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lundi 25 septembre 2017

La recette des biscottes


Il y a 15 ans, j'avais une copine française, Diana, qui avait une obsession : les biscottes. Elle était désespérée à l'idée de ne pas en trouver au supermarché US mais elle a rapidement découvert que l'épicerie italienne Di Bruno's en vendait à Philadelphie. Je sais pas combien courait le paquet de biscottes qu'elle achetait (sûrement pas donné) mais je regrette aujourd'hui ne pas m'être penchée plus tôt sur l'étymologie du mot "biscotte"... car Diana aurait fait de sacrées économies.

Je m'explique.

Le mot "biscotte" vient en effet de l'italien biscotto qui signifie "cuit deux fois". Vous connaissez les biscotti, ces biscuits secs qu'on déguste trempés dans le café ? Grâce à Food Network, je savais qu'il s'agissait d'une sorte de pâte à cake cuite deux fois. Mais alors, si un biscotti est réalisé à partir d'une pâte à cake, de quoi sont faites nos biscottes françaises ? C'est en voyant un paquet de biscottes dans une autre épicerie italienne que la réponse m'a sauté aux yeux.

Les biscottes, c'est du pain de mie cuit. 

Et ouais.

Du coup, c'est vraiment super facile de faire des biscottes maison. Il vous faut un paquet de pain de mie (j'aime bien le blanc étiqueté organic chez Trader Joe's), une plaque de cuisson et un four. C'est tout. Si seulement Diana avait su ça.

Biscottes maison

Ingrédients

Tranches de pain de mie (c'est tout !)

Préparation 

Préchauffer le four à 200°C (400°F).

Répartir les tranches de pain de mie sur une plaque de cuisson puis glisser au four pendant 20 minutes en retournant les tranches à mi-cuisson.

Les biscottes sont prêtes lorsqu'elles sont uniformément dorées.

Laisser refroidir sur une grille avant de déguster.

Les biscottes se conservent plusieurs semaines dans une boîte hermétique.

lundi 11 septembre 2017

Mon activité d'écrivain freelance + auteure auto-éditée

"Mais c'est quoi exactement ton travail, Estelle ? Et comment t'as fait pour imprimer tes livres ?" : ce sont *LES* deux questions qui vous brûlent la langue ! J'y ai répondu cet été dans un live de 41 minutes sur la page Facebook de mon blog. La vidéo ayant eu beaucoup de succès, je la poste aujourd'hui sur le blog dans l'espoir de vous encourager à suivre votre petite voix... N'hésitez pas à me laisser *vos* questions sur le sujet dans les commentaires pour y répondre dans le cadre d'une prochaine vidéo.

Mon activité d'écrivain freelance + auteure auto-éditée



Références 


Mes articles pour la presse régionale :

La plateforme de vente de mes livres est Gumroad.com.

Retrouvez le Guide de survie alimentaire aux Etats-Unis et Un amour de myrtille sur ma page Gumroad.


Vous avez aimé ? Partagez !


Merci de partager cette vidéo avec votre famille et vos ami.e.s qui auraient besoin de soutien et d'encouragement dans leur chemin.

lundi 7 août 2017

10 astuces pour manger sain et pas cher aux Etats-Unis


Comment manger sain aux Etats-Unis sans y laisser un rein ? C'est la question que l'on se pose en voyant le ticket de caisse de son premier passage en caisse : 2,99$ c'est le prix d'une livre de pommes, pas d'un kilo. Ce premier passage au supermarché est aussi l'occasion de découvrir que les produits industriels sont plus faciles à trouver que les fruits et légumes, que les barres chocolatées en caisse sont encore en promo, les rayons de chips et de sodas remplis de tentations et la bouteille de cocoa moins chère que celle d'eau. Passée cependant la période de choc initial, il s'agit de développer des stratégies pour manger des sains sans y laisser sa chemise. Voici 10 astuces que j'ai développées au cours des 15 dernières années pour manger sain aux US sans y laisser sa chemise.

Manger sain, ça veut dire quoi ?


Pour commencer, mettons-nous d'accord sur la signification de l'expression "manger sain". Une alimentation saine, c'est pour moi une alimentation qui privilégie les aliments naturels et non raffinés, tels que les fruits, les légumes, les céréales, légumineuses, les produits laitiers sans sucres ajoutés, la viande et le poisson. Je privilégie en ce qui me concerne les produits issus de l'alimentation bio et garantis sans OGM (GMO en anglais) mais il appartient à chacun de déterminer sa position en la matière en fonction des informations collectées sur le sujet.

Je remarque qu'il existe beaucoup d'idées reçues (certaines fondées, d'autres non) au sujet de l'industrie agro-alimentaire américaine et, pour vraiment en comprendre les enjeux, je vous recommande la lecture du livre The Omnivore's Dilemna du journaliste Michael Pollan. C'est LE livre que je recommande à celles et ceux qui souhaitent poursuivre les réflexions commencée dans mon Guide de survie alimentaire aux Etats-Unis  et devenir des consommateurs éclairés. Vous découvrirez que le maïs transgénique se cache jusque dans vos chicken nuggets, comprendrez pourquoi les escalopes de poulet sont énormes (vous envisagerez à ce stade de devenir végétarien) et découvrirez ce qui se passe vraiment dans une ferme bio.


10 astuces pour manger sain et pas cher aux Etats-Unis 


Le prix et la variété des aliments varient énormément d'un Etat à l'autre. Beaucoup d'expats se plaignent du budget des courses, celui-ci s'élève facilement à 1000$ pour une famille de 4. Chez nous, le budget alimentaire s'élève pour une famille de 750-800$ par mois pour 4 personnes. A noter : ce chiffre exclut mes consommations de café à l'extérieur de la maison (écrire avec un latte, c'est mon petit plaisir à moi). Pour réduire mon budget alimentaire sans sacrifier la qualité de notre alimentation, voici donc mes astuces.

1. Aller au supermarché le ventre plein. 


C'est le meilleur moyen de ne pas céder à l'appel des paquets de pop-corn bio à l'huile d'olive chez Trader Joe's à grignoter dans la voiture (comment ça vous n'avez jamais fait ça ?).

La baguette bio à 1,99$, en voilà un bon plan !


