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mercredi 19 avril 2017

Tournée des pâtisseries parisiennes : Christophe Michalak (3/5)

Vous aimez la pâtisserie ? Ca tombe bien, Séverine aussi. Elle a profité de son dernier séjour parisien pour faire la tournée des plus grandes pâtisseries. Lorsqu'elle m'a proposé de publier son compte-rendu sur mon blog, j'ai bien sûr dit oui ! Depuis février, Séverine nous entraine chez cinq pâtissiers parisiens à raison d'un pâtissier par mois. Ce troisième billet de la série est consacré à la boutique Christophe Michalak, je vous laisse découvrir...

En juin 2016, je suis rentrée en France et, pour la première fois en 17 ans, j’ai passé plus de 24 heures à Paris, ma ville d’étudiante et de jeune adulte. Pour ce voyage, je m’étais fixé comme objectif de rendre visite à plusieurs grands pâtissiers qui me font rêver. J’avais mis trois adresses sur ma liste et j’ai fini par en visiter cinq : c’est ce que j’appelle un succès. Aujourd'hui, je vous invite à me suivre chez le pâtissier Christophe Michalak.

Crédit photo : Séverine P.
Christophe Michalak

Christophe Michalak fait partie de cette jeune génération de pâtissiers au palmarès impressionnant. Il remporte la « Coupe du Monde de Pâtisserie » en 2005, est élu « Pâtissier de l’année » en 2013 et a travaillé un temps sous la coupelle de Pierre Hermé. Michalak fait une pâtisserie ludique et parfois simple mais terriblement efficace. Il semble aussi avoir une prédilection pour les gâteaux déstructurés qu’il propose en parts individuelles.

Après avoir ouvert sa pâtisserie dans le quartier historique du Marais, il a récemment transformé son Takeaway en pâtisserie et enfin ouvert sa 3ème adresse parisienne – une école master class – dans le quartier prisé de Saint Germain des Prés.

Pour ma part (de gâteau), je me suis rendue à la pâtisserie du Marais. Tout est épuré, blanc, ultra moderne en fait. Presque chirurgical. Les seules tâches de couleur sont les gâteaux sagement alignés dans l’étalage réfrigéré.

Crédit photo : Séverine P.


Je suis de suite attirée par ces petites verrines individuelles qui contiennent tous les essentiels de grands classiques (pardon, Klassiks) mais déstructurés. Etant une inconditionnelle des fruits rouges, je me suis laisse tentée par un Kosmik Fruits Rouges, Vanille, Fleur d’Oranger et Pignons.

Crédit photo : Séverine P.

J’ai beaucoup aimé le côté ludique des portions individuelles comme des petites conserves d’antan, chacune avec sa petite cuillère. J’ai aussi apprécié le côté déstructuré des gâteaux proposes. Mais là s’arrête mon enchantement. Déjà les pots à l’aspect pourtant si sympathique sont en plastique, de même que la cuillère. C’est très pratique mais je ne suis pas sûre que ce soit très écologique. Avec l’ultra modernisme de la boutique, je m’attendais à un effort dans ce domaine également.

Le gâteau en lui-même est bon, un peu sucré peut-être mais il ne m’a pas fait vibrée autant que j’aurais voulu. J’avais sans doute de trop grandes attentes car à chaque fois que je vois ses recettes et autres documentaires, je suis fascinée par son savoir-faire et son inventivité. Un jour sans peut-être ? 

A suivre...

Retrouvez tous les billets de la série ici.

lundi 6 mars 2017

Tournée des pâtisseries parisiennes : Pierre Hermé (2/5)

Crédit photo : Séverine P.
Vous aimez la pâtisserie ? Ca tombe bien, Séverine aussi. Elle a profité de son dernier séjour parisien pour faire la tournée des plus grandes pâtisseries. Lorsqu'elle m'a proposé de publier son compte-rendu sur mon blog, j'ai bien sûr dit oui ! Depuis février, Séverine nous entraine chez cinq pâtissiers parisiens à raison d'un pâtissier par mois. Ce deuxième billet de la série est consacré à la boutique Pierre Hermé, je vous laisse découvrir...

En juin 2016, je suis rentrée en France et, pour la première fois en 17 ans, j’ai passé plus de 24 heures à Paris, ma ville d’étudiante et de jeune adulte. Pour ce voyage, je m’étais fixé comme objectif de rendre visite à plusieurs grands pâtissiers qui me font rêver. J’avais mis trois adresses sur ma liste et j’ai fini par en visiter cinq : c’est ce que j’appelle un succès. Aujourd'hui, je vous invite à me suivre chez le pâtissier Pierre Hermé.

Crédit photo : Séverine P.
Pierre Hermé

Elu « Meilleur Pâtissier du Monde 2016 », surnommé le « Picasso de la pâtisserie », Pierre Hermé est un exhausteur de goût à lui tout seul. Bien que sa renommée soit faite sur ses macarons et son gâteau culte, l’Ispahan, toute sa pâtisserie n’est qu’explosion de saveurs et un mot d’ordre : le plaisir.
Je suis allée dans sa boutique de St Germain des Prés, rue Bonaparte. Devant tant de magnifiques gâteaux, ce festival de couleurs, de noms et l’évocation de saveurs tous plus succulents les uns que les autres, il a été difficile de choisir. Je me suis finalement décidée pour un assortiment de macarons et un fraisier.

Crédit photo : Séverine P.
Pierre Hermé est LA référence de la génération actuelle de pâtissiers. Il est tellement immense de par son talent que j’ai à peine osé rentrer dans sa boutique, aillant peur de déranger le maitre, de ne pas y être à ma place. Mais dès l’entrée, c’est l’empire des sens. Les couleurs, les goûts, les odeurs, la variété des produits proposés, on ne sait plus où donner de la tête.

Crédit photo : Séverine P.
La première bouchée du fraisier de ce maitre incontesté est de celles dont on peut dire « je peux mourir demain, j’ai mangé un gâteau de Pierre Hermé ». Le biscuit, la crème aux amandes, les fraises entières, la meringue brulée, le tout fond dans la bouche provoquant une explosion des saveurs. Chaque bouchée est plus extraordinaire que la précédente car elle révèle des subtilités qu’on n’avait pas remarqué la première fois (ou la deuxième, ou la troisième). Nous avons mangé ce gâteau le plus lentement possible pour qu’il nous dure le plus longtemps possible tellement il était bon.
Les macarons quant à eux sont indéniablement exceptionnels. De très loin meilleurs que ceux de Ladurée pourtant si réputés. Les coques sont cuites à la perfection et les crèmes (traditionnelles ou au yaourt, donc plus légères) sont d’une justesse incroyable. Je ne suis pourtant pas particulièrement fan de macarons mais là, je tire mon chapeau bien bas et j’en reveux.

A suivre...

Retrouvez tous les billets de la série ici.

mardi 7 février 2017

Tournée des pâtisseries parisiennes : L'Eclair de Génie, Christophe Adam (1/5)

Crédit photo : Séverine P.
Vous aimez la pâtisserie ? Ca tombe bien, Séverine aussi. Elle a profité de son dernier séjour parisien pour faire la tournée des plus grandes pâtisseries. Lorsqu'elle m'a proposé de publier son compte-rendu sur mon blog, j'ai bien sûr dit oui ! A partir d'aujourd'hui, Séverine va donc nous entrainer chez cinq pâtissiers parisiens à raison d'un pâtissier par mois. Ce premier billet de la série est consacré à L'Eclair de Génie de Christophe Adam, je vous laisse découvrir...

