lundi 17 juillet 2017

Tournée des pâtisseries parisiennes : Philippe Conticini à la Pâtisserie des Rêves (4/5)

Vous aimez la pâtisserie ? Ca tombe bien, Séverine aussi. Elle a profité de son dernier séjour parisien pour faire la tournée des plus grandes pâtisseries. Lorsqu'elle m'a proposé de publier son compte-rendu sur mon blog, j'ai bien sûr dit oui ! Depuis février, Séverine nous entraine chez cinq pâtissiers parisiens à raison d'un pâtissier par mois. Ce quatrième billet de la série est consacré à Philippe Conticini, je vous laisse découvrir...

En juin 2016, je suis rentrée en France et, pour la première fois en 17 ans, j’ai passé plus de 24 heures à Paris, ma ville d’étudiante et de jeune adulte. Pour ce voyage, je m’étais fixé comme objectif de rendre visite à plusieurs grands pâtissiers qui me font rêver. J’avais mis trois adresses sur ma liste et j’ai fini par en visiter cinq : c’est ce que j’appelle un succès. Aujourd'hui, je vous invite à me suivre chez le pâtissier Philippe Conticini.


Crédit photo : Séverine
Philippe Conticini est le chef cuisinier et pâtissier qui a révolutionné le monde gastronomique des 20 dernières années avec Pierre Hermé. C'est à Conticini notamment que l’on doit le concept des fameuses verrines que nous avons tous essayées dans les années 90. Il utilise des produits simples et accessibles et n’est pas avare de conseils grâce à une très grande présence en ligne et ses leçons filmées disponibles sur Facebook, YouTube ou Instagram.

Dans la boutique La pâtisserie des Rêves Rue du Bac, on entre dans un univers de douceurs aux couleurs de l’enfance. Devant nous, sous cloche, un Paris-Brest, un Fraisier, un Calisson géant, des tartes, un Infiniment Vanille ou encore un Tiramisu. Après bien des hésitations encore une fois, j’ai pris une tarte aux fraises et l’Infiniment Vanille.

Paris-Brest. Crédit photo : Séverine
Pour ce dîner familial, je voulais des desserts différents et complémentaires à la fois. La tarte aux fraises était très bonne et rappelait celle de mon enfance. L’Infiniment Vanille quant à lui était tout en douceur et subtilités. Je n’aurais jamais pensé qu’un dessert avec un seul parfum puisse révéler autant de nuances dans les vanilles utilisées. Que ce soit dans le biscuit ou la crème ou même le caramel ! Chacun avait une saveur de vanille différente et toutes étaient complémentaires. Un très très bon gâteau.

Philippe Conticini est un homme fascinant, une véritable encyclopédie vivante du goût. Il a cette capacité unique de connaitre tous les goûts et de savoir quels mariages fonctionnent avant même d’avoir commencé une recette.

Infiniment Vanille. Crédit photo : Séverine
Si le pâtissier a pris il y a quelques années ses distances avec la marque La pâtisserie des Rêves, il est toujours très actif et ouvre une nouvelle boutique à Paris, Rue de Varenne à la rentrée 2017. Son nom ? Gâteaux d’émotion. Tout un programme. Vous pouvez lire son interview publiée par l’Express ici. Vous pouvez aussi le voir comme juré dans l’émission Le meilleur pâtissier : Les Professionnels » sur M6 Replay.

Tarte aux fraises. Crédit photo : Séverine.
A suivre...

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mardi 11 juillet 2017

Myrtille ou bleuet, là est la question

Limonade à la myrtille d'après mon livre, Un amour de myrtille. Crédit photo : Marguerite du compte Instagram @margotetmargaux
La saison de la myrtille arbustive (blueberry en anglais, bleuet au Canada, ah-ha !) vient de commencer, l'occasion pour moi de faire le point sur cette petite baie violette que j'aime tant. Vous êtes nombreux à me dire que la myrtille américaine n'a pas de goût mais rien n'est plus faux ! La myrtille est un fruit tantôt sucré, tantôt acidulé, en fonction de la variété dont elle est issue. Comme pour tous les fruits et légumes, il s'agit de choisir le fruit avec soin et de privilégier les circuits courts pour goûter aux plus savoureuses.