2. Faire les courses toutes les deux semaines AVEC une liste !


Soyons honnêtes : chaque passage chez Trader Joe's finit invariablement par l'achat de produits dont on n'a pas besoin. Un thé à la citronnelle ? De nouveaux biscuits de Belgique ? Allez hop, dans le chariot. Faire les courses toutes les deux semaines, c'est limiter les tentations de faire des écarts. Une liste permet quant à elle de rester concentré sur les produits dont on a vraiment besoin et éviter de se rendre compte de retour à la maison qu'on a oublié les pommes de terre pour le gratin. Réduire la fréquence des courses, cela permet aussi d'économiser du temps et de l'essence.

3. Manger moins de viande 


La viande bon marché, ça n'existe pas. Parce que je refuse d'acheter de la viande à 1,99$/kilo provenant d'animaux élevés en CAFOs, on ne trouve pas beaucoup de viande rouge à notre table. Oui mais les protéines, me direz-vous ?

Regarder du côté des légumineuses. Eh oui ! Pois chiches, haricots secs et lentilles sont d'excellentes sources de protéines. Voici quelques recettes à base de légumineuses qui plaisent beaucoup à ma famille :

Une superbe soupe de petits pois relevée au citron signée
Barberet Bistro à Lancaster, Pennsylvanie

4. Cultiver un jardin

Il s'agit là d'un investissement à long terme qui vous coûtera plus d'argent qu'il ne sous en rapportera à court terme si vos projets de jardinage sont trop ambitieux (je parle ici d'expérience). Commencez par maitriser la culture d'herbes (persil, basilic, ciboulette et menthe, par exemple) avant de vous aventurer dans la culture de roquette, laitues, blettes ou encore haricots verts en été.

** Retrouvez mes conseils pour se lancer dans le jardinage en pots sur mon blog.** 


Les meilleures asperges, ce sont celles de votre jardin !


5. Etre membre d'une CSA (Community-Supported Agriculture, l'équivalent des AMAPs en France)


En échange d'un chèque en début de saison, vous recevrez un panier de légumes hebdomadaire. Etre abonné à un service de ce type, c'est résister aux tentations du farmers market (cookies, ente autres !) et éviter les passages au supermarché pour une carotte ou un oignon. Pour localiser une CSA près de chez vous, RDV sur le site LocalHarvest.org.

6. Avoir un placard bien garni


C'est le meilleur moyen de résister à la tentation des repas à emporter (vous savez, le General Tso chicken avec ses 3 fleurets de brocoli) souvent trop gras et coûteux lorsqu'il s'agit de nourrir une famille. Mon dîner sur le pouce préféré, c'est une salade de thon aux olives et céleri avec une vinaigrette au vin rouge que je peux assembler en 5 minutes.

7. Acheter les fruits et légumes de saison


Je ne vous l'apprends pas, c'est beaucoup plus cher d'acheter des fraises et des poivrons en hiver ! En été, faites le plein de légumes et préservez-les selon la méthode de votre choix (conserve, congélation etc.)
Les délicieuses tomates Sungold du marché de ma ville

8. Acheter en gros


Les magasins Sam's Club et Costco permettent à leurs membres d'acheter de nombreux produits en gros et d'effectuer ainsi des économies. Quand j'étais membre, j'achetais mon huile d'olive, les noix, la viande et les fruits surgelés bios. Pour faire des économies dans ce genre de magasin, il faut cependant être hyper discipliné pour pas se retrouver avec 1 kilo de Twix ou de crackers. Chez Whole Foods, vous bénéficierez de 10% de réduction sur l'achat de l'équivalent d'une caisse d'un produit. Je profite de cette offre pour acheter une caisse de mangues Ataulfo en mars ou de 12 cartons de chiche dont nous sommes de grands consommateurs. Les grands amateurs d'épices se tourneront vers Amazon pour leur appétit en cumin ou curry bio.


Excès de tomates transformées en sauce tomate

9. Utiliser l'intégralité d'un produit


Une carcasse de poulet dans le frigo ? Faites-en du bouillon. Des fanes de radis ? Transformez-les en soupe. Des feuilles de poireaux ? Placez-les dans un sachet hermétique et placez-les au congélateur pour les utiliser plus tard dans un bouillon.

10. Fréquenter les épiceries internationales


Un bidon d'huile d'olive de 3 litres pour 15$ ? 1 kilo de couscous pour 1$ ? Un gros sachet de curcuma pour 3$ ? 100 sachets de thé vert pour une poignée de dollars ? C'est possible quand on fréquente les épiceries moyen-orientales, indiennes ou chinoises !


Les eaux de fleur d'oranger et de rose sont deux fois moins chères chez Zahra's à
Newark dans le Delaware que chez Whole Foods !

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Retrouvez d'autres astuces sur mon groupe Facebook, "Bons plans gourmands aux Etats-Unis".  Et vous, quelles sont vos astuces pour manger sain et pas cher aux Etats-Unis ? 

lundi 20 mars 2017

Nourriture française / nourriture américaine : entretien vidéo avec l'Américaine Christina Rebuffet

A post shared by Estelle Tracy (@estelletracy) on

Si, comme moi, vous fréquentez régulièrement les groupes d'expats aux Etats-Unis, vous connaissez sûrement Christina Rebuffet. Sinon, laissez-moi vous la présenter : Christina est une Américaine en France connue pour ses leçons d'anglais pratique sur YouTube. Peu après avoir fait sa connaissance sur le groupe Francais d'Amerique du Nord sur Facebook, je me suis attachée à cette prof d'anglais bienveillante qui a réussi à moderniser l'apprentissage de l'anglais. Mariée à un Français, Christina est bien placée pour connaitre les difficultés linguistiques des expats français aux Etats-Unis. Si nos missions sont différentes, je me suis reconnue dans l'enthousiasme qu'elle déploit pour servir son audience.

A l'automne dernier, j'ai eu le plaisir d'échanger avec elle sur mon sujet de prédilection : la nourriture. Après une brève présentation (j'ai découvert que nous chacune traversé l'Atlantique il y a 15 ans), nous avons discuté, avec humour mais sans jugement, des surprises qui nous attendaient dans notre nouveau pays d'accueil. Notre échange en anglais a fait l'objet de deux vidéos que je suis ravie de partager avec vous aujourd'hui.