Bonjour, je m'appelle Séverine et je suis fan de pâtisserie. Après 7 ans en Finlande, je vis sur la côte nord-ouest des Etats-Unis depuis maintenant 10 ans. Ces dernières années, le mal du pays s’est particulièrement fait ressentir au niveau des douceurs et je me suis donc mise à pâtisser. J’ai aussi découvert des émissions telles que Qui sera le prochain grand pâtissier ou Le meilleur pâtissier. Cette dernière m’a tout particulièrement parlé car elle met en avant des candidats amateurs comme moi. J'ai ainsi découvert des noms comme Cyril Lignac, Christophe Adam ou Pierre Hermé et, à défaut de goûter à leurs créations, j’ai commencé à les suivre sur leurs pages Facebook et Instagram.

En juin 2016, je suis rentrée en France et, pour la première fois en 17 ans, j’ai passé plus de 24 heures à Paris, ma ville d’étudiante et de jeune adulte. Pour ce voyage, je m’étais fixé comme objectif de rendre visite à plusieurs grands pâtissiers qui me font rêver. J’avais mis trois adresses sur ma liste et j’ai fini par en visiter cinq : c’est ce que j’appelle un succès. Aujourd'hui, je vous invite à me suivre chez le pâtissier Christophe Adam.

Crédit photo : Séverine P.
L'Eclair de Génie de Christophe Adam

Ancien de la maison Fauchon ayant travaillé auprès de Pierre Hermé, Christophe Adam s’est spécialisé il y a quelques années dans l’éclair. Un petit gâteau bête comme chou dont les parfums jusqu’alors étaient très classiques : chocolat, vanille ou café. Il ouvre en 2012 sa première boutique L’éclair de génie à Paris. Il y en a à ce jour neuf à Paris et plusieurs autres dans le monde. Chaque boutique propose des éclairs, bien sûr, mais a aussi « sa » spécialité : glaces, café ou chocolats.

Crédit photo : Séverine P.
Je me suis rendue au Café L’éclair de Génie, rue Lepic, au pied de Montmartre et du Sacré Cœur. Nous avons goûté un éclair au chocolat et un éclair aux fraises des bois sur place et emporté des éclairs citron-yuzu, chocolat-coco, pralines-caramel au beurre salé et passion-framboise.
       
Christophe Adam rend la pâtisserie sexy et il est plutôt beau garçon ce qui ne gâche rien. Il a été le premier à inspirer ce challenge personnel. J'admire sa passion pour un produit particulier qu’il sublime à chaque transformation. Je voulais voir ça et surtout y goûter ! Et je n’ai pas été déçue : si certains parfums comme chocolat coco et fruits rouges sont plus classiques, d'autres comme le Yuzu et le Framboise-Passion m’ont transportée dans un univers gustatif que je ne connaissais pas. Chaque bouchée est une explosion de goûts et de saveurs subtils. Un vrai bonheur.

Crédit photo : Séverine P.
Christophe Adam a su sortir l’éclair des grimoires de grand-mère et lui redonner un sacré coup de jeune. Il en a fait un gâteau aux mille saveurs à part entière et, depuis que je suis passée à sa boutique, je n’ose plus manger d’éclairs de peur d'être déçue. Grâce à lui, j’ai aussi maitrisé la pâte à chou : c'est si simple quand le maître nous montre comment faire. Christophe Adam c’est mon chouchou à moi.

A suivre...

vendredi 18 octobre 2013

Gâteau au yaourt chocolat-noisettes



Un sourire espiègle qui me prend par surprise, le matin, après une nuit hâchée.

Un "sit here, maman" murmuré après l'école, sur le lit de la chambre bleue.

Un large cafe latte avec Susana, sans raison particulière, un vendredi matin.

Un paquet, que je n'attendais pas, qui porte mon nom devant la porte.

Une boule de glace au caramel qu'on offre à une petite fille, comme ça, juste avant de partir.

La vie est pleine de jolie surprises dont je souhaite garder la trace, alors je prends des photos, je noircis des carnets et je viens ici, pour ne pas oublier.

J'aimerais me souvenir de ce gâteau, pourtant né de trois fois rien : une soudaine envie de chocolat, un pot de pâte de noisette et quelques rares minutes de temps libre. A mi-chemin entre le moelleux et le fondant, il a séduit les papilles de ma famille et de mes petits voisins. La recette est simple, la photo prise à la hâte mais le souvenir d'une petite fille aux joues roses qui demande "more gâteau, please" m'est entièrement précieux.

Gâteau au yaourt chocolat-noisettes

Ingrédients
120 mL de yaourt
3 œufs
80 g de sucre
1 cuillère à café d'extrait de vanille
170g de chocolat noir
120 mL de pâte de noisette sucrée (dans les épiceries turques)
125g de farine
2 cuillères à café de levure chimique
1 pincée de sel
60 mL d'huile végétale de votre choix (noisette, colza...)
Préparation

Préchauffer le four à 350°F (180°C) et beurrer un moule à manqué. Faire fondre le chocolat noir au bain-marie, lisser à la maryse et laisser refroidir. 

Dans un grand bol, fouetter le yaourt avec le sucre, puis incorporer les œufs un par un.

Dans un petit bol, mélanger la farine, le sel et la levure. Verser le mélange sec dans le grand bol et mélanger jusqu'à ce que la pâte soit tout juste homogène. Ajouter l'extrait de vanille puis incorporer la pâte de noisette, le chocolat fondu et l'huile végétale à la maryse.

Glisser au four 40 à 45 minutes ou jusqu'à ce que la surface du gâteau soit bien dorée et qu'un cure-dent inséré dans la pâte en ressorte propre. Laisse refroidir sur une grille et déguster.

Note

On peut remplacer la pâte de noisette sucrée par 80 mL de pâte de noisette nature et 40g de sucre supplémentaire.

mercredi 11 juillet 2012

Le gratin d'abricots d'Alain Ducasse



J'ai deux rendez-vous aujourd'hui, l'un en début de matinée, l'autre en fin d'après-midi. Entre les deux, une belle plage de temps libre que j'espère bien remplir de plaisir. Je pense à un pique-nique dans l'herbe, à l'ombre d'un arbre, suivi, pourquoi pas, d'un café en terrasse d'où, les jambes croisées, je regarderais les passants. J'aimerais aussi aller au verger voisin, celui où je cueille chaque été des kilos et des kilos de bleuets et où on trouve aussi de superbes abricots, de petits fruits dorés aux joues rouges dont je ne fais qu'une bouchée. J'aime quand ils sont tout juste mûrs, lorsque leur chair, d'abord acide, s'attendrit et libère des arômes de miel, vous savez, autour du noyau.

Je cuisine l'abricot très simplement. Une compotée. Un clafoutis. Un gratin. J'aime la délicatesse du gratin d'abricots d'Alain Ducasse, celui dont vous trouverez la recette dans le livre Nature desserts : Simple, sain et bon avec moins de sucre. Il n'y a même pas de sucre dans ce gratin, tout juste un peu de miel pour adoucir le fruit. Il y a de l'amande, par contre, et un peu d'amaretto aussi. Leurs discrètes saveurs laissent s'exprimer la vraie star de l'été : l'abricot parfait.