La myrtille pousse sur de petits arbustes dans les Etats qui connaissent des hivers froids ainsi qu'au Canada. En Pennsylvanie, la saison s'étend de fin-juin à mi-août. Après ça, il est préférable de l'acheter congelée. Achetez-la de préférence vos baies sur les farmers markets (le site Local Harvest vous permettra d'en localiser) ou, mieux, cueillez-les dans un verger de votre Etat : pour savoir où se trouve le point de cueillette le plus proche, RDV sur PickYourOwn.org. Dans la région de Philadelphie, je recommande les vergers Indian Orchards Farm à Media et Highland Orchards Farm à West Chester mais il y en a d'autres !

Appelez le verger pour connaitre l'état de la cueillette, sachant que les myrtilles sont plus grosses et plus savoureuses un ou deux jours après une grosse pluie. Sur place, privilégiez les fruits les plus gros et les plus foncés et essayez autant que possible de cueillir les fruits de plusieurs variétés d'arbustes pour obtenir un mélange de fruits sucrés et acidulés, notamment si vous prévoyez d'en faire une tarte. Les cueilleurs préférant souvent la cueillette des fruits à hauteur des yeux, ils négligent souvent les fruits mûrs qui se cachent sous les arbustes. Accroupissez-vous (cadeau bonus : les arbustes vous fourniront de l'ombre) et cueillez donc les fruits qui ont échappé à l'attention des gourmands précédents.


A la maison, inspectez les myrtilles et éliminez les feuilles, fruits verts et mous. Les myrtilles américaines se conservent 7 à 10 jours au réfrigérateur. Elles se congèlent également très bien : pour les préserver, rincez-les à l'eau, séchez-les avec un torchon et étalez-les sur une grande plaque de cuisson en une couche. Lorsque les myrtilles sont congelées, transférez-les dans un récipient hermétique.

Parce qu'elle est parfois très sucrée, la myrtille a besoin d'être équilibrée par l'acidité de citron ou du citron vert, le piquant du gingembre ou la chaleur de la cannelle. Faites confiance à votre palais pour équilibrer les saveurs.

Vous trouverez dans mon dernier ouvrage, Un amour de myrtille mes dix recettes préférées à base de myrtilles. Depuis hier, le livre est également disponible au format e-book au prix de 5$, profitez-en !

lundi 3 juillet 2017

Un amour de myrtille


Et bien ça y est, mon deuxième livre est sorti ! C'est un drôle de sentiment que d'amener au monde un ouvrage qu'on porte en soi depuis plusieurs années (trois, pour être exacte) et qui sort enfin cet été. C'est avec beaucoup de plaisir que je vous présente donc Un amour de myrtille, un recueil de recettes en guise d'hommage à mon Etat d'adoption, la Pennsylvanie.

Un amour de myrtille, c'est d'abord un recueil de recettes (avec les mesures en cups et en grammes, parfait donc pour les expats) autour d'un fruit, la myrtille arbustive. Autrement connu sous le nom de blueberry en anglais et bleuet au Canada, ce fruit est le symbole des longs étés de Pennsylvanie dont je suis tombée amoureuse. Chaque recette m'évoque un souvenir, celui d'une cueillette au soleil, d'un goûter en famille ou d'un festival de ma ville. De la compotée aux muffins, en passant par le buckle, vous trouverez dans cet ouvrage 10 recettes autour de ce fruit. Vous allez aimer.



