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jeudi 17 novembre 2016

La farce de la dinde de Thanksgiving

Il y a 12 ans (!), lorsque je publiais mon premier billet au sujet du repas de Thanksgiving, je n'imaginais que les lignes suivantes seraient à l'origine de dizaines d'e-mails au sujet de la fameuse farce de Thanksgiving.
Je n'aime pas particulierement la dinde mais j'aime en revanche beaucoup les plats qui l'accompagnent, en particulier le stuffing, que je pourrai manger en plat principal n'importe quel jour de la semaine. La farce est generalement constituee de pain, d'oignons et de celeri. Chaque famille a sa propre recette et celle de la maman de Jonathan est a tomber ! Je ne la connais pas vraiment mais je sais qu'elle utilise beaucoup d'oignons qu'elle fait revenir a la poele : cela donne, a mon avis, ce petit gout sucre que j'aime tant.


Mes chers lecteurs, j'ai une bonne nouvelle : ma belle-mère, Linda, vient de partager sa recette de farce avec moi cette année. La courte liste des ingrédients vous suprendra peut-être mais croyez-moi, cette farce est de loin la plus savoureuse à laquelle Jonathan et moi avons goûtée.

Son secret réside aussi bien dans la grande quantité d'oignons entrant dans la composition de la recette que dans la caramélisation du mélange à base de pain avant d'en farcir la dinde. Le résultat ? Une farce très douce et dorée, légèrement croustillante en surface et moelleuse à l'intérieur. Pour moi, c'est la meilleure partie du repas de Thanksgiving.

Murphy est le surnom de la soeur de la maman de Jonathan
La farce de la dinde de Thanksgiving 

Ingrédients

4-5 gros oignons pelés et émincés
2 tbsp/28g de beurre
1 cuillère à café de thym frais
1/2 cup/120 mL de lait
4 à 5 œufs
1 à 2 miches de pain en fonction de la taille de la dinde à garnir

Préparation

Faire revenir les oignons dans 1 cuillère à soupe de beurre. Lorsqu'ils commencent à dorer, ôter du feu et laisser refroidir.

Couper le(s) pain(s) en dés, sufisamment pour en remplir un saladier.

Dans un autre bol, battre les œufs avec le lait et le thym. Ajouter le pain et les oignons puis mélanger.

Dans une sauteuse, faire fondre une cuillère à soupe de beurre à feu moyen. Verser le pain, mélanger sans arrêt avec une cuillère en bois jusqu'à ce que le pain commence à dorer. Laisser complètement refroidir avant de garnir la dinde de la farce ainsi obtenue.

S'il vous laisse de la farce, vous pouvez la faire cuire séparément dans un plat à gratin.

mercredi 2 décembre 2015

Défi 37 chocolats : la boutique !



**Février 2016 : la boutique vient de rouvrir ses portes !**

La boutique en ligne 37 chocolats vient d'ouvrir ! Après avoir goûté à plus de 40 chocolats américains, j'ai voulu mettre en avant les tablettes de Map Chocolate pour lesquelles j'ai eu un énorme coup de coeur. Leur créatrice, Mackenzie Rivers, est une chocolate-maker, une chocolatière qui réalise son chocolat à partir de fèves sélectionnées par ses soins. Avec beaucoup de passion et de ténacité, elle gère seule la production puis le conditionnement de chacune de ses tablettes, comme vous le découvrirez dans cette interview qu'elle a bien voulu m'accorder.

Vous trouverez donc sur ma boutique quatre tablettes de chocolat noir, une tablette de chocolat au lait et une tablette à inclusion, toutes réalisées par Mackenzie Rivers à partir de cacao d'origine et d'ingrédients bios. Présentation en mots et en photos (OHMYGOSH ces emballages !).



Dear Mr. Finley et Le Chocolat Chaud constituent une belle introduction au monde de Map Chocolate. Retrouvez mes notes de dégustation sur YouTube et réalisez 3$ d'économie sur une tablette de Chocolat Chaud en l'achetant avec mon livre.



Both Man and Bird and Beast est un chocolat aux notes de thé et de tamarind réalisé à partir de fèves de Tanzanie. Les amateurs de saveurs fruitées se laisseront quant à eux séduire par A Driftboat Named Desire, réalisé à partir de fèves de cacao de Belize.

 

Nightswimming est un chocolat au lait (à 60% de cacao tout même) d'une infinie délicatesse. The Secret Garden marie les saveurs fruitées des fèves de Belize à celles épicées de la cardamome. Des morceaux de pruneaux donnent à cette tablette des airs d'automne.

Ah, les tablettes Map Chocolate et leurs airs de mosaïques...
D'un point de vue logistique, on notera que les frais de port aux Etats-Unis s'élèvent à 5,95$ (USPS Priority Mail) pour 1-4 tablettes. L'expédition se fera dans les 24 heures qui suivront toute commande passée du lundi au jeudi. Les frais de port pour la France sont de 13,70$ avec une commande minimum de 2 tablettes. Merci de me contacter si vous souhaitez passer commande depuis tout autre pays.

Loin des clichés, je suis très fière de partager le travail d'artisans américains passionés. Merci à vous d'accepter de me suivre dans cette nouvelle aventure, j'espère que vous aurez autant de plaisir que moi à découvrir les créations de Map Chocolate.

lundi 27 juillet 2015

Wedding shower, mode d'emploi


Lorsque vous aurez apprivoisé les rayons des supermarchés américains, que vous commencerez à sympathiser avec la voisine et que vous comprendrez enfin les blagues des séries télé, je prédis que vous serez alors invités à votre première wedding (bridal) shower. La wedding shower, vous savez, c'est cette fête organisée en l'honneur d'une future mariée pour la couvrir de cadeaux.

J'adoooooore les showers (wedding et baby) et je peux passer des heurrrrres à admirer les paquets cadeaux amenés par les invitées, deviner ce qui se cache dans les gift bags et commenter sur l'utilité d'un repose-bougie en terre cuite au moment du déballage des cadeaux. Je me souviens cependant de la surprise qu'a representé ma première wedding shower : j'ignorais notamment qu'en tant que bridesmaid, l'organisation de la shower faisait partie de mes responsabilités.

Pour ne pas avoir l'air d'un éléphant dans un magasin de porcelaine lors de votre première wedding shower, j'ai demandé à ma copine Lauren de répondre à mes questions au sujet de cette célébration. Lauren a du assister en tout à une bonne vingtaine de wedding showers et au moins autant de baby showers (pas surprenant, me direz-vous) au cours des dix dernières années et je la remercie d'avoir accepté de répondre à mes questions.