Dans la première vidéo, il est question, entre autres, de petit-déjeuner américain et de nos expériences respectives dans les supermarchés de nos pays d'accueil. J'y partage également mes conseils pour s'adapter à une nouvelle culture culinaire. Je vous laisse découvrir.


Dans la seconde vidéo, je dévoile l'identité de l'ingrédient américain incontournable (futur.e.s expats, prenez note !), j'explique la différence entre les farines française et américaine et passe en revue le vocabulaire culinaire anglais que j'aurais aimé avoir appris à l'école !



J'espère que vous prendrez autant de plaisir à regarder ces vidéos que Christina et moi avons pris à les réaliser. Si ne vous retenez qu'une chose de notre conversation, qu'il s'agisse de celle-ci : soyez curieux et gardez l'esprit ouvert lors d'une expatriation. Gardez votre enthousiasme et apprenez à rire de vos erreurs. Et si vous ne trouvez toujours pas de lardons aux Etats-Unis, faites appel à ma communauté de plus de 2500 gourmands sur Facebook, Bons plans gourmands aux Etats-Unis.

lundi 9 janvier 2017

Mes vœux pour 2017

Carte Quiet Boy Studio pour Trader Joe's
Après une semaine passée à me creuser la tête (je fais classique ou original ? Sérieux ou amusant ?), je suis venue vous présenter mes vœux pour 2017 : je vous souhaite plein de bonnes choses, comme la santé, l'amour et la prospérité ainsi que des lunch boxes qui se font toutes seules, puisqu'on y est.

En réalité, ce que je vous souhaite en 2017, c'est d'aller à la rencontre de vous-même. Ce n'est pas un chemin facile. Il est sinueux, rempli d'embûches et de mirages. La tentation sera grande de prendre les rêves des autres pour les vôtres mais il n'y a que vous pour découvrir qui vous êtes. Alors allez-y. Soyez déraisonnable. Ecoutez votre cœur. Séchez vos larmes. Allez là où vous conduit la peur.

Si je vous souhaite ça, c'est parce que moi, je veux vivre comme ça. Mais vous savez quoi ? J'ai peur. J'ai peur parce que je sais ce qui m'attend. Les faux départs. Les déceptions. La fatigue. Le ridicule. Les regards de l'entourage ("mais c'est quoi exactement ton travail ?") Combien de projets ai-je commencés sans finir ? Combien n'ai-je pas le courage d'aboutir ? C'est tellement plus facile de rester sur place. Le problème, c'est que c'est aussi beaucoup plus ennuyeux.

Cet hiver, pendant les vacances des enfants, j'ai fait une pause pour reprendre mes forces. Entre deux visites au musée, j'ai pris une grande respiration et décidé que cette année, je vais concrétiser mon rêve de créer un "Journal de bord gourmand aux Etats-Unis".

Ce journal, je l'imagine comme un compagnon de bord de mon Guide de survie alimentaire aux Etats-Unis. Je vais pouvoir en rendre l'intention - celle de sortir des sentiers battus - beaucoup plus explicite. Au fil des pages, on trouvera des invitations à vivre son expérience américaine avec humour, courage et gourmandise. On pourra y consigner ses souvenirs, les bonnes comme les mauvaises surprises (il y aura des pages réservées à ses frustrations) ainsi que ces petites choses d'apparence anodines mais remplies de sens. Un ticket de caisse de restaurant (votre premier repas aux US). Une carte de visite (votre restaurant à sushi préféré). Une recette de cuisine, offerte par un voisin ou une collègue (des cookies, par exemple). A chacun de retracer son parcours.

Concrétiser un projet de cette nature, c'est tout une succession d'étapes à accomplir : identifier un.e graphiste, une imprimerie, raturer une dizaine de brouillons, téléphoner à ses lectrices (et quelques lecteurs) pour confirmer qu'il s'agit d'une bonne idée, demander son avis à Jonathan, rassembler des devis, choisir ses prestataires, donner le coup d'envoi de l'impression, récupérer des cartons en espérant ne pas trouver de coquilles, humer le papier neuf et sourire, enfin. Et puis, ensuite, la magie de la première commande.

Il faut avoir le cœur bien accroché mais vous savez quoi ?

J'adore ça.

J'ai toujours aussi peur (ma mère aussi, croyez-moi) mais, maintenant que je vous ai confié mon projet, je ne peux plus reculer.

Alors, prêt.e.s à avoir peur ensemble ?

PS : au fait, un carnet de recettes aux pages blanches mais à la couverture assortie au journal, ça vous dit ?

PPS : faire partie des testeurs du journal, ça vous dit ?

jeudi 15 septembre 2016

Genèse d'une couverture de livre


Dans beaucoup d'esprits, le processus créatif s'apparente à un voyage en avion : une ligne droite qui relie un point de départ à une destination. On connait l'heure d'embarquement, on a une bonne idée de celle de l'aterrissage et, à quelques turbulences près, le voyage se fait sans grande surprise. Dans les faits, le processus créatif ressemble plus à un road trip dans lequel on s'embarquerait sur un coup de tête, avec une vague idée seulement de la destination. Le chemin lui-même est riche en surprises et en détours  mais, à l'arrivée on goûte à la satisfaction d'avoir vécu une belle aventure. Comme dans le cas d'un vrai road-trip, le créateur puise son plaisir aussi bien dans le voyage que dans sa conclusion.

J'ai une vraie fascination pour le processus créatif. C'est un vrai bonheur pour moi de visiter un studio d'artiste, ne serait-ce que pour apprécier que le chemin vers la création n'est pas linéaire. Aujourd'hui, j'ai donc décidé de partager le chemin entre le moment où j'ai décidé de retravailler la couverture du guide de survie et celui où j'ai déclaré le projet bouclé. J'espère que, vous apprécierez vous aussi le chemin que l'idée a parcouru et, si d'autres auteurs comme moi font le choix d'auto-publier, je serais ravie de partager dans un qutre billet quelques conseils pour mieux appréhender le processus de collaboration avec d'autres artistes.