Gratin d'abricots d'après Alain Ducasse

ngrédients
8 abricots
2 x 1 cuillère à soupe de miel, de préférence de lavande
2 x 1 cuillère à soupe d'amandes effilées
1 œuf
3 cuillères à soupe de poudre d'amande
1 cuillère à soupe de farine
1 cuillère à soupe de crème liquide
2 cuillères à soupe d'amaretto 
Préparation 

Préchauffer le four à 180°C (350°F) Découper les abricots en deux puis en quartiers, mettre dans un bol et ajouter 1 cuillère à soupe de miel et 1 cuillère à soupe d'amandes effilées. Laisser macérer 20 minutes. Pendant ce temps, mélanger l'œuf avec la poudre d'amande, la farine, la crème liquide, l'amaretto ainsi que la cuillère de miel restante. Verser dans un moule à tarte et bien étaler à l'aide d'une spatule. Disposer les quartiers d'abricots bien régulièrement dans la garniture et glisser au four pendant 30 minutes. Le gratin est prêt lorsque la crème d'amandes a pris et que la pointe des abricots commence à dorer. Déguster tiède.

dimanche 17 juin 2012

Compotée de griottes à l'amande amère



Cette année encore, les voisins m'ont invitée à cueillir les griottes de leur jardin. As much as you want, whenever you want* : je ne me suis pas fait prier. J'ai donc fait un total de quatre apparitions sur leur propriété, dont l'une en famille, avec enfant, mari, poussette et escabeau, histoire d'accéder aux branches les plus élevées et remplir mon sac de promesses répétées de clafoutis. Perchée sur mon escabeau, la tête dans les feuilles, j'ai cueilli près de deux kilos de fruits en m'interrompant quand même parfois devant le spectacle attendrissant de nos petites filles respectives jouant sagement dans le bac à sable.

Curieuse, la voisine m'a demandé ce que je faisais de toutes ces cerises. Je lui ai expliqué que ce n'était pas des cerises sucrées qu'ils avaient là mais des griottes aigres, n'y avait-elle jamais goûté ? Non, jamais.

J'ai passé le dimanche suivant à trier, équeuter et dénoyauter mes griottes. N'ayant pas le courage de les transformer en confiture, j'ai congelé la majeure partie de ma récolte, ne laissant que suffisamment de fruits pour la confection d'une simple compotée. Peu sucrée et délicatement parfumée, je la déguste nature, à la cuillère, lorsqu'il n'y a pas un petit cheesecake pour lui tenir compagnie. Cette recette présente la griotte sous son meilleur jour : sa couleur, un beau rouge qui tire sur le rose, est envoutante et sa discrète saveur d'amande irrésistible. J'en ai réservé un pot pour les voisins... Qui sait s'ils m'inviteront de nouveau l'an prochain.

*Autant que tu veux, quand tu veux.

Compotée de griottes à l'amande amère (d'après Gourmet, Juillet 2001)

Ingrédients
475 g de griottes équeutées
100 g (1/2 cup) de sucre
1 cuillère à soupe de fécule de maïs
180 mL (2/3 cup) d'eau
2 gouttes d'extrait d'amande amère
Préparation

Dénoyauter les griottes au-dessus d'un bol afin d'en récupérer le jus. Dans une petite casserole, mélanger la fécule et le sucre avec l'eau et le jus de griottes puis porter à ébullition en mélangeant régulièrement. Ajouter les griottes et laisser bouillir 2 minutes en continuant de mélanger. Verser le mélange dans un chinois, transférer les griottes dans un bol et le liquide dans la casserole puis laisser réduire 5 minuites ou jusqu'à ce que la sauce commence à épaissir. Verser sur les griottes, ajouter 2 gouttes (pas plus !) d'extrait d'amande amère, mélanger et laisser refroidir. Déguster tiède ou froid.

dimanche 2 octobre 2011

Compote de pommes à la mijoteuse



L'ouragan Irene aura fait bien des dégâts dans la région mais il a heureusement épargné les pommiers des vergers voisins. A mon grand bonheur, j'ai donc pu, cette année encore, célébrer l'arrivée de l'automne au milieu d'arbres fruitiers et cueillir moi-même mes variétés de pommes préférées. Si Jonathan ne jure que par la MacIntosh, je lui préfère la Jonathan (!) dont j'apprécie la chair ferme et son parfait équilibre entre l'acide et le sucré. Il y a aussi la Smokehouse, que je réserve pour ma prochaine tarte aux pommes, la Mitsu, dont l'acidité me rappelle celle de la Granny Smith, et la Stayman, juteuse, parfaite pour la compote. Ce sont ces deux dernières variétés que j'ai d'ailleurs utilisées pour préparer la compote de pommes que j'ai servie avec les gaufres de ce matin.

Pour la première fois, j'ai utilisé ma mijoteuse (slow cooker) pour transformer les pommes en compote et j'ai été plus qu'enchantée du résultat : la douce et lente cuisson de la mijoteuse permet de confire les pommes, leur prêtant ainsi une incroyable saveur caramélisée. J'avais prévu de marier ma compote à un peu de crème de marron mais j'ai vite abandonné l'idée, elle se suffit amplement à elle-même.

Compote de pommes à la mijoteuse

Ingrédients
Des pommes et rien d'autre !
Préparation

Peler, couper et épépiner les pommes. Couper les pommes en morceaux grossiers et placer dans une mijoteuse électrique jusqu'à ce que les 3/4 de la cuve soient remplis. Faire cuire sur low pendant 6 à 8 heures ou jusqu'à ce que les pommes soient très tendres. Réduire en compote à l'aide d'un presse-purée et déguster encore tiède.

mardi 7 décembre 2010

Poires rôties aux cranberries



Les fruits, c'est bon mais c'est aussi beaucoup de travail. Il faut les laver, les éplucher et, une fois terminés, il faut se déplacer pour se débarrasser des déchets. Pfiou, rien que d'y penser, je suis fatiguée. Pour faire manger des fruits à ceux qu'un poil dans la main empêche d'ouvrir le bac à légumes, il n'y a pas 36 solutions : il faut les présenter prêts à la consommation. C'est ce qu'a longtemps fait mon papa lorsque ma soeur et moi étions petites et, alors que nous regardions sagement la télé le samedi soir, les quartiers de pommes apparaissaient miraculeusement dans nos charmantes bouches (parfois en surabondance mais c'est une autre histoire) et je n'ai découvert que très tard que les oranges étaient recouvertes de fils blancs une fois épluchés (berk !).

Bref, cela m'amène à la recette du jour, les poires rôties aux cranberries (canneberges au Canada). Cette recette, plutôt saine soit dit en passant, est une excellente manière de déguster des poires qui sont d'habitude une vraie galère à manger en société (bonjour le jus qui dégouline le long du menton) et des cranberries fraîches dont, avouez-le, vous ne savez que faire après les fêtes de Thanskgiving (n'ayez pas honte, moi non plus). La combinaison poires/cranberries est trrès réussie et la cuisson au four est une excellente idée à laquelle je n'aurais jamais pensé pour les cranberries. Le résultat est un dessert léger, vitaminé et presque festif à déguster tel ou accompagné d'une gaufre, comme je lai fait. Les paresseux qui squattent votre canapé vous diront merci.

Poires rôties aux cranberries (recette adaptée de Kelsey Nixon)

Ingrédients
4 poires mûres mais fermes (j'utilise les poires Bartlett bio de chez Trader Joe's)
240 mL (1 cup) de cranberries fraîches
6 cuillères à soupe de sucre roux (vergeoise ou cassonade)
60 mL (1/4 cup) de jus de pommes ou de cidre
1 cuillère à café de cannelle
3 à 4 poignées de noix
Préparation

Laver, peler et découper les poires en quatre. Epépiner les fruits et les placer dans un moule à gratin. Ajouter les cranberries bien lavées, le sucre, le jus de pomme et la cannelle et mélanger de sorte à recouvrir les fruits de sucre. Glisser au four préchauffé à 200°C (400°F) et laisser cuire 20 à 25 minutes ou jusqu'à ce que les poires soient cuites (elles doivent devenir tendres) et les cranberries se transforment en sauce. Servir tiède ou frais, parsemé de noix concassées.