Lauren lors de sa propre shower

Lauren, qu'est-ce qu'une wedding shower ?
C'est une fête organisée en l'honneur de la future mariée pour célébrer son mariage et lui offrir le nécessaire pour s'installer dans son nouveau foyer.
Que peux-tu me dire sur la nature des invités ? 
De manière générale, il s'agit d'une fête exclusivement réservée aux femmes, à moins que le contraire soit indiqué sur l'invitation. Le nombre de personnes invitées à une shower varie d'une fête à l'autre. Celui-ci peut être limité aux familles et amis des futurs mariés ou ouvert à toutes les femmes invitées au mariage. Les showers auxquelles j'ai assisté comptaient en moyenne une cinquantaine d'invités.
Je me souviens avoir été invitée à la wedding shower d'une future mariée que je n'avais alors jamais rencontrée (le futur mari était un ami de Jonathan). J'ai décliné l'invitation : qu'aurais-tu fait à ma place ?
C'est une très bonne question. Personnellement, je décline l'invitation si je ne connais absolument personne parmi les invités. Il m'arrive en revanche d'assister à une shower à laquelle je connais peu de monde, comme celle de la future femme de mon cousin. Je ne la connais pas mais ma mère fait partie des invités et je suis proche de mon cousin. Il est important pour moi que la future mariée se sente accueillie au sein de ma famille et j'assisterai donc à cette shower. Dans tous les cas, il s'agit d'une décision personnelle et je conseille à chacun doit faire ce avec quoi il est à l'aise.

Où et comment se déroule cette fête ?
Une wedding shower peut se tenir dans n'importe quel type d'endroit en fonction des souhaits de l'hôtesse. La fête se déroule en général chez quelqu'un ou dans un restaurant. Il y a généralement un repas (un brunch ou déjeuner, par exemple), suivi de jeux et de l'ouverture des cadeaux.
Qui organise cette fête ? Lorsque j'ai été bridesmaid, j'ai découvert qu'on attendait de moi que je participe à l'organisation de la fête. Est-ce que cela est commun ? 
Très souvent, ce sont les bridesmaids, les tantes, les sœurs et, de plus en plus souvent, la mère de l'un des futurs époux qui organisent la wedding shower. L'implication de l'une des mamans dans l'organisation de la fête est cependant en contradiction avec les règles d'étiquette traditionnelle. Dans les faits, n'importe qui peut organiser cette fête tant qu'il ou elle le souhaite.

Quel type de cadeau décides-tu d'apporter à une wedding shower ? Aurais-tu une idée de cadeau passe-partout à souffler ?
J'essaie dans la mesure du possible de choisir des cadeaux de la liste de mariage. Je tiens à apporter des cadeaux physiques en opposition à des gift cards ou de l'argent. J'aime rassembler des serviettes de toilette choisies dans la liste de mariage avec des produits pour le bain dans un joli panier. Si je vois quelque chose d'unique sur la liste de mariage, c'est ce que je choisis d'offrir. Si je décide d'acheter un cadeau avec mes amis ou ma famille, le cadeau est dans ce cas plus généreux : je pense à une parure de lit ou un appareil d'électroménager. Je ne recommande pas d'offrir un cadeau fait main à moins de bien connaitre les goûts de la mariée. Notez que la coutume veut que la mère de la future mariée lui offre un accessoire de lingerie ! De manière générale, je prévois un budget de 50$ pour un cadeau de wedding shower, plus si je suis proche de la mariée.

Si l'invitation fait allusion à un wishing well, apportez dans ce cas un objet qui s'inscrit dans le thème dicté par l'invitation : un produit pour le garde-manger ou un ustensile de cuisine.
Lauren découvre un cadeau de sa maman

Quelle tenue choisir pour une shower ?
La tenue dépend de l'endroit où se tient la fête mais je conseille d'éviter de porter un jean's. Je m'habillerais bien mais de manière moins formelle qu'à un mariage. Je pense à une jupe et un chemisier, par exemple, ou à une robe légère.
A votre tour ! Est-ce que vous avez déjà assisté à une wedding shower ?

lundi 1 juin 2015

Défi 37 chocolats


Je lis encore beaucoup de témoignages de Français qui disent ne pas trouver de bon chocolat aux Etats-Unis. Rien n'est plus faux ! Inspirée par mon amie Nicole qui a couru 50 km pour célébrer ses 50 ans, j'ai donc décidé de tester 37 chocolats produits aux Etats-Unis pour célébrer mon 37ème anniversaire le 31 octobre prochain (le jour de Halloween). Mon souhait est de vous faire découvrir de nouveaux chocolats favoris comme ceux des marques Theo, Twenty-Four Blackbirds, Dick Taylor ou encore Taza.

Vous pourrez suivre mes progrès sur la page Facebook du projet ainsi que sur mon compte Instagram (#37Chocolats). Les revues seront filmées en anglais, postées sur YouTube et relayées sur mon blog. Les sept premiers chocolats ont déjà été achetés, rendez-vous dans quelques jours pour les premières notes de dégustation. J’ai hâte !

mercredi 7 mai 2014

Petit guide pour trouver les meilleures adresses gourmandes aux Etats-Unis


Chez Bouchon Bakery au Rockefeller Center, une adresse que je vous recommande !

**Retrouvez tous mes conseils pour bien manger aux Etats-Unis dans mon livre,

Vous venez passez quelques jours à New York, il y a des Starbucks à chaque coin de rue mais vous aimeriez découvrir l'ambiance d'un vrai café new-yorkais. Vous venez de débarquer aux Etats-Unis, votre estomac crie famine mais vous souhaitez dîner ailleurs qu'au restaurant de l'hôtel. Vous êtes expatriés et, après plusieurs semaines de courses au supermarché, vous vous dites qu'il serait temps d'enfin acheter vos légumes au marché. Ca tombe bien, je suis venue vous livrer tous mes secrets pour dénicher les meilleures adresses gourmandes où que vous vous trouviez de ce côté-ci de l'Atlantique. Oubliez les guides de voyage trop lourds et les recommandations douteuses du voisin dont vous ne comprenez de toute manière pas l'accent et suivez le guide.

En ce début de printemps, commençons par nous intéresser aux marchés : un petit tour sur le site de Local Harvest et vous trouverez l'adresse du farmers market le plus proche de chez vous. A vous radis, asperges et rhubarbe ! A vous lait cru, poulet bio et œufs de ferme ! Local Harvest, c'est le site qui m'a fait découvrir le marché d'Avondale auquel je suis fidèle depuis 8 ans. Il vous aidera également à localiser les fermes  CSA (Community Supported Agriculture) pour y récupérer un panier fruits et légumes hebdomadaire et vous donne aussi la possibilité de commander des fruits en gros directement auprès des producteurs.