Enjoy the ride!

Juin 2015 : création de la première couverture 


En mai 2015, à la demande de lecteurs, je décide de faire imprimer mon guide. J'ai une idée très précise de son format (brochure, pour qu'il puisse glisser dans un sac à main) et de la qualité du papier (lisse et brillant, pour qu'il puisse résister aux lectures répétées en cuisine) mais je ne sais pas à qui m'adresser. Par le plus grand des hasards, mon chemin croise celui d'une imprimerie alors que je vais récupérer ma voiture au garage. C'est dans cette petite imprimerie que seront imprimés mes guides quelques semaines plus tard.

Le mois de juin est alors consacré à de nouveaux cycles de relecture et de mise en page. La date de sortie du guide étant fixée au 14 juillet, je n'ai pas le temps de travailler avec un illustrateur/graphiste pour la couverture du livre. Je créée donc la première couverture du guide sur Canva pendant la sieste de mes filles : je veux quelque chose de très coloré pour attirer l'attention des visiteurs lors de ma séance dédicace à La Baguette Magique.

Quand on tient compte du fait que je ne suis pas graphiste, la première couverture n'était pas trop mal. Très vite, pourtant deux problèmes se posent :
  1. La photo ne capture pas l'intégralité du contenu du guide.
  2. Le rouge est une couleur très difficile à capturer en photo. Pour quelqu'un d'actif sur Instagram qui comptait sur la plateforme pour faire connaitre le livre, cela a constitué un problème.
Dès juillet, l'idée de retravailler la couverture du livre commence à germer.

Juillet-Septembre 2015 : identification de l'artiste

Parmi les nombreux artistes que je suis alors sur Instagram, il y a Christina Hart de Wild Hart Paper Co. J'adore son style féminin et épuré, ainsi que sa graphie élégante que je rêve d'incorporer à mon travail. Fin juillet, je lui demande donc un premier devis pour un tampon encreur "merci" pour personaliser les cartes qui accompagnent les commandes du guide. L'impact d'un tampon me semblant pourtant moins important que celui d'une nouvelle couverture, je la recontacte pour un autre devis, cette fois pour une illustration de couverture. Je la remercie et laisse l'idée faire son chemim.

Mi-août, grâce à l'article que le French Morning consacre à mon guide, j'entre dans mes frais et je dispose des fonds nécessaires pour financer une nouvelle couverture. Je recontacte Christina et nous nous mettons d'accord pour nous rencontrer début septembre.

Début septembre, coup de théâtre : Christina m'annonce sa décision de ne plus accepter de travail personnalisé pour se concentrer sur sa (très jolie) ligne de papeterie. Retour à la case départ.
Crédit photo : Wild Hart Paper Co.
L'idée de calligraphier le titre du livre ne me quitte pourtant pas. Je me rappelle soudain que Dan McShane, un artiste de ma ville,est aussi connu pour son travail d'illustration que de calligraphie aux accents vintage dont je suis fan. L'inscription "Kennett Square" sur ce sac qui me suis partout ? C'est lui. Comment n'y ai-je pas pensé plus tôt ? C'est décidé, c'est avec Dan que je veux travailler.


Le 8 septembre, je lui envoie une proposition de collaboration par e-mail. Les jours passent, aucune nouvelle. Je le contacte sur Instagram. Un e-mail de ma part ? Il n'a rien reçu. Je renvoie mon message, qui finit lui aussi dans sa boîte spam (merci Gmail), Nous prenons rendez-vous dans un café le 9 octobre afin de passer le projet en revue.

Précision de taille, Dan ne parle pas français. De plus, s'il a réalisé de nombreuses illustrations et logos, il s'agit là de sa première illustration de couverture. J'ai consicence de prendre un risque en travaillant avec lui mais voilà, il faut savoir vivre dangereusement.

Au café, je passe en revue l'intégralité du guide de survie. Je lui explique alors ma vision pour la nouvelle couverture : un titre calligraphié aux accents vintage et un élément qui rappelle l'Amérique des années 50, celle des milk shakes, des blousons en cuir et des diners. Pour moi, c'est la bouteille de lait en verre qui symbolise cette Amérique que j'aime et je lui donne carte blanche pour l'incorporer au design.

Avant de partir, je lui montre un exemple d'illustration dont il peut s'inspirer. Coïncidence, elle s'avère avoir été réalisée par l'un de ses artistes préférés. Je décide que c'est bon signe.


Octobre 2015 : réalisation des premiers croquis

Fin Octobre, Dan m'envoie trois croquis de titres calligraphiés.


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J'accuse réception des croquis et me donne 48h de refléxion (surtout ne pas choisir un croquis à chaud !), je choisis, avec l'aide de ma soeur, le croquis numéro 3. Bonne nouvelle, il s'agit du croquis préféré de Dan. Etape suivante : la couleur et l'inclusion de l'illustration.

Novembre 2015 : le choix de la couleur et de l'illustration

A partir du troisième croquis, Dan réalise deux ébeauches de couverture :


1
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Nous progressons mais j'ai deux problèmes : le premier autour de la couleur, le second autour de l'illustration. Le bleu que Dan a choisi n'est pas du tout (mais alors DU TOUT) ma tasse de thé. Je recherche souhaite chose de plus féminin, sans être girly. D'autre part, et c'est bien là le plus gros problème, la bouteille de lait ne représente pas, là encore, toute la portée du livre.

Lorsque je montre ces deux brouillons à Jonathan, nous réfléchissons ensemble à un élément plus général qu'une bouteille de lait. La réponse me vient aussitôt à l'esprit : une assiette, bien sûr ! Le titre de l'un des livres de ma bibliothèque, Will Write for Food, repose justement dans une assiette.



Fin novembre, juste avant Thanksgiving, je reprends donc rendez-vous avec Dan pour le mettre sur la voie des nouveaux changements. Pour l'illustration, il voit où je veux en venir et je guette sa réaction en sortant Will Write Food de mon sac : son regard s'illumine, ouf, il est inspiré ! Pour la couleur, je lui propose de s'inspirer de la palette - féminine mais pas girly - d'une carte signée Trader Joe's.


Et c'est parti pour un nouveau cycle de révisions.