Note

Vérifiez les fruits à mi-cuisson : s'ils vous paraissent trop secs, ajoutez un peu de cidre ou d'eau. Pour adoucir un mélange de fruits trop acide à la sortie du four, ajoutez un peu de sirop d'érable.

lundi 15 novembre 2010

Petits fondants chocolat marron



Pour mon trente-deuxième anniversaire, j'avais suggéré à Jonathan de me servir le petit-déjeûner au lit. Il s'est donc donné la peine de me concocter un vrai petit-déjeûner à l'américaine avec home fries et oeufs au plat qu'il m'a apportés sur un plateau alors que je regardais je ne sais plus quelle émission sur Cooking Channel. Le pied ! Malheureusement pour moi, j'avais oublié de préciser que je voulais aussi un cadeau. OK, je lui avais dit que ce n'était pas la peine mais quand même, ce n'est pas une raison pour ne pas m'en faire. Oh et j'avais visiblement laissé de côté l'affaire du gâteau.

J'avais presque réussi par me convaincre que je ne voulais pas de dessert, ni de bougies, et puis l'heure de dîner est arrivée et la perspective de ne pas finir le repas sur une note sucrée m'a paru in-sup-por-table. Pas question cependant de préchauffer le four, ni de battre des oeufs en neige : ce que je voulais, c'était deux petites portions à déguster rapidement le soir, en amoureux. Je suis donc allée chercher l'inspiration sur différents blogs et autre sites de cuisine et c'est en repensant à un article de Mark Bittman dans le New York Times que j'ai décidé de préparer mon dessert au micro-ondes. J'ai commencé par vider un petit pot de crème de marron à la vanille Clément Faugier (ma préférée) à laquelle j'ai ajouté, entre autres, un peu de cacao en poudre et de la purée d'amande (un clin d'oeil à Clea). Trois petits minutes au micro-ondes ont ensuite suffi pour transformer un bidouillage pas très assuré en deux adorables petits fondants que nous avons dégustés, Jonathan et moi, pour clôre ma journée d'anniversaire. Je lui ai depuis pardonné d'avoir oublié mon gâteau mais pour le cadeau, on repassera. Il a depuis appris que non veut parfois dire oui.

Petits fondants chocolat marron

Ingrédients pour 2 ramequins
100 g de crème de marron à la vanille
1 cuillère à café de cacao en poudre (Dutch-processed cocoa)
1 oeuf
2 cuillères à soupe de crème liquide
1 cuillère à soupe de purée d'amande (almond butter, unsalted)
1 cuillère à café de rhum (facultatif)
Préparation

Dans un petit bol, mélanger la crème de marron et la cuillère à soupe de cacao que vous aurez pris soin de tamiser. Ajouter l'oeuf, la crème liquide, la purée d'amande et la cuillère à café de rhum. Fouetter jusqu'à obtenir un mélange bien lisse. Verser l'appareil dans deux ramequins préalablement beurrés et faire cuire 3 minutes au micro-ondes à puissance 50%. Les fondants sont prêts lorsqu'un cure-dent inséré en leur coeur en ressort sec.

jeudi 19 août 2010

Clafoutis aux abricots



Le clafoutis est pour moi le dessert estival par excellence. Je garde un souvenir ému de celui aux abricots auquel j'ai eu la chance de goûter au Loir dans la Théière, lors de mon dernier séjour en France il y a deux ans. En dépit de mes bidouillages, je n'ai toujours pas réussi à préparer un clafoutis aussi épais, aussi fondant, ni aussi caramélisé que celui du salon de thé parisien. En attendant, je me console avec cette recette que j'ai adaptée du livre Gâteaux de Mamie : je parfume le clafoutis d'eau de fleur d'oranger, pour ce petit goût d'ailleurs, et je le parsème de pistaches, pour un peu de couleur et de croquant. Au final, c'est un clafoutis comme je les aime, dense, crémeux et bien réconfortant.

Clafoutis aux abricots

Ingrédients
6-8 abricots, en fonction de la taille de votre moule
60 g de sucre (j'ai utilisé du sucre muscovado mais du sucre blanc fait aussi l'affaire)
90 g de farine
4 oeufs
200 mL de lait
1 cuillere a café d'eau de fleur d'oranger
1 pincee de sel
1 poignée de pistaches concassées ou d'amandes effilées (pour la finition)
Matériel
Un moule à gratin ou à manqué bien beurré.
Préparation

Préchauffer le four a 200°C (400°F). Couper les abricots en deux et en retirer les noyeaux. Ranger les oreillons d'abricots dans le moule, face denoyautée vers le haut. Ajouter des fruits supplémentaires si le moule n'est pas entièrement recouvert d'abricots.

Dans un grand bol, mélanger la farine, le sucre et le sel. Incorporer les oeufs un à oeuf à l'aide d'un fouet. Lorsque la pâte est lisse, ajouter le lait et l'eau de fleur d'oranger. Verser la préparation sur les abricots et enfourner 30 à 40 minutes ou jusqu'à ce que les bords du clafoutis soient bien dorés et que le dessert commence à gonfler. Ajouter les pistaches ou les amandes à la sortie du four puis laisser tiédir avant de servir.

jeudi 30 juillet 2009

Clafoutis aux myrtilles



La saison des myrtilles bat en ce moment son plein et je me réjouis d'en ramener de jolies barquettes à la maison. La question est alors de savoir quoi en faire : les déguster nature ? Pas très original. Les ajouter à une pâte à gâteau ? Trop lourd. La solution ? Le cla-fou-tis ! Léger, rapide à préparer et gourmand, c'est le dessert idéal pour mettre en valeur les plus belles myrtilles de la saison.

Clafoutis aux myrtilles (d'après une recette de Cat Cora)


Ingrédients

3 cups de myrtilles lavées et séchées
3 oeufs
60 g (1/2 cup) de farine
240 mL (1 cup) de lait
60 g (1/4 cup) de sucre
2 cuillères à café d'extrait de vanille
1 pincée de sel
Préparation

Préchauffer le four à 160°C (325°F). Beurrer un plat à gratin et le recouvrir des myrtilles.

Dans une terrine, battre la farine et les oeufs jusqu'à ce que le mélange soit lisse. Ajouter le lait, le sucre, la vanille et le sel et verser sur les myrtilles. Glisser au four et faire cuire 35-40 minutes ou jusqu'à ce que la clafoutis soit bien doré. Laisser refroidir et servir tiède après avoir recouvert le clafoutis de sucre glace.

mercredi 19 novembre 2008

Tarte à la citrouille - Pumpkin pie



Quoi ?! Je dois rêver, mon dernier billet remonterait donc au mardi 22 octobre 2008 ? Il est temps que je me re-saisisse. Que direz-vous d'une tarte à la citrouille ? A une semaine de Thanksgiving, je pense que cela s'impose.

La tarte à la citrouille, ou pumpkin pie pour les intimes, est un must, que dis-je, un synonyme de Thanksgiving. Un peu comme la dinde, si vous voulez, mais en plus sucré. En fonction de le la région du monde où vous habitez, cette tarte est incroyablement rapide ou, à l'inverse, terriblement longue à réaliser. Pour illustrer mon propos, suivons Joe, un jeune Américain célibataire (et plutôt beau garçon) dans sa cuisine en cette veille de Thanksgiving.