C'est l'été et les enfants s'ennuient ? Un tour sur PickYourOwn vous indiquera où cueillir bleuets, cerises et autres fruits un beau dimanche après-midi.

Vous êtes de passage dans une ville et vous avez besoin d'une adresse où déjeuner là, maintenant tout de suite ? Faites appel à Yelp :  en quelques secondes, vous aurez accès aux adresses les mieux côtées sur le site. C'est à Yelp que dois un brunch mémorable avec ma soeur, dans un diner où j'ai savouré des pancakes au lait ribot aussi bons que les miens (si si). L'établissement étant coincé dans un minuscule centre commercial entre un restaurant aujourd'hui fermé et un magasin de tissu, je n'en aurais jamais deviné l'existence si je n'avais pas consulté Yelp ce jour-là. Dans le même genre que Yelp, il existe aussi LocalsEats, un site auquel mon amie Teresa s'est souvent fiée lors de ses visites à New York, ainsi qu'Urbanspoon, que ma copine Nicole m'a recommandé. Vous connaissez ?


Chez Bouchon Bakery au Rockefeller Center.

En ce moment, je dois cependant admettre que c'est vers les réseaux sociaux que je me tourne pour trouver de bonnes adresses : facebook, twitter et Instagram sont de véritables mines pour dénicher le dernier café à la mode ou jeter un œil au menu du nouveau restaurant au coin de la rue. Tapez #nomdevotreville dans le champ de recherche d'Instagram et laissez-vous guider. C'est de cette manière que j'ai découvert l'adresse d'une boulangerie française dans ma ville, à quelques kilomètres à peine de chez moi. Je ne l'ai pas encore testée mais c'est au programme de ce week-end. J'ai hâte !

Les gourmands les plus sérieux se tourneront eux vers les forums du site Chowhound. Les habitués pourront vous indiquer où trouver la meilleure saucisse kielbasa de la région et donner un avis long de plusieurs paragraphes sur le nouveau restaurant éthiopien de la ville. Seul bémol, le format de forums rend la recherche d'adresses un peu difficile.

Last but not least, mais je ne vous l'apprends pas, les blogs sont également sources d'excellentes adresses. New York étant une destination très populaire parmi vous, je vous encourage à suivre et éplucher le blog DelicatesseNY de Stephanie, une Française qui vit à New York depuis déjà plusieurs années. Vous consulterez son blog pour ses superbes photos et ses adresses pointues mais c'est pour son sens du partage que vous resterez. C'est sur son blog que j'ai appris qu'Eric Kayser avait ouvert une boutique à Manhattan et  je compte bien imprimer sa liste des 20 meilleurs cafés à New York lors de ma prochaine virée dans la Grande Pomme Faites pareil pour ne pas atterrir avec une dizaine d'autres touristes dans un Starbucks (merci Stéphanie).

Et vous, comment trouvez-vous de bonnes adresses ?

lundi 29 octobre 2012

Halloween Bake-Off



Chaque année depuis plusieurs années, mon entreprise organise une fête à l'occasion de Halloween. C'est une célébration que nous portons très à cœur puisqu'elle est ouverte à nos enfants. Ils découvrent alors notre espace de travail relooké pour l'occasion et, entre les toiles d'araignée synthétiques et les fantômes en peluche, ils sont invités à piocher dans des seaux remplis de friandises. Lorsque leurs sacs sont remplis de bonbons et de chocolats, ils participent alors à une parade en plein air. Pendant ce temps, leurs parents discutent autour d'un gobelet de café ou de chocolat chaud et, pour la première fois cette année, de gourmandises maison à l'occasion d'un bake-off, une compétition de pâtisserie.

 

Il s'agissait du deuxième bake-off auquel je participais. L'an passé, j'avais préparé la bûche aux marrons de Pascale à l'occasion de la Christmas Party de mon travail et, malgré quelques soucis au niveau de l'exécution (ma bûche ressemblait à un camion), j'étais arrivée deuxième ex-aequo. Le gagnant, Nick, un passioné de cuisine qui prépare chaque année le festin de Thanksgiving pour toute sa famille, avait remporté la compétition grâce à ses cannoli sandwich cookies. Composés de deux cookies au chocolat garnis d'une crème à base de mascarpone et de pistaches concassées, ils étaient, je devais bien l'admettre, terriblement gourmands.

Le lendemain, Nick était venu prendre des mes nouvelles, il voulait savoir si ça n'avait pas été trop dur de perdre. Je lui avais répondu dignement que j'avais tourné la page, moi, et que je préparais ma revanche. Il a ri. Son assurance m'avait agacée, je savais qu'il n'avait jamais perdu à une telle compétition au travail mais je voulais lui montrer que moi aussi je savais aussi me débrouiller aux fourneaux.



Au mois d'avril, je l'ai donc invité à un brunch à la maison pour tenter de l'impressionner. J'avais préparé des œufs cocotte sur une fondue de poireaux parfaitement assaisonnée, des pommes de terre au four croustillantes ainsi que des gaufres liégeoises moelleuses et caramélisées. Je lui ai demandé s'il craignait désormais que je gagne la prochaine compétion de pâtisserie et vous savez ce qu'il m'a répondu ? Que je lui avais simplement montré que je savais préparer un brunch (aïe).



Go big or go home ai-je pensé lorsque l'annonce du bake-off de Halloween est tombée : j'allais faire des macarons. Je me suis donné tous les moyens de réussir : la veille du concours, j'ai demandé à ma maman, en visite aux Etats-Unis, de me dessiner des gabarits à partir de ceux fournis dans ce livre. Pour les coques, j'ai utilisé la recette de Strawberry Bakery, une valeur sûre, en lui ajoutant un temps de repos. Pour la cuisson, j'ai utilisé le mode convection de mon four selon les conseils de ce livre. Pour la garniture, enfin, j'ai préparé une crème au beurre aux marrons, histoire de rester dans le thème automnal, que j'ai très légèrement parfumée au café.

7 blancs d'œufs, 200 g de beurre, deux poches à douille et trois heures de travail plus tard, ma mission était accomplie. 

Epuisée mais satisfaite, je suis allée me coucher.



Le jour de la fête est arrivé. J'ai déposé mes macarons à la table destinée à cet effet. Les whoopie pies à la citrouille de Nick étaient déjà là. La main tremblante, j'ai noté le nom de ma contribution sur un morceau de carton : Chestnut & Coffee Macarons. Les dés étaient jetés.

 

Je ne vais pas mentir, j'ai demandé à mes amis de voter pour moi. Je ne suis pas allée contrôler leurs votes (mon esprit de compétition a ses limites) mais une chose est sûre, lorsqu'on a annoncé le nom de la pâtisserie gagnante, c'est bien le mot macaroon que j'ai entendu. J'ai gagné un bon d'achat de 25$ valable chez Wegman's mais, surtout, la satisfaction d'avoir remporté une compétition de pâtisserie contre Nick.