Décembre 2015 : finalisation de la nouvelle couverture 

Début décembre, Dan m'envoie alors quatre nouvelles propositions. 

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Je saute de joie en découvrant la première proposition. Pour moi, c'est simple, elle est PARFAITE ! Dan apporte quelques finitions et, fin décembre, juste avant Noël, nous déclarons le projet bouclé. J'attends la fin des fêtes de fin d'année pour présenter la nouvelle illustration au monde. TA-DA !!



L'aventure aura en tout duré trois mois et je n'ai qu'une envie, c'est de repartir au plus vite. Un journal de survie alimentaire aux Etats-Unis, ça vous dit ?

mercredi 6 avril 2016

Guide de survie alimentaire aux Etats-Unis, deuxième !



Il y a exactement un an, je démissionnais de mon travail salarié après 10 années de bons et loyaux services. Je n'avais pas de plan particulier sinon celui de publier le Guide de survie alimentaire aux Etats-Unis, de boire plein de lattes et de manger des glaces en ville avec mes filles. Mon objectif était simple : reprendre mon souffle avant de reprendre le chemin du travail au mois de septembre.

Le 7 avril 2015, après plusieurs jours d'écriture et de relectures, je chargeais enfin la version électronique du livre sur la plateforme Gumroad. La couverture n'était pas très jolie, j'avais laissé passer quelques coquilles mais le fond était solide et je savais qu'il aiderait d'autres Français à trouver leurs marques aux Etats-Unis. Le coeur battant, j'ai donc appuyé sur "publier" avant d'aller prendre l'air. Sur le chemin du retour, j'ai réalisé ma première vente.

La suite, vous la connaissez : j'ai lancé le projet "37 chocolats" au mois de juin, imprimé le guide au mois de juillet, avant que le site French Morning n'y consacre un article au mois d'août. L'impact de cet article ayant dépassé mes attentes, j'ai alors pu embaucher un artiste pour donner un coup de jeune à la couverture. Le chemin du travail salarié, lui, je ne l'ai jamais repris.


La première édition du Guide de survie alimentaire aux Etats-Unis est aujourd'hui épuisée, même s'il en reste techniquement six exemplaires en France et deux un aux Etats-Unis (ceux-ci sont vendus à 50% du prix original de vente de 14,99$, envoyez-moi un e-mail à estelle.tracy(at)gmail.com si vous souhaitez en acquérir une copie). Un an exactement jour pour jour après la sortie de la version électronique du guide, je suis ravie de vous présenter la version 2.0 de mon guide. Parmi les changements, vous noterez...

Une nouvelle couverture


La nouvelle couverture, c'est simple, je l'a-do-re ! Celle-ci est le fruit d'une collaboration avec l'artiste Dan McShane, un artiste de ma ville dont j'admire le travail depuis des années. Il a su infuser à son travail la touche vintage américaine qui me tenait à cœur et le résultat dépasse de loin mes espérances. C'était un risque de travailler avec un artiste 1) non-francophone et 2) sans expérience dans le monde de l'édition mais c'est un risque que je suis ravie d'avoir pris. Il nous aura fallu au total trois mois de pour concrétiser ma vision et je vous expliquerai dans un prochain billet comment Dan a réussi à la créer la couverture de mes rêves.

Oh et autre précision, en doublant le tirage du nombre de livres par rapport à celui du mois de juillet, j'ai pu faire imprimer la couverture sur un papier plus épais. Yes !

Un contenu mis à jour

Dick Taylor, une marque de chocolat artisanal que je recommande dans mon guide !

La section consacrée au chocolat s'est refait une beauté. Après avoir dégusté plus de 40 tablettes à dans le cadre du défi "37 chocolats", j'ai ajouté de nouvelles marques de tablettes dans ma liste de recommandations. J'ai également inclus une recette de crème fraîche, apporté de petites précisions suite au retour de certains lecteurs et ajouté le nom d'un nouveau fournisseur de thé que j'ai découvert cet été.
 .
De nouveaux partenaires

Crédit photo : Le Panier Francais

Voilà des années que je rêve de proposer des offres spéciales à mes lecteurs expats sur des produits qui nous manquent lorsqu'on vient de débarquer aux Etats-Unis. L'an dernier, j'avais approché 10 entreprises pour leur proposer de s'associer avec moi : deux m'avaient répondu, une seule, Le Panier Francais, avait été en mesure de proposer une offre aux lecteurs du guide.

Cette année, le succès du guide aidant, le réseau de partenaires s'est agrandi ! Tous les lecteurs du guide (ceux qui l'ont déjà comme ceux qui vont l'acheter) auront donc accès à 6 "codes de survie" pour mieux soigner leur mal du pays. Un grand merci à Miam Miam BoxBon Appétit Box, Le Panier Francais, Eurofood Depot, Babeth's Feast et Little Normandy pour leur confiance ! Vous recevrez le fichier d'offres au format PDF directement après avoir passé commande.


A titre de référence, il suffit d'une commande sur le site Bon Appétit Box pour amortir les frais d'achat du guide. 

Et le prix, alors ?

Le prix du guide papier reste inchangé, celui-ci est de 14,99$ auxquels s'ajoutent les frais de port :

  • 2$ aux Etats-Unis 
  • 3,50$ pour le Canada
  • 4$ vers la France et l'Europe.

Les frais de port sont offerts aux Etats-Unis jusqu'au 30 avril 2016 en saisissant le code "blog" au moment de passer votre commande.

Le prix de la version électronique reste inchangé jusqu'à la fin du mois d'avril 2016, il passera à 11,99$ à partir du 1er juin.

Commander le Guide de survie alimentaire aux Etats-Unis

Une séance dédicace !


Avec Michel Cluizel USA, la filliale américaine de l'entreprise normande Michel Cluizel, nous sommes en train d'organiser une séance dédicaces au mois de mai (la date est encore à déterminer) dans le Chocolatrium (musée du chocolat) situé à West Berlin, en banlieue de Philadelphie, dans le New Jersey. 

Après le New Jersey, mon objectif est de rencontrer mes lecteurs à New York. Si vous connaissez un endroit susceptible de m'accueilir, merci de me contacter par e-mail à estelle.tracy(at)gmail.com. 