Un amour de myrtille est un livre auto-publié (mais pas auto-édité, trois testeuses de recettes, dont une en France, et une correctrice sont en effet passées par là) dont j'ai choisi chaque élément avec soin. La maquette et les illustrations sont signées Marie-Charlotte Yao. Le papier qui plait tant provient d'un stock luxueux que je n'aurais pas pu offrir à mes recettes en choisissant un circuit de distribution classique. Les livres sont imprimés par Sandy et Justin, les propriétaires d'une petite imprimerie indépendante de ma ville. Le livre est entièrement auto-financé et chacune de vos commandes me permet de continuer de soutenir de toutes les personnes impliquées dans la création de cet ouvrage.


Un amour de myrtille est exclusivement en vente sur le web via la plateforme Gumroad. C'est moi qui traite les commandes et j'ai à coeur de soigner chacun des envois. Chaque ouvrage est ainsi glissé dans une enveloppe rouge affranchie d'un joli timbre (plusieurs si l'envoi part en-dehors des USA) et accompagné d'une note personnalisée. A ce sujet, vous êtes nombreux à l'offrir en cadeau et je vous en remercie ! N'hésitez pas à me contacter par e-mail à estelle.tracy[at]gmail.com pour toute demande de personnalisation particulière.

Le prix de l'ouvrage est de 8$ + 2$ de frais de port aux USA et 3$ vers l'Europe. Profitez de 10% de réduction jusqu'au 31 juillet 2017 en saisissant le code "bleu" au moment de passer commande. EDIT : à la demande de plusieurs lecteurs, le recueil est également disponible au format PDF au prix de 5$.


Merci à vous tous de me soutenir depuis ma petite ville de Pennsylvanie, merci d'être sensible à chaque détail du recueil, merci d'en parler autour de vous, merci de l'offrir, merci de renouer avec l'art d'écrire et recevoir des lettres.

L'avis des lecteurs !


"Ce recueil de 10 recettes, véritable ode à la myrtille qu’elle affectionne, est le symbole de tout ce qu’elle est. Du choix du papier, aux jolis dessins de Marie Charlotte, en passant par les ingrédients en grammes et en cups américaines, chaque détail a été pensé pour faire de ce livre un véritable objet précieux à garder avec soin dans sa bibliothèque." - Nelly, La Dinette de Nelly

Crédit photo : Héloïse du blog Les Colins à Miami

"L'envoi, le thème, les illustrations, les recettes... j'adore!!!! J'ai plus qu'à m'acheter un blender parce que cette recette de limonade est en train de devenir une obsession!! (Je suis accro à la limonade...)" - Héloïse du blog Les Colins à Miami
"Je le redis, ce blueberry buckle est un vrai délice !" - Carine, du blog My Little Parenthèses
Carine, du blog My Little Parenthèses
"Je possède de nombreux livres et recueils de recettes (...) mais lire et déguster chaque mot comme je l'ai fait pour Un amour de myrtille, cela ne m'était encore jamais arrivé. Estelle Tracy a le don et le talent de vous embarquer dans son récit, tout comme elle le fait sur son blog Le hamburger et le croissant mêlant anecdotes croustillantes, conseils gourmands et instructions alléchantes !" - Anne, consultante Thermomix en Californie
Pour finir, je ne me lasse pas du sourire d'Otir du blog One Day at A Time lorsqu'elle découvre le livre !




Partagez vous aussi vos réalisations sur Instagram en utilisant le hashtag #unamourdemyrtille. 

mercredi 7 juin 2017

Dans les coulisses de mon nouveau livre (sortie prévue le 12 juin !)