Le soir, fatiguée, j'expliquais à Jonathan que je ne prendrais pas la prochaine compétition tant au sérieux. J'avais prouvé à Nick que j'étais un adversaire à sa hauteur et cela me suffisait. En arrivant pourtant au travail le lendemain, j'ai trouvé un message de Nick dans ma boîte mail dans lequel il commentait un message identifiant les gagnants des quatre concours organisés la veille.
I see Estelle’s name next to the bake-off. I’ve never seen that before! :)
Ma vengeance sera terrible.

dimanche 8 avril 2012

Le jour où je suis devenue Américaine



C'était une belle journée de printemps, le soleil avait été de la partie et, après un hiver inhabituellement long et rigoureux, je portais de nouveau ma veste en velours. Nous étions un peu plus de soixante ce jour-là, 62, je crois, originaires d'une trentaine de pays avec pour seul point commun celui d'asssiter à notre cérémonie de naturalisation. Certains étaient venus en famille, d'autres seuls. Je me souviens de cette jeune fille d'origine iranienne, de son fard à paupières bleu coordonné à sa tenue, de ses sandales à talons hauts et de son grand sourire sur les photos. A côté de moi, une mère de famille bengalie qui reniflait bruyamment et, derrière, sur le côté, deux enfants asiatiques qui ne voulaient pas tenir assis.



La cérémonie était dirigée par un juge, un Noir Américain à la bedaine imposante et à l'humeur joviale. Un an plus tard, je ne me souviens que de quelques bribes de cette cérémonie. Je sais que nous avons regardé quelques vidéos, un message du Président Obama nous souhaitant la bienvenue en tant que citoyens américains, nous avons aussi chacun eu droit à une copie de la déclaration d'indépendance, puis à une brochure mettant à l'honneur de célèbres immigrés naturalisés, Albert Einstein y figurait, ainsi qu'un petit drapeau américain.



Qu'est-ce qui pousse un jour une personne à quitter son pays d'origine, sa famille, sa culture, ses racines ? Pour les plus chanceux, dont je fais partie, les raisons sont simples : une opportunité professionnelle, la curiosité, une rencontre. Pour d'autres, j'imagine les raisons plus complexes et douloureuses. J'ai interprété, à tort ou à raison, l'excitation manifeste de certains candidats à la naturalisation comme une victoire sur un passé. Pour moi, il s'agissait de la suite naturelle des choses.



Jonathan avait été ému par la cérémonie, moi aussi, et puis nous avons du écouter cette chanson. Le juge a conclu la cérémonie en déclarant que le pays avait la chance de nous avoir comme citoyens, les Etats-Unis est un pays de mutts*, a t'il dit, et c'est ce qui fait son charme et sa force. Avant de quitter la salle, j'ai pris le temps de m'inscrire sur les listes électorales et puis nous sommes allés déjeûner, Jonathan et moi, chez Chipotle où, foulard autour du cou, j'ai mangé un burrito.

*bâtard, en parlant d'un chien. Le mot mutt est quand même plus joli.

dimanche 25 mars 2012

Ladies who brunch



L'idée était de Fanfan, un brunch dominical chez Zake's, toutes les trois, Fanfan, Stéphanie et moi. Après avoir brièvement débattu de la date, nous nous y sommes retrouvées le premier dimanche de juillet de l'an passé, en tout début d'après-midi. Une collègue et amie à la dent sérieusement sucrée m'avait déjà chanté les louanges de l'endroit et, pour avoir goûté à leur sérieux gâteau au chocolat - trois tendres couches de génoise au cacao, une ganache au chocolat corsée et de simples copeaux de chocolat noir et blanc en guise de déco - je savais que l'adresse serait pleine de délicieuses promesses.

Pousser la porte de chez Zake's, c'est comme s'inviter chez une bonne amie ; de l'extérieur, on dirait d'ailleurs une maison. A l'intérieur, l'impression se confirme : le sol est recouvert de parquet et les murs de tableaux. Les tables sont recouvertes de nappes blanches sur lesquelles se reflète la lumière du jour. L'ambiance est élégante mais décontractée.



Au menu du brunch, des omelettes, des pancakes et du pain perdu, des salades et des œufs pochés. Ca n'a l'air de rien, dit comme ça, mais je vous mets au défi de résister à l'évocation des pancakes saveur Butter Pecan, with Banana in Caramel Sauce ou encore Honey & Lemon with Fresh Raspberries. Même l'omelette maison, Roasted Red Peppers, Sun Dried Tomatoes, Feta Cheese & Red Onion, me donne l'eau à la bouche, pas vous ?

Les filles et moi avons porté nos faveurs sur les œufs bénédictine et j'ai donc eu le plaisir de planter ma fourchette dans deux voluptueux œufs pochés à la perfection dont le jaune s'est empressé de recouvrir le pain grillé, la dinde et l'avocat arrangés sur mon assiette.

Serez-vous surpris de savoir que le brunch est mon repas préféré ?



J'ai tellement aimé retrouver Fanfan et Stéphanie à cette table. Notre amitié remonte à plusieurs années et, si la vie nous a éloignées géographiquement, je suis heureuse de savoir que la distance n'est pas une excuse pour la laisser se fâner. Nous avons toutes les trois fini nos assiettes et, ne voulant pas quitter Zake's trop vite, nous avons commandé un dessert, oui, même Fanfan qui n'est pourtant pas bec sucré.

J'ai donc commandé une tartelette aux framboises...



...et les filles ont chacune commandé une part de cheesecake.



Nous étions enchantées.

Nous avons été parmi les dernières à quitter Zake's ce jour-là. Nous avons ensuite profité de cette belle journée d'été pour nous promener dans le parc national voisin, avant de finalement nous quitter à l'heure du goûter, après une pause café et cake pop chez Starbucks.

Allez savoir pourquoi, je n'ai pas beaucoup mangé ce soir-là.

Zake's Cafe
444 Bethlehem Pike
Ft. Washington PA 19034
Tel: (215) 654-7600
E-mail : zakescafe@verizon.net
http://www.zakescafe.com/

mardi 28 février 2012

Fast Food Chipotle



Il y a des jours comme ça où le frigo crie famine et que je n'ai ni la force, ni l'envie de cuisiner. Ces jours-là, je fais appel aux services du restau mexicain du coin : steak fajitas pour Jonathan et fish tacos pour moi. C'est bon, nourissant et pas cher et j'ai toute la soirée devant moi pour me détendre et regarder le dernier épisode de Parks & Recreation. Lorsque ces moments frappent loin de la maison et que le restau mexicain n'est pas une option, j'ai deux solutions : soit je demande conseil à mon appli Yelp! soit je me débrouille pour trouver l'adresse la plus proche de ma chaîne de fast food préférée, à savoir Chipotle (prononcer t'chi-pot-lé).