La suite...
"De l’humilité, de la curiosité, de l’honnêteté, de la simplicité, des possibilités et des opportunités ! Car finalement, c’est ce qu’Estelle apporte avec son guide : plusieurs voies possibles après à chacun d’en saisir les opportunités !"
Mon objectif est de vous donner les clés pour explorer votre région des Etats-Unis et y trouver de nouveaux repères. Je travaille donc actuellement sur un compagnon de route aux couleurs du guide pour que vous puissiez écrire la suite, inscrivez-vous dès à présent à la newsletter pour être informé de sa sortie.

Merci 

Pour finir, je tiens à remercier celles et ceux qui m'ont soutenue d'une manière ou d'une autre au cours des derniers mois, que ce soit par une parole, un e-mail, une lettre, une commande ou une tablette de chocolat. Ce sont ces manifestations de soutien qui permettent de traverser les plus grandes périodes de doute et de découragement quand je remets en question mes choix professionnels. Une pensée toute particulière pour Jonathan sans qui rien de cette nouvelle vie n'aurait été possible.

Merci de partager cet article avec vos amis expats, futurs expats, au pair ou futurs au pair aux Etats-Unis ! 

mercredi 2 décembre 2015

Défi 37 chocolats : la boutique !



**Février 2016 : la boutique vient de rouvrir ses portes !**

La boutique en ligne 37 chocolats vient d'ouvrir ! Après avoir goûté à plus de 40 chocolats américains, j'ai voulu mettre en avant les tablettes de Map Chocolate pour lesquelles j'ai eu un énorme coup de coeur. Leur créatrice, Mackenzie Rivers, est une chocolate-maker, une chocolatière qui réalise son chocolat à partir de fèves sélectionnées par ses soins. Avec beaucoup de passion et de ténacité, elle gère seule la production puis le conditionnement de chacune de ses tablettes, comme vous le découvrirez dans cette interview qu'elle a bien voulu m'accorder.

Vous trouverez donc sur ma boutique quatre tablettes de chocolat noir, une tablette de chocolat au lait et une tablette à inclusion, toutes réalisées par Mackenzie Rivers à partir de cacao d'origine et d'ingrédients bios. Présentation en mots et en photos (OHMYGOSH ces emballages !).



Dear Mr. Finley et Le Chocolat Chaud constituent une belle introduction au monde de Map Chocolate. Retrouvez mes notes de dégustation sur YouTube et réalisez 3$ d'économie sur une tablette de Chocolat Chaud en l'achetant avec mon livre.



Both Man and Bird and Beast est un chocolat aux notes de thé et de tamarind réalisé à partir de fèves de Tanzanie. Les amateurs de saveurs fruitées se laisseront quant à eux séduire par A Driftboat Named Desire, réalisé à partir de fèves de cacao de Belize.

 

Nightswimming est un chocolat au lait (à 60% de cacao tout même) d'une infinie délicatesse. The Secret Garden marie les saveurs fruitées des fèves de Belize à celles épicées de la cardamome. Des morceaux de pruneaux donnent à cette tablette des airs d'automne.

Ah, les tablettes Map Chocolate et leurs airs de mosaïques...
D'un point de vue logistique, on notera que les frais de port aux Etats-Unis s'élèvent à 5,95$ (USPS Priority Mail) pour 1-4 tablettes. L'expédition se fera dans les 24 heures qui suivront toute commande passée du lundi au jeudi. Les frais de port pour la France sont de 13,70$ avec une commande minimum de 2 tablettes. Merci de me contacter si vous souhaitez passer commande depuis tout autre pays.

Loin des clichés, je suis très fière de partager le travail d'artisans américains passionés. Merci à vous d'accepter de me suivre dans cette nouvelle aventure, j'espère que vous aurez autant de plaisir que moi à découvrir les créations de Map Chocolate.

mercredi 18 novembre 2015

Entretien avec Guenièvre, propriétaire de Little Gourmand à Nashville

Guenièvre, propriétaire de Little Gourmand à Nashville 
Mais qu'est-ce qui a donc poussé Guenièvre, la propriétaire de Little Gourmand, à ouvrir une boutique de produits français en plein cœur du Tennessee ? C'est la question que je me suis posée lorsque j'ai découvert l'existence de Little Gourmand par l'intermédiaire de mon travail pour Le Panier Francais. Depuis Nashville, capitale de la country, Guenièvre propose en effet macarons, sandwiches sur pain baguette, canelés et autres délices aux accents français à une clientèle américaine gastronome. Les comptes facebook et Instagram de la boutique sont de véritables bulles de réconfort dans lesquels il fait bon se réfugier en ce moment. J'ai voulu en savoir plus sur cette femme généreuse qui a su rassembler en peu de temps une belle communauté de gourmands.

1) Guenièvre, quel est votre parcours, qu'est-ce qui vous amenée à Nashville ?

J’ai un parcours assez atypique, puisque j’ai cumulé plusieurs vies professionnelles différentes mais qui finalement me servent toutes aujourd’hui. Après 15 ans de marketing pour Warner Bros en France, je suis partie avec mari et enfants au Canada à l’été 2001. Sur place, j’ai réalisé quelques documentaires puis ai travaillé chez un importateur de produits gastronomiques français. J’ai toujours été une passionnée de cuisine et une grande gourmande, et cette expérience m’a vraiment donné envie d’avoir ma propre entreprise, de faire découvrir à d’autres tous ces produits que j’adore. Les produits français étant déjà sur-représentés à Montréal, nous avons cherché une autre ville nord-américaine qui pouvait accueillir notre projet. J’ai la chance d’avoir un mari scénariste-réalisateur donc qui peut s’installer à peu près où il veut tant qu’il dispose d’un téléphone, d’internet et peut sauter dans un avion… Notre choix s’est porté sur Nashville, au Tennessee. Nous venions régulièrement dans cette ville que nous aimons beaucoup et avons assisté à son spectaculaire essor des 10 dernières années : les restaurants sont remarquables, les chefs affluent et les festivals liés au vin et à la gastronomie se multiplient. Et il n’existait aucun magasin de ce type ! Une sérieuse étude de marché nous a confirmé un vrai potentiel. Nous avons travaillé plus de deux ans sur le projet, sa faisabilité, la recherche du meilleur quartier, du local et bien entendu le montage du dossier d’immigration qui nous a permis de décrocher nos visas. Nous avons déménagé à Nashville en Octobre 2014 et Little Gourmand a ouvert ses portes le 14 Novembre 2014, il y a tout juste un an.