Joe revient du supermarché et sort de son sac à provisions recyclable (notre ami Joe est aussi un peu écolo) une conserve de citrouille. Il préchauffe son four à 350°F et verse le contenu de sa boîte de conserve (oh la la, trop dur) dans un bol. Il y ajoute du sucre, un mélange d'épices spécial pumpkin pie, des oeufs et du lait concentré, il mélange ça bien comme il faut et verse le tout sur un fond de tarte déjà étalé. Joe glisse la tarte au four, il a à peine le temps de feuilleter le magazine Gourmet de novembre que le minuteur sonne : la tarte est cuite, il n'y a plus qu'à la laisser refroidir.



Pendant ce temps, quelque part dans la banlieue parisienne, un certain Jean-Michel s'affaire derrière les fourneaux. Il a décidé de re-créer la tarte à la citrouille que son ancien colloc', Joe, lui avait fait découvrir lorsqu'il vivait aux Etats-Unis. Sacré Joe, c'est qu'il savait se débrouiller derrière les fourneaux !

Des Etats-Unis, Jean-Michel avait rapporté un moule à tarte de 9 pouces de diamètre : bien lui en a pris car c'est dans ce moule qu'on fait la vraie tarte à la citrouille. Du marché du coin, l'ami Jean-Michel est cependant revenu sans citrouille mais avec un potiron. Citrouille, potiron, c'est pas un peu pareil ? Non ! La citrouille est une variété de cucurbita pepo, tandis que le potiron est une cucurbita maxima. Nuance. Jean-Michel espère que la différence de goût sera minime alors qu'il manque de se couper le doigt en découpant ses tranches de potiron. Il fait rôtir sa courge au four puis en récupère la chair qu'il mixe alors au robot. Mais pourquoi n'y a t'il pas de conserve de citrouille, en France ? Jean-Michel suit le reste de la recette de Joe mais il a préparé sa pâte brisée et mélangé ses propres épices. Ca va être bon, c'est sûr. Vers 1h du matin, Jean-Michel déguste enfin sa tarte. Ce n'est pas la tarte à la citrouille de Joe mais elle est drôlement bonne, surtout la pâte faite maison ! La garniture est fondante, avec ce petit goût de cannelle qui l'avait séduit l'an passé.

Si Jean-Michel l'a fait, qu'attendez-vous pour l'essayer ?



Tarte à la citrouille - Pumpkin pie (d'après The Better Homes and Gardens New Cookbook)

Ingrédients

1 cercle de pâte brisée (j'ai utilisé cette recette)
400 g (soit 15 oz) de purée de citrouille (aux Etats-Unis) ou de potiron (en France)
125 g (soit 1/2 cup) de sucre
1 cuillère à café de cannelle
1/2 cuillère à café de gingembre
1/4 de cuillère à café de noix de muscade en poudre, de préférence frâichement râpée
2 oeufs légèrement battus
180 mL (soit 3/4 cup) de crème liquide, de half-and-half ou de lait concentré

Préparation

Préchauffer le four à 375°F (soit 180°C).

Etaler la pâte brisée dans un moule à pie de 9 pouces de diamètre (aux Etats-Unis) ou un moule à tarte classique (en France).

Dans un grand bol, mélanger la chair de citrouille, le sucre, les épices, les oeufs légèrement battus et la crème liquide. Verser l'appareil sur la pâte brisée et glisser au four pendant 50 minutes, ou jusqu'à ce qu'un cure-dent inséré dans le centre de la tart en ressorte propre. Laisser complètement et servir la tarte avec de la crème fouettée.

A noter

En 2005, Kate du blog Accidental Hedonist a décidé de comparer le goût d'une tarte à la citrouille faite à partir d'une citrouille fraîche (voir le billet en question ici) à celui d'une tarte préparée à partir de chair de citrouille en boîte (voir le billet en question là). Sa conclusion est similaire à la mienne : la conserve en citrouille, ce n'est pas mauavais du tout. A moins d'avoir plusieurs heures à tuer, ça ne vaut selon moi pas le coup de s'amuser à récupérer de la chair de citrouille fraîche. Cela suppose, bien sûr, que vous puissiez trouver de la citrouille en conserve...

jeudi 2 octobre 2008

Carrot cake



Mon plus grand plaisir, lorsque je visite mon blog, est de me replonger dans mes archives. J'aime relire les billets que j'avais écrits à la même date l'an passé et redécouvrir des recettes qui me rappellent à leur tour de jolis moments. Si mon rythme de publication a beaucoup diminué depuis la naissance de ma fille, mon besoin d'immortaliser mes petits bonheurs gourmands, lui, ne m'a pas quittée. Tant pis donc si mes billets paraissent un peu en retard, l'essentiel pour moi est de garder le souvenir d'un repas, d'une adresse de restaurant ou, comme c'est le cas aujourd'hui, d'une recette qui a fait ma fierté.



Ce carrot cake, je vais aimer m'en souvenir. Je l'ai réalisé pour ma collègue et amie Lauren, à l'occasion de la wedding shower que nous lui avons organisée au travail. Il m'a demandé quelques efforts, puisque j'ai du râper 500 g de carottes sur une râpe fine (ça prend du temps et ça fait mal à la main) et fabriquer mon propre colorant orange (ça prend du temps et c'est salissant !), mais quel plaisir j'ai pris à créer quelque chose d'aussi bon et joli !

La recette du carrot cake est tirée du livre de Rose Bakery. Sa particularité ? Elle contient deux fois moins de sucre que les recettes de carrot cake traditionnelles : on peut donc (et je vous le conseille) être généreux avec le glaçage. Pour la décoration, je me suis tournée vers le Baking Handbook de Martha Stewart qui m'a donné l'idée géniale de façonner des carottes en massepain : c'est la petite pointe de sophistication qui change tout !



C'est avec beaucoup de fierté que j'ai donc servi ce gâteau. Vous auriez du voir le regard étonné de mes collègues devant ces petites carottes ! La dégustation a eu lieu dans le plus grand silence, ce que j'ai traduit comme un grand compliment. On m'a simplement demandé : "did you make it from scratch?" Beaucoup sont repartis avec une part de gâteau ou deux, y compris Lauren, qui a tenu à partager ce carrot cake avec son fiancé.

Je ne regrette finalement qu'une chose, ne pas avoir pris une photo du gâteau entier !



Quelques precisions sur le carrot cake : c'est un gâteau qui, comme son nom l'indique, doit son moëlleux à une bonne dose de carottes finement râpées. Parfumé à la cannelle, on y trouve aussi parfois des noix et/ou des raisins secs. On le recouvre traditionnellement d'un glaçage au cream cheese.

Carrot cake (d'après Rose Bakery Cookbook et Martha Stewart Baking Handbook)

Ingrédients

Pour le gâteau :

500 g de carottes lavées et pelées
4 oeufs
300 mL (1 1/4 cup) d'huile végétale
300 g (2 cups) de farine
225 g (1 cup) de sucre
1 cuillère à café de levure chimique
1 cuillère à café de cannelle

Pour le glaçage :

1 paquet de 225 g (8 oz) de cream cheese
114 g (1 baton) de beurre mou
100 g (1 cup) de sucre glace

Pour les carottes en massepain :

1 tube de massepain
Colorants rouge et jaune en gel OU colorant orange en gel
Quelques fânes de carottes

Préparation

Soulevez les manches, c'est parti !

L'AVANT-VEILLE

Préchauffer le four à 180°C (350°F). Beurrer un moule à manquer de (8 pouces) de diamètre et recouvrir le fond d'un disque de papier sufurisé.

Laver, peler et râper les carottes sur une grille fine. Reserver au frais.

Battre les oeufs et le sucre jusqu'à obtention d'un mélange homogène. Attention, le mélange ne doit pas trop blanchir. Ajouter l'huile et continuer de battre pendant quelques minutes. Ajouter les carottes puis la farine, la levure et la cannelle.