Chez Chipotle, on mélange des salades, on assemble des tacos et on roule des burritos. Vous choisissez un type de plat, le contenu de votre garniture et vous assisterez à la préparation expresse et en direct de votre repas. Quel que soit le plat commandé, on vous demandera de choisir parmi des haricots (noirs ou pinto), une viande (porc ou poulet), une salsa (épicée ou pas) et un riz (nature ou à la coriandre). Si vous le souhaitez, vous pourrez aussi aggrémenter votre repas de guacamole (miam). Les ingrédients sont frais et les saveurs épicées : je suis fan !



Je vais chez Chipotle pour plein de raisons, d'une part parce que c'est bon, d'autre part pour leur philosophie qui se résume en trois mots : food with integrity. D'après leur site web, 40% des haricots servis dans les restaurants Chipotle sont issus de l'agriculture biologique. Les poules et les cochons qui finissent dans vos tacos sont élevés sans antibiotiques. Plus admirable encore, la chaîne n'a pas attendu l'invention du terme locavore et l'avénement du bio pour se vanter d'adopter un cahier des charges responsable. Tout cela me réjouit beaucoup et, en attendant que d'autres chaînes en prennent de la graîne, je pense bien continuer de m'arranger pour m'organiser des pauses Chipotle... la conscience tranquille.

Restaurants Chipotle
www.chipotle.com

lundi 16 mai 2011

Le VRAI hamburger américain



**Retrouvez également tous mes conseils pour bien manger aux Etats-Unis dans mon livre, 

C'est bien connu, il n'existe qu'UNE recette de cookies aux pépites de chocolat (bon, OK, deux) et UNE recette de hamburger. Si vous êtes à la recherche de la recette de cookies, allez voir ici. Si c'est pour le hamburger, le VRAI hamburger, que vous êtes arrivés là (merci Google), vous êtes au bon endroit : bienvenue et merci de poursuivre votre lecture.

Je m'appelle Estelle, je vis aux Etats-Unis depuis plusieurs années et je suis mariée à un Américain, un vrai. Le hamburger, pour lui, c'est un sujet sérieux : pas question d'en manger chez Wendy's (bah ouais, leurs burgers sont carrés), ni chez McDonald's (sacrilège, les leurs sont frits !!!). Il a su séduire ma famille et mes amis avec ses hamburgers tendres et juteux dont il a le secret. Il m'a confié ses astuces pour que vous puissiez, vous aussi, vous la jouer Amé-wi-cain alors qu'en fait vous vivez dans le 9-3 ou même le 2-7.

Les secrets d'un bon hamburger, c'est :

Une viande hâchée riche en matière grasse. Jonathan vous conseille une viande à 15% de matière grasse. Moins que ça et vous prenez le risque de mordre dans des semelles.

Un assaisonnement soigné. Si vous avez de la sauce Worcestershire dans vos placards, c'est le moment de l'utiliser car elle va souligner le goût de viande du hamburger. Pas de sauce Worcestershire ? Utilisez de la mélasse. Côté épices, j'aime ajouter cumin, curcuma et, pour la touche Frenchy, du poivre grossièrement moulu au moulin pour un côté steak au poivre. Un délice !

Un temps de repos respecté. Lorsque les hamburgers sont cuits, il est capital de les laisser reposer 5 à 10 minutes avant de les servir. Si la patience n'est pas votre première qualité, votre petit pain à hamburger risque de noyer sous le jus de votre hamburger, yucky !

Enfin...

Ne façonnez pas de hamburgers carrés. Evitez de les faire frire à la poêle. Les vrais Américains ne font pas ça (en réalité, si, mais ça horrifie Jonathan).

Le VRAI hamburger américain (avec ma touche Frenchy)

Ingrédients pour 3 à 4 hamburgers
450 g (1 lb) de viande hachée à 15% de matière grasse, amenée à température ambiante pendant 30 min
1 petit oignon très finement émincé
2 cuillères à café de cumin en poudre
1 cuillère à café de sauce Worcerstershire
1/2 cuillère à café de curcuma
1/2 cuillère à café de sel
5 à 6 tours de moulin de poivre

3 à 4 petits pains
garniture au choix : salade, oignons, tomate, etc.
Préparation

Préchauffer le grill : si vous avez un grill à gaz, réglez-le sur high. Pendant ce temps, mettez tous les ingrédients dans un grand bol et travaillez à la main jusqu'à obtenir un mélange homogène (le curcuma va donner une légère teinte jaune à la viande). Façonnez 3 à 4 hamburgers en aplatissant 3 à 4 boules de viande sur la paume de la main et laisser reposer quelques minutes.

Lorsque le grill est chaud, faites saisir la viande des deux côtés puis continuer la cuisson à l'écart de la flamme. Si vous utilisez un grill à gaz, diminuez la température de cuisson (medium). Laisser cuire 8 à  12 minutes, en fonction du degré de cuisson souhaité : à la maison, on aime quand les hamburgers sont très légèrement roses et on évite donc les cuissons trop longues. Laissez reposer les burgers cuits pendant 5 à 10 minutes et façonnez vos hamburgers. Enjoy !

lundi 4 octobre 2010

Des cookies pour votre cœur



Les cookies, vous adorez ca. Je le sais parce que, tous les jours depuis près de cinq ans, je vous vois par la petite lucarne de mes statistiques, à la recherche de LA recette des cookies américains, la seule, la vraie, l'authentique ! Chaque jour, vous êtes en effet plusieurs dizaines à venir sur mon blog pour y (re)découvrir la recette des cookies de Neiman Marcus, la première recette de cookies que j'aie publiée sur ce site. J'avoue que le succès de ce billet me dépasse un peu parce que, de mon côté, il y a bien longtemps que je ne fais plus plus de cookies. Alors que je leur vouais, il y a encore quelques années, une fascination sans bornes, j'ai aujourd'hui du mal à les apprécier : trop gras, trop sucrés, je leur préfère encore un bon carré de chocolat noir.

J'avais accepté l'idée de ne plus jamais refaire de cookies jusqu'au jour où j'ai découvert, alors que je parcourais ma collection de magazines, une bien curieuse recette de cookies dans un ancien numéro de Vegetarian Times. Curieuse, par ce qui n'y était pas. Pas de beurre. Pas de fariné de blé. Pas l'ombre d'un œuf. Curieuse, aussi, par ce qu'on y trouvait. De l'avoine. Des noix réduites en purée. J'avais face à moi une recette sur laquelle je pouvais coller une multitude d'étiquettes : saine, végétalienne, sans gluten. La question était alors de savoir si je pouvais lui en coller une autre : gourmande !