Crédit photo : Little Gourmand
 2) Présentez-nous Little Gourmand, que trouve t'on dans votre boutique ?

Little Gourmand est une épicerie fine française qui propose plus de 400 références différentes : confitures artisanales et miels, biscuits, thés Kusmi, sels et épices, produits du canard, baguettes, merguez, boudin noir ou blanc, macarons, foie gras, produits de la truffe, caviar, la liste est longue… Nous avons ajouté en Septembre dernier une offre de sandwiches typiquement français, à déguster sur place ou à emporter à l’heure du lunch : le classique jambon beurre bien sur, mais aussi un paté de campagne, de la rosette de Lyon ou des légumes aux herbes de Provence… Avec un expresso ou un Orangina, un macaron ou une tartelette en dessert nos clients peuvent venir chez Little Gourmand et manger "comme en France". Tous ceux qui sont allés en France sont revenus marqués par le goût du pain et les délicieux sandwiches. Je ne suis ni chef ni traiteur officiel mais on me demande aussi de plus en plus souvent de préparer des plateaux pour des soirées : plateaux de charcuteries, macarons ou canelés de Bordeaux. Cette activité est encore en cours de développement...


3) Comment décririez-vous votre clientèle ?

Il existe une communauté française à Nashville mais elle est très réduite, donc notre clientèle est à 98% américaine. Il s’agit évidemment de clients plutôt aisés, mais surtout de vrais amateurs de cuisine française. Ils sont très heureux de venir acheter leur pain français chez nous, de découvrir nos tapenades ou nos moutardes… Je fais évidemment pas mal de dégustations car ce qui peut nous paraître à nous complètement évident en termes de goût ou d’utilisation est pour certains complètement inconnu. Impossible de vendre des Calissons d’Aix dans une boite opaque à quelqu’un qui n’a aucune idée de ce qu’il achète ! Mais ils me font maintenant vraiment confiance et je ne compte plus les clients qui ne connaissaient ni rillettes ni cornichons quand nous avons ouvert et qui maintenant sont fans et font fonctionner le bouche à oreille… Nos ventes de Traou Mad sont exceptionnelles : ils me demandent tous quels sont mes gateaux préférés et en bonne Bretonne, je leur présente les Traou Mad qu’ils s’empressent d’essayer : ils adorent !

Crédit photo : Little Gourmand
 J’ai aussi eu d’agréables surprises puisqu’à l’ouverture j’avais choisi par prudence de ne pas proposer d’escargots, que je pensais vraiment trop "français" et n’avais que quelques boudins noirs… Erreur de ma part, on m’a réclamé les escargots très rapidement et ils se vendent extrêmement bien ! Et j’ai même eu à un moment une liste d’attente pour le boudin noir alors que j’étais en rupture de stock ! Bien sûr, ces produits à eux seuls ne suffiraient pas à faire tourner la boutique, mais ils prouvent que nos clients ont une vraie attente de produits différents de ce qu’ils trouvent dans les supermarchés locaux. Beaucoup de nos clients sont bien entendu allés en France, certains y vont même très régulièrement. Donc pour eux, revenir à Nashville et pouvoir acheter des macarons, du foie gras ou du gras de canard, c’est une manière de prolonger l’expérience.

Depuis début Septembre, notre offre de sandwiches français nous a aussi permis de toucher un autre type de clientèle : des gens qui ne sont pas forcément intéressés par la section épicerie parce qu’ils ne savent pas ou ne veulent pas cuisiner ce type de produits chez eux mais qui le midi viennent se chercher un sandwich qui change un peu de l’ordinaire… Et le pâté de campagne, qui avait démarré très timidement connaît maintenant un vrai succès !

4) J'imagine que vous avez déjà du recevoir la visite de stars de la country : une anecdote à partager ?

Nous en avons en effet reçu quelques unes. Étant moi-même une très grande fan de musique country, recevoir certaines de ces stars a été un grand moment ! J’ai par exemple fait les paniers de Pâques des trois filles d’un couple ultra célèbre qui vient régulièrement… Mais la règle à Nashville est de ne pas les importuner. Il n’y a aucun paparazzi ici, ils vivent tout à fait normalement et font leurs courses sans être dérangés, c’est bien ce qui fait que de plus en plus de célébrités de la musique, même hors country, s’installent à Nashville. Donc je me plie à la règle et n’ai jamais cité aucun nom sur les réseaux sociaux. Je tiens trop à ce qu’ils reviennent ! Il m’en manque encore quelques uns pour que la fan en moi soit comblée :)

Crédit photo : Little Gourmand
5) Pour finir, quelles surprises propose a donc réservé Little Gourmand pour la période des fêtes ?

Les Fêtes sont bien entendu une période très chargée et importante pour nous ! Nous venons d’embaucher notre première employée, une grosse étape de franchie car vient un moment où on ne peut pas tout faire tout seul… Les Fêtes sont l’occasion de proposer en magasin des produits qu’on ne trouve pas toute l’année comme le caviar, les magrets de canard ou pas mal de produits autour de la truffe. Les ventes de foie gras vont aller en augmentant jusqu’à Noël. Nous allons proposer des mignardises sur commande - un concept qu’il va certainement falloir expliquer un peu. Nous faisons beaucoup de paniers cadeaux : nous disposons de nombreuses de tailles de paniers, chacun peut y mettre ce qu’il veut, en fonction de son budget, et je fais un joli panier des Fêtes. C’est important pour moi que chacun puisse trouver son compte quel que que soit son budget et j’ai autant de plaisir à mettre en valeur un pot de confiture et un paquet de biscuits qu’un panier plus luxueux. Ce qui importe pour moi c’est le plaisir de voir tous ces gens découvrir et apprécier des produits dont je suis fière.