Verser dans le moule beurré et glisser au four 45 minutes ou jusqu'à ce qu'un cure-dent planté dans le gâteau en ressorte propre. Laisser refroidir sur une grille et démouler quand le gâteau a complètement refroidi.

LA VEILLE

Découper le gâteau dans la hauteur avec un couteau à pain. Pour vous aider, vous pouvez planter des cure-dents dans la tranche du gâteau et couper en suivant les marques.

Fouetter le cream cheese et le beurre mou. Ajouter le sucre glace et continuer de fouetter quelques minutes, le mélange doit être bien aéré.

Glacer le gâteau. Attention à ne pas le casser ! Mettre le gâteau au réfrigérateur et préparer les carottes en massepain.

Pétrir le massepain avec quelques gouttes de colorant orange jusqu'à ce que la couleur soit bien répartie. Si vous n'avez pas de colorant orange déjà prêt, ajoutez une à deux gouttes de colorant rouge à un peu de colorant jaune jusqu'à obtention d'une belle couleur orange. Attention, cette opération est délicate, il est très facile de sur-doser le rouge !

Prélever des petites boules de massepain à l'aide d'une cuillère parisienne et les rouler comme des boudins en insistant un peu sur l'une des extrémités. L'idée est de se retrouver avec quelque chose qui ressemble vahuement à une carotte ! Aplatir l'extrémite la plus large et faire des stries dans les carottes à l'aide d'un couteau bien aiguisé. Votre carrote est prête, recommencer jusqu'à épuisement du massepain.

Décorer le gâteau de carottes et de fânes et garder au frais jusqu'au lendemain.

LE JOUR MEME

Sortir le gâteau une heure environ avant le service.

dimanche 14 septembre 2008

Mini-cheesecakes



Le cheesecake, c'est comme le cookie aux pépites de chocolat, une goumandise intrinsèquement américaine dont on voudrait avoir LA recette. Evidemment, il n'y a pas une recette de cheesecake, ni une recette de cookies, mais il existe quelque part une recette qui correspond à l'idée qu'on s'en fait.

Le cheesecake, c'est une garniture au cream cheese sur une croute de miettes de biscuits, souvent des graham crackers. Une sorte de gâteau au fromage blanc, en somme, avec du cream cheese à la place du fromage blanc !

J'ai mangé un certain nombre de cheesecakes depuis mon arrivée aux Etats-Unis il y déjà six ans mais il a fallu toutes ces années avant que je me décide à en faire moi aussi. J'ai souvent été rebutée par les énormes proportions des recettes et puis j'ai un jour décidé de diviser les quantités de cette recette par trois. Le résultat ? Six adorables petits cheesecakes bien crémeux à partager (ou non) avec un amoureux et quelques bonnes amies.

Mini-cheesecakes (adaptée de Bon Appétit, juin 1996)

Ingrédients pour 6 petits cheesecakes, aussi mignons que ceux d'Eileen

Pour le fond :

- 100 g (4 oz) de biscuits secs (par exemple, spéculoos ou biscuits roses de Reims en France, gingersnaps ou graham crackers aux Etats-Unis)
- 30 g (2 tbsp) de beurre fondu

Pour la garniture :

- 1 paquet de 225 g (8 oz) de cream cheese (Philadelphia, par exemple)
- 75 g (1/3 cup) de sucre
- 1/2 cuillère à café d'extrait de vanille
- 1 pincée de sel
- 1 gros oeuf à température ambiante

Préparation

Préchauffer le four à 180°C (soit 350°F).

Placer six caissettes en papier dans les traces d'un moule à muffin.

La base :

Réduire les biscuits en miettes à l'aide d'un robot. Transférer dans un bol et mélanger avec le beurre fondu. Répartir les miettes dans les six caissettes puis les presser à l'aide d'un verre.



Réserver au réfrigérateur.

La garniture :

Mettre le cream cheese dans un robot et pulser jusqu'à ce que le fromage soit lisse. Ajouter le sucre, la vanille et le sel et pulser de nouveau jusqu'à obtenir un mélange lisse. Ajouter l'oeuf et pulser quelques secondes jusqu'à ce qu'il soit incorporé.



Verser la pâte dans les caissettes et faire cuire jusqu'à ce que la surface des cheesecakes commence à dorer, 20 minutes environ. Laisser refroidir sur une grille et placer au réfrigérateur pendant au moins 2 heures. Déguster bien froid, accompagné d'une copmpotée de fruits (griottes ou fraises, par exemple).

Note

Il est possible que a surface des cheesecakes craquèle pendant la cuisson : ce n'est pas très joli mais cela n'affecte en rien le goût du gâteau. Vous pouvez néanmoins éviter cela en faisant cuire les cheesecakes au bain-marie ou en diminuant la température du four et en augmentant le temps de cuisson.

En savoir plus ?

Consultez d'urgence la petite leçon de cheesecake de loukoum.

Vous trouverez de nombreuses autres recettes de cheesecakes sur le site Epicurious.

dimanche 2 mars 2008

Gâteau au yaourt praliné



Voici enfin la recette tant attendue, celle de mon gâteau à la pralinoise ! Combien de fois ai-je réalisé cette recette cette année ? Cinq, six, sept fois peut-être ? Tout ce que je peux dire, c'est que toutes mes plaquettes de pralinoise y sont passées. C'est le genre de recettes que j'aime garder dans ma botte secrète, vous savez, du style qu'on peut préparer un mercredi soir pour fêter l'anniversaire d'un collègue le lendemain ou pour épater belle-maman quand elle vient passer le week-end à la maison. Très peu d'effort pour beaucoup d'effet, si vous voyez ce que je veux dire.

La pralinoise, pour ceux qui ne connaissent pas, est un produit composé d'un mélange de praliné et de chocolat. Jonathan et moi sommes deux grands fans de ce délicieux produit qui sent bon la noisette et fond vite sous la langue. A mon grand désespoir, on n'en trouve pas du tout aux Etats-Unis et c'est donc un produit que je me fais ramener ou envoyer de France par des âmes charitables.



Pendant longtemps, je n'ai jamais vraiment su comment utiliser cette pralinoise. J'avais bien essayé la recette des muffins imprimée sur le dos des tablettes mais je n'ai pas été convaincue. Après la naissance de ma fille, l'an dernier, lassée de préparer le même gâteau au yaourt, j'ai décidé d'y incorporer une tablette de pralinoise fondue. A la dégustation, nous avons tous été bluffés par le résultat : moëlleux, peu sucré, délicat et contrairement à ce que je craignais, l'arôme de pralinoise n'est pas masqué par les autres ingrédients. Ce gâteau est donc devenu un grand classique chez nous ; je le prépare quand j'ai une envie de sucré, quand je dois épater les collègues au travail ou que je veux simplement faire plaisir à Jonathan (dans ce cas, je lui rajoute des pépites de chocolat au lait). J'espère qu'il vous plaira aussi.



Gâteau au yaourt praliné

Ingrédients

- 1/2 cup de yaourt nature
- 1/2 cup de sucre
- 3 oeufs
- 1 cup de farine
- 1/2 cup de poudre d'amande ou de noisette
- 2 cuillères à café de levure chimique
- 1 cuillère à café d'extrait de vanille
- 1/4 cup d'huile végétale
- 1 tablette de pralinoise de 200 g
- 1 cup de pépites de chocolat au lait (facultatif)

(1/2 cup = 1 pot de yaourt français)

Préparation

Préchauffer le four à 350°F (180°C). Beurrer un moule à manqué et mettre de côté. Faire fondre la pralinoise au bain-marie ou au micro-ondes, lisser à la maryse et laisser refroidir.