J'ai donc essayé la recette. Le plus dur a été de façonner les boules de pâte avant la cuisson (mais où ma cuillère à cookie lorsque j'en ai besoin ?) mais j'y suis arrivée. J'ai trouvé la recette très riche en chocolat et je me suis dit que c'était forcément bon signe. Je crois me souvenir d'avoir croqué dans un cookie encore chaud. Ce dont je suis sûre, c'est que j'ai raffolé de ces cookies. J'ai aimé leur couleur brûne et leur arôme épicé. J'ai adoré leur texture moëlleuse (merci la farine d'avoine) et leur richesse en chocolat. Ils n'ont pas la texture de cookies classiques mais ils n'en sont pas moins délicieux. Je sais en tout cas que j'ai trouvé ma nouvelle recette de cookies.

C'est vrai que ces cookies-là vous veulent du bien. Ils sont riches en fibres et en acides gras insaturés (les fameux "bons" gras). Ils ne sont pas trop sucrés et satisfont à merveille les petits creux de l'après-midi. Vous les essaierez parce qu'ils sont nutritifs, vous les aimerez parce qu'ils sont bons, tout simplement.

Des cookies pour votre cœur (d'après Vegetarian Times, février 2009)

Ingrédients pour une trentaine de cookies
3 cuillères à soupe d'huile végatale, de préférence de colza (canola oil)
240g (2 cups) de noix
250g (1 cup) de vergoise ou de cassonade (light brown sugar)
2 cuillères à café d'extrait de vanille
120g (1½ cups) de farine d'avoine (oat flour) (à defaut, mixez des flocons d'avoine jusqu'à obtention d'une farine)
1 cuillère à café de bicarbonate de soude (baking soda)
1 cuillère à café de sel
¼ cuillère à café de cannelle
200g (2 cups) de flocons d'avoine (old-fashioned rolled oats)
350 g (1½ cups) de pépites de chocolat
Préparation

Préchauffer le four à 180°C (soit 350°F). Recouvrir deux plaques de cuisson de papier sulfurisé ou de deux tapis de silicone.

Mixer les noix dans un robot pendant 30 secondes ou jusqu'à ce qu'elles soient réduites en poudre. Ajouter l'huile et continuer de mixer 2 a 3 minutes ou jusqu'à obtenir une purée dont la texture rappelle celle d'une pâte à tartiner. Transférer dans un bol.

Dans une petite casserole, mélanger la vergeoise ou la cassonade avec 120 mL (½ cup) d'eau et porter à ébullition. Verser le mélange bouillant sur la purée de noix, ajouter l'extrait de vanille et mélanger jusqu'à obtenir un mélange bien lisse.

Melanger la farine d'avoine, le bicarbonate de soude, le sel et la cannelle dans un autre bol, puis incorporer à  la purée de noix. Laisser refroidir 10 minutes. Ajouter les flocons d'avoine puis les pépites de chocolat.

A l'aide d'une petite cuillère a glace ou de vos mains, façonner des petites boules de pâte de 3 cm de diamètre environ et déposer sur les plaques de cuisson. Aplatir les cookies en s'aidant du dessous d'un verre mouillé. Glisser au four pendant 8-10 minutes ou jusqu'à ce que les cookies commencent à dorer et que leur centre semble sec. Laisser complètement refroidir les cookies avant de déguster.

Notes

Le magazine Vegetarian Times a développé cette recette dans l'objectif de sensibiliser ses lecteurs sur les dangers des maladies cardio-vasculaires. Les ingrédients de cette recette sont en effet reconnus pour leurs bénéfices sur la santé cardio-vasculaire. Les noix et l'huile de colza sont riches en acides gras insaturés et oméga 3, tandis qu'il a été montré que la consommation régulière d'avoine contribue à faire baisser le taux de mauvais cholestérol dans le sang. Si ces cookies restent à consommer avec modération (ce sont quand même des biscuits !), ils sont beaucoup plus intéressants d'un point de vue nutritionnel que des cookies classiques.

dimanche 7 mars 2010

Pancakes aux flocons d'avoine



Je n'ai rien contre les pancakes classiques, au contraire, mais il faut savoir varier les plaisirs, vous ne pensez pas ? J'ai découvert ces pancakes aux flocons d'avoine sur Orangette, le blog de Molly, et j'ai trouvé leur texture tellement fondante et leur petit goût de noisette si séduisant que j'ai racheté du lait ribot hier dans le seul espoir d'en refaire très vite.

Pour cette recette, vous aurez besoin de flocons d'avoine classiques (old fashioned oats ou rolled oats) que vous laisserez macérer une nuit dans du lait ribot : ce bain de minuit permet d'assouplir les flocons et c'est là même le secret derrière le fondant de ces pancakes. Il doit être possible de diminuer les quantités de matière grasse dans la recette sans en sacrifier le goût ou la texture (j'ai déjà remplace une partie du beurre par de l'huile) mais cela fera l'objet de prochains essais.



Pancakes aux flocons d'avoine (d'après une recette de Molly)

Ingrédients
480 mL (2 cups) de flocons d'avoine (old fashioned oats ou rolled oats)
480 mL (2 cups) de lait ribot (buttermilk)
60g (1/2 cup) de farine
2 cuillères à soupe de sucre
1 cuillère à café de levure chimique
1 cuillère à café de bicarbonate de soude
1/2 cuillère à café de sel
2 oeufs
50 g de beurre fondu (la moitié d'un bâton)
4 cuillères à soupe d'huile
Préparation

La veille

Placer l'avoine et le lait ribot dans un grand bol. Couvrir et laisser reposer une nuit au réfrigérateur.

Le jour même

Mélanger la farine, le sucre, la levure chimique, le bicarbonate de soude et le sel dans un autre bol. Réserver.

Sortir le bol contenant l'avoine et le lait ribot du réfrigérateur, y ajouter les oeufs, le beurre et l'huile. Bien mélanger puis incorporer le mélange à base de farine. L'appareil obtenu doit être assez épais.

Préchauffer une poële, de préférence anti-adhésive, sur feu moyen en la badigonneant d'un peu de matière de grasse. Lorsque la poële est bien chaude, y verser des petites louchées de pâte à pancake (1/4 cup ou 60 mL par louchée). Retourner les pancakes lorsque leur surface semble sèche (après 2 à 3 minutes de cuisson environ) et faire cuire l'autre côté. Empiler les pancakes sur une grande assiette et servir chaud, accompagné de sirop d'érable ou d'une compotée de myrtilles.