Oui, vous avez bien lu, mon deuxième livre sort lundi ! Les abonnés à ma newletter en connaissent déjà le titre, les autres l'ont peut-être découvert sur mon compte Instagram. Aujourd'hui, je peux vous le dire ici : mon nouveau livre s'appelle Un amour de myrtille, c'est un receuil de 10 recettes inspirées par mon Etat d'adoption, la Pennsylvanie. Sans trop en dévoiler, je l'ai imaginé comme une lettre d'amour et, pour m'aider à concrétiser ma vision, j'ai fait appel à une graphiste de choc, Marie-Charlotte Yao, pour réaliser la maquette et les illustrations. J'ai pris BEAUCOUP de plaisir à travailler avec elle et je vous laisse ici découvrir les coulisses de la création de son travail. Merci à Marie-Charlotte pour ce récit en images.








Pour découvrir la table des matières et pré-commander le livre, c'est par ici. L'ouvrage est en cours d'impression et sera expédié par mes soins partout dans le monde dès lundi. J'ai hâte de vous le faire découvrir !

mercredi 19 avril 2017

Tournée des pâtisseries parisiennes : Christophe Michalak (3/5)

Vous aimez la pâtisserie ? Ca tombe bien, Séverine aussi. Elle a profité de son dernier séjour parisien pour faire la tournée des plus grandes pâtisseries. Lorsqu'elle m'a proposé de publier son compte-rendu sur mon blog, j'ai bien sûr dit oui ! Depuis février, Séverine nous entraine chez cinq pâtissiers parisiens à raison d'un pâtissier par mois. Ce troisième billet de la série est consacré à la boutique Christophe Michalak, je vous laisse découvrir...

En juin 2016, je suis rentrée en France et, pour la première fois en 17 ans, j’ai passé plus de 24 heures à Paris, ma ville d’étudiante et de jeune adulte. Pour ce voyage, je m’étais fixé comme objectif de rendre visite à plusieurs grands pâtissiers qui me font rêver. J’avais mis trois adresses sur ma liste et j’ai fini par en visiter cinq : c’est ce que j’appelle un succès. Aujourd'hui, je vous invite à me suivre chez le pâtissier Christophe Michalak.

Crédit photo : Séverine P.
Christophe Michalak

Christophe Michalak fait partie de cette jeune génération de pâtissiers au palmarès impressionnant. Il remporte la « Coupe du Monde de Pâtisserie » en 2005, est élu « Pâtissier de l’année » en 2013 et a travaillé un temps sous la coupelle de Pierre Hermé. Michalak fait une pâtisserie ludique et parfois simple mais terriblement efficace. Il semble aussi avoir une prédilection pour les gâteaux déstructurés qu’il propose en parts individuelles.

Après avoir ouvert sa pâtisserie dans le quartier historique du Marais, il a récemment transformé son Takeaway en pâtisserie et enfin ouvert sa 3ème adresse parisienne – une école master class – dans le quartier prisé de Saint Germain des Prés.

Pour ma part (de gâteau), je me suis rendue à la pâtisserie du Marais. Tout est épuré, blanc, ultra moderne en fait. Presque chirurgical. Les seules tâches de couleur sont les gâteaux sagement alignés dans l’étalage réfrigéré.

Crédit photo : Séverine P.


Je suis de suite attirée par ces petites verrines individuelles qui contiennent tous les essentiels de grands classiques (pardon, Klassiks) mais déstructurés. Etant une inconditionnelle des fruits rouges, je me suis laisse tentée par un Kosmik Fruits Rouges, Vanille, Fleur d’Oranger et Pignons.

Crédit photo : Séverine P.

J’ai beaucoup aimé le côté ludique des portions individuelles comme des petites conserves d’antan, chacune avec sa petite cuillère. J’ai aussi apprécié le côté déstructuré des gâteaux proposes. Mais là s’arrête mon enchantement. Déjà les pots à l’aspect pourtant si sympathique sont en plastique, de même que la cuillère. C’est très pratique mais je ne suis pas sûre que ce soit très écologique. Avec l’ultra modernisme de la boutique, je m’attendais à un effort dans ce domaine également.

