soirées un peu fraîches. Accompagnée d'un roman, je m'installerais au fond, loin des courants d'air, et je commanderais un thé au jasmin que je boierais fumant, pour me réchauffer...



On peut rêver !

Le Loir dans la Théière, c'est toute une ambiance. Des tables usées et des chaises dépareillés. Des magazines sous les vitres et des affiches sur les murs. C'est un peu brouillon mais c'est pour ça qu'on y est bien.

Le Loir dans la Théière, c'est aussi des desserts. Pas de macarons, ni de religieuses, mais des gâteaux simples et réconfortants qui rappellent la cuisine de maman : tarte à la rhubarbe, clafoutis aux abricots...



... tarte au citron meringuée...



... ou encore tarte à l'orange façon crème brûlée. Un conseil : venez en fin de journée pour ne pas devoir choisir car, avec un peu de chance, le crumble du jour aura disparu. Avec beaucoup de chance, il restera du clafoutis. Du clafoutis au bon goût d'oeuf, fondant et bien caramélisé. Du clafoutis dont chaque bouchée sera comme un retour en enfance. Du comfort food à la française comme je n'en trouve pas ici.



La tarte au citron meringuée vaut également le détour. Une meringue aussi haute, je n'ai jamais vu ça de ma vie. Je dois cependant vous avouer l'avoir trouvée un peu lourde, alors un conseil, partagez-en une part avec votre compagnon de table et accompagnez d'une tasse de thé.

Le Loir dans la Théière, c'est un salon de thé comme j'aimerais en avoir dans ma ville. Un endroit où aller quand le ciel est gris et la journée trop longue. Un endroit où les bleus à l'âme se soignent à coups de fourchette.



Le Loir dans la Théière a été la plus belle découverte gourmande de mon séjour. Le décor est absolument charmant, la nourriture fabuleuse et les serveurs à croquer (rendez-vous compte, ils sourient !). Un seul regret, le prix : 10€50 la formule goûter pour une personne, ce n'est pas donné mais que voulez-vous, un clafoutis encore plus fondant et caramélisé que celui de maman, ça n'a pas de prix.

Le Loir dans la Théière
3, Rue des Rosiers
75004 Paris
Tel : 01 42 72 90 61
Métro : Saint Paul

A noter :

Le Loir dans la Théière propose une formule brunch le week-end visiblement très populaire : pour éviter les foules, essayez-donc de passer à l'heure du goûter en semaine.



Message personnel :

Monsieur le gérant du Loir dans la Théière, je voudrais vous remercier pour ce merveilleux goûter dans votre établissement. Auriez-vous l'amabilité de partager avec moi votre recette de clafoutis ? J'habite un peu loin, voyez-vous, et je n'ai pas assez de miles sur ma carte Air France pour retourner en France cette année. Les clafoutis, ici, personne ne connait, c'est terrible. Vous pouvez donc m'envoyer la recette à tetelle(at)gmx.net. Merci. Je vous promets que je ne la mettrai pas sur mon blog.

Puisque nous y sommes, Monsieur le Gérant, j'ai bien consicence que les toilettes de votre salon de thé ont débordé alors que j'y étais mais c'est de la faute de la personne avant moi, pas de la mienne.

mardi 5 août 2008

Mes vacances sucrées-salées



Sucrées, les retrouvailles avec les amis...



... et les promenades dans Paris.



Salé, très salé, voire carrément amer, le voyage pour Paris. La semaine avait déjà mal commencé : un pneu crevé le lundi, un RDV qui n'en était pas un le mardi et un accident de voiture mercredi. Cela aurait pu s'arrêter là mais c'était sous-estimer Murphy : le jeudi, notre avion vers Detroit a 2h de retard, ce qui nous fait rater notre avion pour Paris. Après avoir enregistré nos bagages sur un vol que nous finissons aussi par rater, nous passons la nuit à Boston. Nous arrivons à l'hôtel et, au moment même où Jonathan récupère nos passes, l'alarme incendie retentit. Nous voici donc, à 2h du matin, sur les trottoirs de Boston, en compagnie de touristes en pyjama. Mais on garde le sourire, c'est les vacances !



Epuisés mais soulagés, nous arrivons à Paris le samedi matin.



Tendre et douce, la cérémonie de mariage de Nadège et Giovanni. Tous mes vœux de bonheur aux jeunes mariés !



Sucrées et savoureuses, les dragées des amoureux ! Les miennes n'ont pas fait long feu.



Sucré, très sucré, le rayon chocolat de Carrefour.



Très sucrés mais très bons, les Kinder Bueno au chocolat blanc. J'en ai ramené plein chez moi (merci maman !).



Salé, le concentré de crème de céleri de Campbell's, au rayon épicerie fine (!!!) de Carrefour, alors que ça n'a pas grand chose de fin, si vous voulez mon avis. Plus salé encore, son prix : 2,63€ pour cette boîte de soupe qui ne dépasse pas les 99 cents de ce côté-ci de l'Atlantique. Je devrais moi aussi me lancer dans le négoce de soupes Campbell's en France, qui sait, je deviendrai peut-être riche ?



Délicieuse, Rose Bakery. Une pâtisserie/restaurant/épicerie au design épuré où l'on trouve quantité de mets naturels et bios. Quiches, salades et, surtout carrot cake !! C'est frais, c'est sain, c'est beau et bien sûr, c'est bon !