A noter

Ces pancakes se conservent très bien au congélateur.

dimanche 28 février 2010

Psst, I know a guy... La liste top secrète de mes fournisseurs, 1ère partie


**Retrouvez tous mes conseils pour bien manger aux Etats-Unis dans mon livre,

Chose promise, chose due : ce billet est le premier d'une série qui complètera prochainement le Guide de Survie Alimentaire que je vous avais concocté il y a quelques années. Jusqu'ici, mon Guide de Survie était entièrement consacré aux produits disponibles en supermarché (sucres, produits laitiers, etc.) et mon objectif est à present de vous expliquer où j'achète ces dits-produits et pourquoi. Ce premier billet est ainsi consacré aux points de vente physiques (supermarchés, boutiques spécialisées, etc.) que je fréquente régulièrement tandis que le prochain vous livrera mes bonnes adresses sur le Web.

Si vous habitez aux Etats-Unis depuis longtemps, vous avez très probablement déjà trouvé vos marques dans les rayons des supermarchés et cette liste ne vous sera pas d'une grande utilité. Je vous invite dans ce cas à partager vos bonnes adresses dans les commentaires ! Si, en revanche, vous venez juste de passer la douane, j'espère que ce petit billet vous évitera quelques frustrations une fois les valises posées.

Les enseignes de magasins dont je vous parle ici sont celles que je fréquente dans le Sud-Est de la Pennsylvanie et il est posible que vous ne les trouviez pas toutes dans l'Etat où vous vivez. Si vous ne trouvez aucune des chaînes que je cite ici, n'hésitez pas à demander de connaître les bonnes adresse des gens autour de vous (collègues, voisins, etc.) ou de faire un tour sur le forum Chowhound de votre région. Vous verrez qu'avec un peu de curiosité et quelques bonnes adresses, vous aurez l'occasion de très bien manger dans ce grand pays.

Phoenixville, Pennsylvanie, été 2005

Point de vente no. 1 : les farmers markets

J'y achète : fruits et légumes de saison, oeufs de volaille élevées en plein air.
Pourquoi ? Parce que c'est le meilleur endroit pour trouver des produits issus de l'agriculture biologique (organic), locaux et de saison.
Où ça ? Un peu partout aux Etats-Unis. Pour savoir où se trouve le marché le plus proche de chez vous, faites un tour sur le site Local Harvest.
A noter : si vous avez une grande famille, le principe des CSA (Community Supported Agriculture), dont l'esprit est proche des AMAP en France, est susceptible de vous intéresser. Pour une somme fixe annuelle, vous récupérerez un panier hebdomadaire rempli de produits surprise bios, locaux et de saison. Vous trouverez également les points de livraison CSA sur le site Local Harvest.

Le magasin Trader Joe's de Media, Pennsylvanie, hiver 2010

Point de vente no. 2 : Trader Joe's

J'y achète : poulet cacher, legumes surgelés, boîtes de haricots et de poix chiches, amandes, poudre d'amande, noix, noix de pécan, noisettes, pistaches, beurre de cachouète bio, purée d'amande, fruits secs, pop corn (surtout le kettle corn sucré-salé, miam), lait et yaourt bio, saumon d'Alaska surgelé, chocolats Valrhona et Ritter Sport, mozzarella, parmesan, lait de coco, compote de pomme bio, citrons Meyer lorsqu'ils sont en saison, citrons bios, tortillas, huile de colza, gâteau au chocolat surgelé tellement bon qu'on le dirait fait maison, barres fourrées aux figues, extrait d'arbre à thé et plein d'autres choses encore...
Pourquoi ? Les magasins Trader Joe's sont uniques dans leur genre, ils sont plus petits que des supermarchés traditionnels et le choix n'y est pas aussi grand, il n'y a jamais de promotion et certains produits disparaissent des rayonnages quelques mois seulement après leur apparition.
La première fois que vous irez chez Trader Joe's, il est d'ailleurs fort à parier que vous ne leur trouverez rien de spécial. Mais alors, pourquoi, me direz-vous, est-ce que je fais mes courses chez Trader Joe's ? D'abord pour le rapport qualité/prix de leurs produits, en particulier bios, ensuite pour le rayon surgelé qui est ce qui se rapproche le plus d'un magasin Picard, mais aussi pour l'ambiance bon enfant qui règne dans les magasins, les chemises hawaïennes des vendeurs, le café que l'on peut déguster en poussant son chariot, les tablettes de chocolat Valrhona près des caisses tellement bon marché que ça ne vaut même pas la peine de se les faire ramener de France (moins de 3$ la tablette) et plein d'autres raisons encore !
Où ça ? La liste des points de vente Trader Joe's est disponible ici.
A noter : je n'achète pas beaucoup de fruits et légumes frais chez Trader Joe's, parce que la qualité n'est pas toujours au rendez-vous et que je ne comprends pas pourquoi certains produits viennent de si loin : j'y ai déjà trouvé des pommes de Nouvelle Zélande et de la menthe de Colombie...

Point de vente no. 3 : Giant

J'y achète : farine, sucre, pâtes, pain... bref, les basiques !
Pourquoi ? Les prix y sont moins élevés que dans d'autres chaînes de supermarchés, le rayon bio est bien fourni et les prix n'y sont pas exorbitants. Les magasins sont propres, ce qui ne gâche rien.
Où ça ? Cliquez ici pour le savoir.

Point de vente no. 4 : Wegman's

J'y achète : fruits et légumes, viande, bagels, chocolat Vosges, cornichons allemands, riz à sushi, plus les basiques comme la farine, le sucre et les pâtes.
Pourquoi ? Les magasins Wegman's sont plus grands que la moyenne, le choix y est vaste et les prix sont assez bas. Amateurs de fromages qui puent, vous serez heureux d'apprendre que l'odeur qui règne dans une partie stratégique du magasin de Downigntown me donne régulièrement des hauts-le-coeur. Personnellement, je préfère me réfugier dans le rayon international (on y trouve une sélection intéressante de produits anglais, français, japonais ou encore indiens) ou celui des chocolats, dont l'impressionante sélection réprésente une grave menace pour mon porte-monnaie.
Où ça ? Sur la côte Est, la liste des magasins est disponible ici.

Point de vente no. 5 : T.J. Maxx

J'y achète : huiles de la marque la Tourangelle (noix, colza, pépin de raisin etc.), ustensiles de cuisine, moules à gâteaux et j'y avais aussi trouvé ma cocotte Le Creuset.
Pourquoi ? Parce qu'on y fait parfois de très bonnes surprises à bon prix : les magasins T.J. Maxx et Marshalls vendent des surplus de stocks (accessoires, vêtements, linge de maison, ustensiles de cuisine, épices etc.) à prix plus ou moins réduits. J'aime beaucoup ces magasins, car je ne sais jamais ce que je vais y trouver.
Où ça ? Vous trouverez le magasin T.J. Maxx le plus proche de chez vous ici.