Dans un grand bol, fouetter le yaourt avec le sucre. Ajouter les oeufs un par un et bien mélanger. Dans un petit bol, mélanger la farine, la poudre d'amande ou de noisette et la levure. Verser le mélange sec dans le grand bol et mélanger jusqu'à ce que la pâte soit tout juste homogène. Ajouter l'extrait de vanille et incorporer l'huile végétale à la maryse. Incorporer délicatement la pralinoise et les pépites de chocolat (facultatif).

Glisser au four 40 à 45 minutes ou jusqu'à ce que la surface du gâteau soit bien dorée et qu'un cure-dent inséré dans la pâte en ressorte propre. Laisse refroidir sur une grille et déguster.



Vous savez ce qui est encore meilleur ? C'est de ne pas entièrement faire fondre la pralinoise et d'incorporer des petits morceaux à la pâte. Miam.

lundi 3 septembre 2007

Petites crèmes au lait d'amandes et au chocolat



Vous aurez remarqué que je suis moins présente sur mon blog ces temps-ci mais cela ne veut pas dire que j'ai délaissé les fourneaux, au contraire ! Je continue de touiller, mijoter et goûter au fruit de mes expérimentations mais les occasions de bloguer se sont faites plus rares. Je pourrais mettre cela sur le compte du temps (qui me manque cruellement) ou du travail (que j'ai déjà repris) mais la réalité est que je n'ai pas testé grand chose qui vaille le coup d'être mentionné ici. Et si je suis de retour aujourd'hui, vous pouvez en déduire que le produit et la recette du jour valent vraiment le détour !

Après en avoir testé plusieurs, j'ai enfin trouvé un lait végétal à mon goût. Ni trop fluide, ni trop sucré, comme beaucoup de laits auxquels j'ai goûtés, ni râpeux, comme le lait d'avoine Pacific, ni rance, comme le lait de noisettes Pacific, celui que j'aime n'est autre que le lait d'amandes nature Almond Breeze. Sa texture est très proche de celle du lait de vache, son odeur est agréable et sa saveur, subtile. Je l'ai utilisé dans deux recettes tirées du numéro de juin du magazine Elle à Table : le lait d'amandes aux figues fraîches (mixer 5 figues frâiches, 25 cL de lait d'amandes et une cuillère à soupe de miel), un délice de simplicité, et les petites crèmes au chocolat. J'ai eu un vrai coup de coeur pour ces-dernières, à la texture fondante et au bon petit goût de cacao. Elles se préparent en quelques minutes et se dévorent en quelques secondes. Et dire que c'est un dessert végétalien !



Petites crèmes au lait d'amandes et au chocolat (d'après Elle à Table, juin 2007)

Ingrédients

- 1/2 litre de lait d'amandes
- 50 g de fécule de maïs
- 50 g de sucre roux (j'ai utilisé du sucre Demerara)
- 2 cuillères à soupe de cacao (j'ai utilisé du Valrhona)

Préparation

Mélanger tous les ingrédients dans une casserole et porter à ébullition en mélangeant sans arrêt. Continuer à mélanger quelques secondes après épaississement et verser dans 4 petits ramequins. Laisser refroidir et placer au réfrigérateur. Déguster bien froid.

Où trouver le lait d'amandes Almond Breeze ?

Dans les magasins bios (natural stores) et dans le rayon céréales ou biologique de la plupart des supermarchés. Le prix de la brique de 1 quart (1 litre environ) varie entre 1,99$ et 2,50$. Choisissez de préférence la version non sucrée (unsweetened).

Il est également possible de faire son lait d'amandes soi-même : pour cela, suivez le lien !

lundi 29 mai 2006

Petits pots de crème au chocolat Valrhona



En jetant un oeil à l'index de mes recettes, on peut remarquer une chose : j'aime bien les desserts. En y regardant de plus près, on peut en noter une deuxième : je ne suis pas très chocolat. En fait, ce n'est pas que je n'aime pas le chocolat, c'est surtout qu'il a du mal à me satisfaire.

Pour me plaire, un dessert chocolaté doit être capable de trouver le juste équilibre entre l'amer et le sucré. Jusqu'à présent, seuls deux desserts se sont montrés à la hauteur : le gâteau au chocolat que nous avons dégusté à notre mariage et ces petites crèmes au chocolat. En ce qui concerne le gâteau, je crains de ne jamais pouvoir récupérer sa recette (il faudrait pour cela demander au propriétaire d'Aux Petits Délices). Pour les crèmes au chocolat, c'est une autre histoire...

J'ai trouvé la recette de ces "Valrhona chocolate puddings" dans le magazine Gourmet de septembre 2004. N'étant pas très fan de desserts chocolatés, je n'avais au départ pas prêté attention à ces crèmes. Le temps a passé et puis je suis retombée sur la recette, cette fois-ci sur le Web. "Best chocolate pudding ever", avait commenté un lecteur, "superb" avait noté un gourmand tandis qu'un autre avait simplement résumé : "yum, yum, yum, yum, yum!!". Ni une, ni deux, j'ai sorti mon vieux magazine de sa boîte et préparé ces petites crèmes hier même. Nous les avons dégustées en guise de dessert en compagnie de quatre amis venus dîner à la maison. J'étais encore dans la cuisine quand j'ai entendu les premiers "hummmm" qui ont flatté mon ego de ménagère. Jonathan a quant à lui décrété qu'il s'agissait de ma meilleure recette de petites crèmes et j'avoue être du même avis. J'ai adoré leur texture incroyablement fondante et leur goût, ni trop sucré, ni trop amer. Voilà un dessert que je referai et qui ravira à coup sûr les compagnons de table les plus exigeants.



Petits pots de crème au chocolat Valrhona (d'après Gourmet, Septembre 2004)

Ingrédients pour 6 personnes

- 1/2 gousse de vanille fendue
- 360 mL de lait, de préférence entier (mais le demi-écrémé donne de bons résultats)
- 120 mL de crème liquide (heavy cream ou heavy whipping cream, la dernière étant plus légère)
- 75 g (soit 1/3 cup) de sucre
- 130 g (soit 4 1/2 oz) de chocolat Valrhona 61% coupé en petits morceaux
- 5 gros jaunes d'oeufs

Préparation

Préchauffer le four à 135°C (soit 275°F). Placer le lait, la crème et le sucre dans une grande casserole. Récupérer les grains de vanille à l'aide d'une pointe de couteau et les ajouter au lait avec la gousse. Porter à ébullition en mélangeant à l'aide d'un fouet jusqu'à ce que le sucre soit dissout. Ajouter le chocolat en morceaux et mélanger jusqu'à ce que tout le chocolat soit fondu. Retirer du feu.

Verser le mélange dans un bol et placer le tout dans un bol plus grand rempli d'eau glacée. Laisser refroidir en fouettant régulièrement jusqu'à ce que le mélange soit à température ambiante, 5 à 10 minutes. Pendant ce temps, mettre de l'eau à bouillir pour le bain-marie.

Ajouter les jaunes d'oeufs en prenant soin de bien les incorporer. Retirer la gousse de vanille et répartir le mélange dans des ramequins. Faire cuire les crèmes au bain-marie jusqu'à ce que celles-ci soient fermes et qu'elles restent figées en les remuant, 1 heure environ.

Laisser refroidir 1h au bain-marie avant de réfrigérer jusqu'à ce que les crèmes soient bien froides, 1h environ.

Note

La recette originale fait appel à du chocolat Valrhona à 61% de cacao. J'imagine qu'il est possible de le remplacer par un chocolat d'une autre marque à condition qu'il soit de très bonne qualité. Si vous vivez aux Etats-Unis, vous devriez trouver du chocolat Valrhona à 54% de cacao sans trop difficulté (et à un prix raisonnable) dans les magasins Trader Joe's.