Salée hélàs, l'addition : 5€ pour une petite quiche, c'est un peu cher. Et je ne vous dis pas combien ça fait en dollars US (un indice : trop !). C'est vrai que la quiche aux courgettes, aubergines et graines de courge était delicieuse et qu'il faut payer ces couverts en bambou mais quand même, c'est cher ! Maigre consolation, j'ai trouvé que tout était cher à Paris, cette année. Au lieu de vous ruiner chez Rose Bakery, je vous suggère donc d'acheter leur livre de cuisine dont je n'arrive déjà plus à me passer. Les pancakes à la ricotta sont excellents, le carrot cake est A TOMBER et les barres sucrées aux haricots rouges à la fois légères et originales.

Rose Bakery, 46 rue Martyrs, Paris 75009 - Métro : Notre-Dame de Lorette



Sucré (et un peu acidulé), le yaourt myrtille (et gouttes de violette) de Michel et Augustin. Un mariage fabuleux et complètement addictif !



Sucrées mais jamais trop, les délicates pâtisseries de Sadaharu Aoki.



Sucrée et délicieusement caramelisé, le clafoutis aux abricots que j'ai goûté au... Vous en saurez plus dans mon prochain billet, hé hé... En attendant, si vous avez une recette de clafoutis de ce style, je suis preneuse !



Sucrée et dangereusement meringuée, la tarte au citron que Jonathan a commandé au... Et si je vous laissais deviner ?



Salé puis sucré, convivial et délicieux, l'apéritif dinatoire chez Delphine. C'était trop court, le temps est passé trop vite mais on reviendra, en vol direct cette fois !

lundi 2 juin 2008

Paris gourmand



L'autre jour, je me suis amusée à compter les heures que je passais dans ma voiture... Entre sept et huit par semaine. Je n'ai pas calculé combien ça faisait par mois, j'ai eu peur du résultat. Toujours est-il que ça fait beaucoup d'heures passées à refléchir, sur mon dernier projet à rendre ou sur ce que je vais manger le soir.

Hier soir, alors que j'étais arrêtée à un feu, je me suis fait la reflexion que l'été était enfin là. J'ai alors pensée au mariage de Lauren, le vendredi 4 juillet, puis à celui de Nadège, le samedi 12 juillet. Il y a un an, ces dates me paraissaient tellement loin ! Aujourd'hui, elles me narguent derrière la page "Juin" de mon calendrier. Quand toutes les cases seront cochées, je tournerai la page et préparerai mes valises. Les vacances, enfin ! Dans ma voiture, toujours, j'ai pris conscience que je n'avais pas eu autant de temps libre d'affilée depuis mon chômage, au printemps 2005.



J'ai trois semaines de congés par an. Vous pensez que c'est peu ? Beaucoup d'Américains débutent leur carrière avec deux malheureuses semaines de congés payés. Dans ces conditions, on se débrouille pour que chaque minute de nos vacances se passe au mieux. Dans mon cas, cela veut dire que je recherche à l'avance les restaurants et pâtisseries que je souhaite tester sur place : un mauvais repas à Paris, c'est un luxe que je ne peux pas me permettre !

Il y a deux ans, j'avais collecté mes adresses au fil de mes visites sur les blogs gourmands. Cette année, je compte sur deux petits livres pour guider mes papilles pendant leurs vacances parisiennes. Le premier n'est autre que le dernier livre de l'incontournable Clotilde Dusoulier, Clotilde's Edible Adventures in Paris. Le second, Pâtisseries of Paris, est une gourmandise publiée par une anglaise, Jamie Cahill, et illustrée par Allison Harris. Tous deux sont édités en anglais.

Clotilde's Edible Adventures in Paris est une véritable mine d'adresses gourmandes. Restaurants, bars, pâtisseries, chocolatiers... Il y en a pour tous les goûts et tous les budgets. Son livre est organisé en deux parties, la première est dédiée aux restaurants tandis que la seconde est consacrée aux boutiques, patisseries et chocolateries. Comme Clotilde l'explique dans sa préface, Clotilde's Edible Adventures in Paris est le genre de livre que tout gourmand aimerait acquérir avant de partir en voyage. En plus de nous livrer des revues très détaillées, Clotilde a pris le temps d'expliquer le vocabulaire et les habitudes à table des Parisiens. Avant de partir, n'oubliez pas d'imprimer la liste des mises a jour sur le mini-site du livre. Si vous n'avez pas l'intention d'aller a Paris de sitôt, la douzaine de recettes se trouvant dans ce livre devrait vous permettre de goûter à la capitale.

Pâtisseries of Paris est quant à lui une véritable gourmandise. Tout dans ce livre est séduisant, de la couverture aux tons pastel aux superbes photos en couleurs. Même le papier est d'excellente qualité ! Certaines adresses m'ont rappelé de délicieux souvenirs (hum, le chocolat chaud de chez Angelina), tandis que d'autres ont piqué ma curiosité. J'ai très envie de découvrir le pain au chocolat blanc Au Panetier, dans le 2ème, ou encore de prendre le petits-déjeûner au Confiturier, dans le 6ème. Je suis vraiment tombée sous le charme de ce petit livre aussi élégant que pratique, qui trouvera aussi bien sa place dans votre salon que dans votre sac de voyage.



Et vous, alors, vous avez des adresses à me conseiller ?