Point de vente no. 6 : Whole Foods

J'y achète :
ou plutôt, j'y achetais, les produits que j'achète chez Trader Joe's, à savoir les produits laitiers, le poulet, ou encore les poissons.
Pourquoi je n'y vais plus ? D'abord parce qu'il n'y a pas de magasins Whole Foods près de chez moi, mais aussi parce que je trouve leurs prix incroyablement élevés aujourd'hui. C'est dommage car l'atmosphère des magasins est plutôt sympa.
Où ça ? Un peu partout aux Etats-Unis, comme vous le verrez en cliquant ici.

Phoenixville, Pennsylvanie, été 2005

Cette liste n'est bien entendu pas exhaustive, je pourrais aussi vous parler du boucher où j'envoie Jonathan ou encore de la coopérative laitière où nous achetons du lait et du yaourt bio à des prix défiant toute concurrence. Nous avons trouvé ces deux endroits complètement par hasard, le premier sur le web et le second dans un magazine de coupons que nous recevons régulièrement dans la boîte aux lettres. Restez positifs, soyez curieux, qui sait quels délicieux endroits se trouvent dans votre région ?

jeudi 2 octobre 2008

Carrot cake



Mon plus grand plaisir, lorsque je visite mon blog, est de me replonger dans mes archives. J'aime relire les billets que j'avais écrits à la même date l'an passé et redécouvrir des recettes qui me rappellent à leur tour de jolis moments. Si mon rythme de publication a beaucoup diminué depuis la naissance de ma fille, mon besoin d'immortaliser mes petits bonheurs gourmands, lui, ne m'a pas quittée. Tant pis donc si mes billets paraissent un peu en retard, l'essentiel pour moi est de garder le souvenir d'un repas, d'une adresse de restaurant ou, comme c'est le cas aujourd'hui, d'une recette qui a fait ma fierté.



Ce carrot cake, je vais aimer m'en souvenir. Je l'ai réalisé pour ma collègue et amie Lauren, à l'occasion de la wedding shower que nous lui avons organisée au travail. Il m'a demandé quelques efforts, puisque j'ai du râper 500 g de carottes sur une râpe fine (ça prend du temps et ça fait mal à la main) et fabriquer mon propre colorant orange (ça prend du temps et c'est salissant !), mais quel plaisir j'ai pris à créer quelque chose d'aussi bon et joli !

La recette du carrot cake est tirée du livre de Rose Bakery. Sa particularité ? Elle contient deux fois moins de sucre que les recettes de carrot cake traditionnelles : on peut donc (et je vous le conseille) être généreux avec le glaçage. Pour la décoration, je me suis tournée vers le Baking Handbook de Martha Stewart qui m'a donné l'idée géniale de façonner des carottes en massepain : c'est la petite pointe de sophistication qui change tout !



C'est avec beaucoup de fierté que j'ai donc servi ce gâteau. Vous auriez du voir le regard étonné de mes collègues devant ces petites carottes ! La dégustation a eu lieu dans le plus grand silence, ce que j'ai traduit comme un grand compliment. On m'a simplement demandé : "did you make it from scratch?" Beaucoup sont repartis avec une part de gâteau ou deux, y compris Lauren, qui a tenu à partager ce carrot cake avec son fiancé.

Je ne regrette finalement qu'une chose, ne pas avoir pris une photo du gâteau entier !



Quelques precisions sur le carrot cake : c'est un gâteau qui, comme son nom l'indique, doit son moëlleux à une bonne dose de carottes finement râpées. Parfumé à la cannelle, on y trouve aussi parfois des noix et/ou des raisins secs. On le recouvre traditionnellement d'un glaçage au cream cheese.

Carrot cake (d'après Rose Bakery Cookbook et Martha Stewart Baking Handbook)

Ingrédients

Pour le gâteau :

500 g de carottes lavées et pelées
4 oeufs
300 mL (1 1/4 cup) d'huile végétale
300 g (2 cups) de farine
225 g (1 cup) de sucre
1 cuillère à café de levure chimique
1 cuillère à café de cannelle

Pour le glaçage :

1 paquet de 225 g (8 oz) de cream cheese
114 g (1 baton) de beurre mou
100 g (1 cup) de sucre glace

Pour les carottes en massepain :

1 tube de massepain
Colorants rouge et jaune en gel OU colorant orange en gel
Quelques fânes de carottes

Préparation

Soulevez les manches, c'est parti !

L'AVANT-VEILLE

Préchauffer le four à 180°C (350°F). Beurrer un moule à manquer de (8 pouces) de diamètre et recouvrir le fond d'un disque de papier sufurisé.

Laver, peler et râper les carottes sur une grille fine. Reserver au frais.

Battre les oeufs et le sucre jusqu'à obtention d'un mélange homogène. Attention, le mélange ne doit pas trop blanchir. Ajouter l'huile et continuer de battre pendant quelques minutes. Ajouter les carottes puis la farine, la levure et la cannelle.

Verser dans le moule beurré et glisser au four 45 minutes ou jusqu'à ce qu'un cure-dent planté dans le gâteau en ressorte propre. Laisser refroidir sur une grille et démouler quand le gâteau a complètement refroidi.

LA VEILLE

Découper le gâteau dans la hauteur avec un couteau à pain. Pour vous aider, vous pouvez planter des cure-dents dans la tranche du gâteau et couper en suivant les marques.

Fouetter le cream cheese et le beurre mou. Ajouter le sucre glace et continuer de fouetter quelques minutes, le mélange doit être bien aéré.

Glacer le gâteau. Attention à ne pas le casser ! Mettre le gâteau au réfrigérateur et préparer les carottes en massepain.

Pétrir le massepain avec quelques gouttes de colorant orange jusqu'à ce que la couleur soit bien répartie. Si vous n'avez pas de colorant orange déjà prêt, ajoutez une à deux gouttes de colorant rouge à un peu de colorant jaune jusqu'à obtention d'une belle couleur orange. Attention, cette opération est délicate, il est très facile de sur-doser le rouge !

Prélever des petites boules de massepain à l'aide d'une cuillère parisienne et les rouler comme des boudins en insistant un peu sur l'une des extrémités. L'idée est de se retrouver avec quelque chose qui ressemble vahuement à une carotte ! Aplatir l'extrémite la plus large et faire des stries dans les carottes à l'aide d'un couteau bien aiguisé. Votre carrote est prête, recommencer jusqu'à épuisement du massepain.

Décorer le gâteau de carottes et de fânes et garder au frais jusqu'au lendemain.

LE JOUR MEME

Sortir le gâteau une heure environ avant le service.