Les Fêtes seront aussi l’occasion de proposer des sandwiches festifs : au saumon fumé ou au foie gras… Et je préparerai aussi sur commande des macarons au foie gras. Nous allons lancer début Décembre les petits déjeuners "à la française" le samedi matin. Nous ouvrirons plus tôt et les clients pourront déguster leur espresso ou leur thé Kusmi avec un croissant pur beurre, un pain au chocolat ou des tartines de baguette avec beurre et confiture...

Je travaille aussi sur un projet de cours de cuisine mais le temps me manque pour le moment… donc on verra en 2016 ! Bref, j’ai encore plein de projets de développement en tête mais il faut aussi laisser les choses s’installer. Il y a un an, Little Gourmand n’existait pas et on a déjà parcouru un gros bout de chemin en 12 mois…

Little Gourmand
2209 Bandywood Drive
Suite D
Nashville, TN 37215
Tel : (615) 522-7134

lundi 27 juillet 2015

Wedding shower, mode d'emploi


Lorsque vous aurez apprivoisé les rayons des supermarchés américains, que vous commencerez à sympathiser avec la voisine et que vous comprendrez enfin les blagues des séries télé, je prédis que vous serez alors invités à votre première wedding (bridal) shower. La wedding shower, vous savez, c'est cette fête organisée en l'honneur d'une future mariée pour la couvrir de cadeaux.

J'adoooooore les showers (wedding et baby) et je peux passer des heurrrrres à admirer les paquets cadeaux amenés par les invitées, deviner ce qui se cache dans les gift bags et commenter sur l'utilité d'un repose-bougie en terre cuite au moment du déballage des cadeaux. Je me souviens cependant de la surprise qu'a representé ma première wedding shower : j'ignorais notamment qu'en tant que bridesmaid, l'organisation de la shower faisait partie de mes responsabilités.

Pour ne pas avoir l'air d'un éléphant dans un magasin de porcelaine lors de votre première wedding shower, j'ai demandé à ma copine Lauren de répondre à mes questions au sujet de cette célébration. Lauren a du assister en tout à une bonne vingtaine de wedding showers et au moins autant de baby showers (pas surprenant, me direz-vous) au cours des dix dernières années et je la remercie d'avoir accepté de répondre à mes questions.

Lauren lors de sa propre shower

Lauren, qu'est-ce qu'une wedding shower ?
C'est une fête organisée en l'honneur de la future mariée pour célébrer son mariage et lui offrir le nécessaire pour s'installer dans son nouveau foyer.
Que peux-tu me dire sur la nature des invités ? 
De manière générale, il s'agit d'une fête exclusivement réservée aux femmes, à moins que le contraire soit indiqué sur l'invitation. Le nombre de personnes invitées à une shower varie d'une fête à l'autre. Celui-ci peut être limité aux familles et amis des futurs mariés ou ouvert à toutes les femmes invitées au mariage. Les showers auxquelles j'ai assisté comptaient en moyenne une cinquantaine d'invités.
Je me souviens avoir été invitée à la wedding shower d'une future mariée que je n'avais alors jamais rencontrée (le futur mari était un ami de Jonathan). J'ai décliné l'invitation : qu'aurais-tu fait à ma place ?
C'est une très bonne question. Personnellement, je décline l'invitation si je ne connais absolument personne parmi les invités. Il m'arrive en revanche d'assister à une shower à laquelle je connais peu de monde, comme celle de la future femme de mon cousin. Je ne la connais pas mais ma mère fait partie des invités et je suis proche de mon cousin. Il est important pour moi que la future mariée se sente accueillie au sein de ma famille et j'assisterai donc à cette shower. Dans tous les cas, il s'agit d'une décision personnelle et je conseille à chacun doit faire ce avec quoi il est à l'aise.

Où et comment se déroule cette fête ?
Une wedding shower peut se tenir dans n'importe quel type d'endroit en fonction des souhaits de l'hôtesse. La fête se déroule en général chez quelqu'un ou dans un restaurant. Il y a généralement un repas (un brunch ou déjeuner, par exemple), suivi de jeux et de l'ouverture des cadeaux.
Qui organise cette fête ? Lorsque j'ai été bridesmaid, j'ai découvert qu'on attendait de moi que je participe à l'organisation de la fête. Est-ce que cela est commun ? 
Très souvent, ce sont les bridesmaids, les tantes, les sœurs et, de plus en plus souvent, la mère de l'un des futurs époux qui organisent la wedding shower. L'implication de l'une des mamans dans l'organisation de la fête est cependant en contradiction avec les règles d'étiquette traditionnelle. Dans les faits, n'importe qui peut organiser cette fête tant qu'il ou elle le souhaite.

Quel type de cadeau décides-tu d'apporter à une wedding shower ? Aurais-tu une idée de cadeau passe-partout à souffler ?
J'essaie dans la mesure du possible de choisir des cadeaux de la liste de mariage. Je tiens à apporter des cadeaux physiques en opposition à des gift cards ou de l'argent. J'aime rassembler des serviettes de toilette choisies dans la liste de mariage avec des produits pour le bain dans un joli panier. Si je vois quelque chose d'unique sur la liste de mariage, c'est ce que je choisis d'offrir. Si je décide d'acheter un cadeau avec mes amis ou ma famille, le cadeau est dans ce cas plus généreux : je pense à une parure de lit ou un appareil d'électroménager. Je ne recommande pas d'offrir un cadeau fait main à moins de bien connaitre les goûts de la mariée. Notez que la coutume veut que la mère de la future mariée lui offre un accessoire de lingerie ! De manière générale, je prévois un budget de 50$ pour un cadeau de wedding shower, plus si je suis proche de la mariée.

Si l'invitation fait allusion à un wishing well, apportez dans ce cas un objet qui s'inscrit dans le thème dicté par l'invitation : un produit pour le garde-manger ou un ustensile de cuisine.
Lauren découvre un cadeau de sa maman

Quelle tenue choisir pour une shower ?
La tenue dépend de l'endroit où se tient la fête mais je conseille d'éviter de porter un jean's. Je m'habillerais bien mais de manière moins formelle qu'à un mariage. Je pense à une jupe et un chemisier, par exemple, ou à une robe légère.
A votre tour ! Est-ce que vous avez déjà assisté à une wedding shower ?