Vous pouvez préparer ces crèmes la veille pour le lendemain ou le matin pour le soir.

mercredi 27 juillet 2005

Compotee d'abricots, framboises et gingembre



Ceci est ma participation aux Frululus Goulus. Si vous ne savez pas ce que c'est, honte a vous : cela veut dire que vous ne lisez pas le blog de Miss Lulu ! Mais comme je suis sympa, je vais vous le dire quand meme : c'est un concours de recettes a base de fruits, dont l'objectif est de changer les idees de Miss Lulu qui passe tout l'ete a faire avancer la recherche dans son champ de mais. Elle a besoin de soutien, alors envoyez-lui vos plus belles recettes de tartes et autres crumbles, ca lui fera plaisir !

De mon cote, je me suis bien creuse la tete avant de trouver une recette originale et sympathique, pas trop compliquee a faire et a base de fruits cuits, histoire que Miss Lulu puisse aussi faire la recette (elle est allergique aux fruits crus).

A vrai dire, je cherchais une idee de compotee dans laquelle utiliser les fruits que j'avais deja dans ma cuisine, en particulier des framboises. Apres une recherche sans succes sur Epicurious, je me suis tournee vers le site de la chaine de tele qui m'a tout appris, Food Network. Et la, en moins de temps qu'il n'en faut pour dire frululu goulu, j'avais devant moi la recette d'Apricot and Raspberry Compote de Sara Moulton. Apres l'avoir recopiee, direction la cuisine ou je me suis empressee de mettre tout ca en oeuvre.

L'originalite de cette recette tient dans l'utilisation de gingembre, qui apporte a cette compotee une surprenante touche d'exotisme. Prepares de cette maniere, les fruits se gorgent du sirop epice, perdant ainsi tout eventuelle trace d'acidite. Le sirop lui-meme un pur delice et il serait criminel de s'en debarrasser. Vous pouvez le conserver plusieurs au refrigerateur avant d'en parfumer un yaourt ou d'en napper une genoise. Je l'ai pour ma part utilise pour aromatiser du lait : c'etait delicieux.

C'est garanti, Miss Lulu va se regaler !



Compotee d'abricots, framboises et gingembre (d'apres Sara Moulton)

Ingredients pour 2 gros gourmands

- 250 g (soit 1 cup) de sucre
- 160 mL (soit 2/3 cup) d'eau
- 3 cuilleres a soupe de jus de citron (quantite a adapter au gout)
- 4 cuilleres a cafe de gingembre coupe en julienne
- 6 abricots coupes en quartiers
- 240 mL (soit 1 cup) de framboises

- amandes effilees et brins de menthe pour decorer

Preparation

Dans une petite casserole, melanger le sucre, le jus de citron, l'eau et le gingembre. Laisser mijoter a feu moyen jusqu'a ce que le sucre soit dissout, 5 minutes environ. Ajouter les abricots et les napper de sirop a l'aide d'un pinceau. Pocher les fruits a feux doux jusqu'a ce qu'ils soient bien tendres, 3 minutes environ. Hors du feu, ajouter les framboises et laisser reposer 1 minute.

Verser les fruits dans deux bols, decorer de brins de menthe et de quelques amandes effilees. Deguster tiede.

vendredi 1 juillet 2005

Peach cobbler



Anne et Catherine, cette recette vous est specialement dedicacee ! Pourquoi elles et pas vous ? La raison est simple : toutes les deux vivent en Georgie. D'accord, mais quel est le rapport ? Pas de panique, je vais tout vous expliquer ! Si vous voulez bien me suivre...

Comme vous le savez surement deja, il y a 50 Etats aux Etats-Unis. Mais comme vous ne le savez peut-etre pas, chaque Etat a un surnom. Par exemple, le Delaware est "The First State", alors que la Pennsylvanie est "The Keystone* State". L'Etat de New York est "The Empire State", tandis que le New Jersey est "The Garden State" (oui oui, comme le film !). Vous voyez le principe. Maintenant, pour ce qui est de la Georgie, je trouve que le surnom est pour le moins, hum, terre-a-terre : "The Peach State" ! Quand j'ai appris ca, j'ai failli eclater de rire. L'Etat Peche !! D'un autre cote, la Hollande, c'est bien l'autre pays du fromage**, non ?

* Keystone = cle de voute
** Desolee, je n'ai pas pu m'empecher

Bon, treve de plaisanterie, c'est mechant de se moquer comme ca de mes copines. Toujours est-il que la Georgie est connue et reconnue pour ses peches et qu'on les trouve aux quatre coins du pays. D'ailleurs, la peche est meme le fruit officiel de la Georgie : c'est dire si les Georgiens prennent le fruit au serieux !

En ce qui me concerne, j'avoue en effet avoir une preference pour les peches qui ont pousse pas trop loin de chez les filles (c'est generalement indique sur le petit sticker colle sur le fruit) puisque c'est, a mon sens, un vrai gage de qualite.

Alors que la saison des peches bat son plein, j'imagine Anne et Catherine crouler sous une montagne de fruits, se demandant que faire de ces peches. La reponse tient en deux mots : peach cobbler.

C'est un dessert que j'ai decouvert grace a Jonathan et que j'ai completement adopte depuis. Un cobbler est une confection composee d'un lit de fruits sur lequel repose des cuillerees de pate a biscuits americains. Pour ceux qui ne connaissent pas, il s'agit d'une pate moelleuse au bon gout de beurre, tout simplement !

Au meme titre que l'apple pie, le peach cobbler est un classique des cuisines americaines. C'est delicieux et on ne peut plus facile a faire. Le plus dur est de trouver des peches mures et gouteuses, ce qui est imperatif dans le cadre de cette recette. Si vos peches ne sont pas tres bonnes, ne vous lancez surtout pas dans la preparation de ce dessert, il en serait fade et sans interet. Avec des peches juteuses et gorgees de soleil, vous regretterez en revanche de ne pas avoir double les proportions.

La recette que je vous propose a ete adaptee de celle du magazine Gourmet dont j'ai deja soumis une traduction l'an dernier au site Marmiton. Il y a deja eu quelques commentaires sur la recette qui devraient fortement vous encourager a essayer ce delice. Vous m'en direz des nouvelles !



Peach cobbler (d'apres Gourmet)

Ingrédients pour 4 a 6 personnes

- 6 grosses pêches coupées en fines lamelles
- 50 g (soit cup) de sucre
- 1 cuillère à soupe de jus de citron
- 1 cuillère à café de maïzena
- 100 g (soit cup) de farine
- 1 sachet de levure chimique
- 100 g (soit cup) de sucre (voire un peu moins)
- 1 pincée de sel
- 1 pincée de cannelle
- 75 g (soit 3/4 stick) de beurre froid coupé en morceaux
- 60 mL (soit 1/4 cup) d'eau bouillante

Préparation

- Préchauffer le four a 220°C. Mélanger les pêches, le jus de citron, la maïzena et le sucre dans un plat non metallique (pyrex par exemple) allant au four et enfourner 10 minutes.

- Pendant que les pêches cuisent, mélanger la farine, le sucre, la levure, la cannelle et le sel dans un bol. Ajouter le beurre et travailler le tout avec les doigts jusqu'à ce que le mélange ressemble a une grosse chapelure, un peu comme une pate a crumble.

- Ajouter l'eau bouillante et mélanger jusqu'à ce que le tout forme une pâte homogène. Sortir les pêches du four et verser des cuillerées de pâte sur les fruits. Faire cuire au four jusqu'à ce que le dessus prenne une couleur dorée, soit environ 25 minutes.