Le gâteau en lui-même est bon, un peu sucré peut-être mais il ne m’a pas fait vibrée autant que j’aurais voulu. J’avais sans doute de trop grandes attentes car à chaque fois que je vois ses recettes et autres documentaires, je suis fascinée par son savoir-faire et son inventivité. Un jour sans peut-être ? 

A suivre...

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lundi 3 avril 2017

Réussir son entretien professionnel aux Etats-Unis

Crédit photo : Christina Rebuffet

Lorsque je suis venue aux Etats-Unis en 2002, c'était dans le cadre d'une mission VIE (Volontariat International en Entreprise) que j'avais décroché suite à une série d'entretiens passés en France ("Vous avez un petit copain ? - Non - Alors allez-y !"). Lorsque ma mission a touché à sa fin, ma situation personnelle avait changé puisque j'avais non seulement trouvé, puis épousé, un petit copain... américain. Puisque nous avions décidé de rester aux Etats-Unis, il a naturellement fallu que je m'adapte au système de recrutement américain.

Heureusement pour moi, en plus de maîtriser l'art du barbecue, Jonathan connaissait les secrets pour réussir un entretien professionnel aux Etats-Unis. Ensemble, dans notre minuscule studio de jeunes mariés, nous avons passé des heures à répéter les questions classiques d'un entretien américain ("What brings you here? What are your salary expectations?"). Nos efforts ont rapidement porté leurs fruits puisque, deux semaines seulement après avoir eu mon permis de travail, j'ai trouvé un poste en CDI (permanent job en anglais), qui m'a plus tard coûté la visite du FBI mais c'est une autre histoire que j'ai déjà racontée ici.

En plus d'une bonne maîtrise de la langue anglaise, réussir un entretien d'embauche aux Etats-Unis nécessite une connaissance minimale de la culture et des lois de travail américaines. Savez-vous par exemple que les Américains mettent leurs accomplissements professionnels en avant avec plus d'aisance que les Français ? Ou qu'aucune loi ne garantit un certain nombre de jours de congés payés ? Et connaissez-vous la signification du terme 401(k) ?

Crédit photo : Christina Rebuffet

Si la perspective de passer un entretien en langue anglais vous pétrit d'effroi, une solution (non, je ne prête pas Jonathan) : la formation Get the Job de Christina Rebuffet. Christina, je vous en parlais déjà ici, est une Américaine en France qui a fait de l'enseignement de l'anglais pratique son travail. Elle a créé la formation Get the Job pour donner aux (futurs) expats les clés pour réussir un entretien en langue anglaise. La formation est destinée aux personnes qui ont déjà un niveau intermédiaire en anglais mais manquent d'assurance ou de pratique à l'oral.

A travers 12 modules, Christina vous guide pour répondre aux questions classiques d'un entretien. La formation vous donne accès à 12 vidéos, ainsi qu'à leurs transcripts et aux feuilles de route sur lesquelles consigner vos réponses. Ce que j'ai aimé, dans cette formation, c'est que Christina offre à ses élèves des formules pour structurer leurs réponses. Elle vous offre le cadre, à vous ensuite de le remplir. 

J'ai été tellement emballée par Get the Job que j'ai décidé d'en devenir affiliée. Cela signifie que je toucherai une comission si vous achetez la formation en passant par tout lien contenu dans ce billet, mais que vous recevrez aussi, en bonus, mon Guide de survie alimentaire aux Etats-Unis (valeur : 14,99$) ainsi que mon premier livret de recettes dont la sortie est prévue en juin (valeur à déterminer, pour en savoir plus avant tout le monde, inscrivez-vous à ma newletter !).


8 des 12 questions auxquelles Christina vous aide à répondre

La formation est disponible en trois versions (Essentials 147€, Mastermind 249€, VIP 347€) que je vous laisse découvrir ici. En attendant, je vous propose de faire de faire connaissance avec Christina. Vous en saurez plus sur le chemin qui l'a conduite à lancer son entreprise... en espérant qu'il vous inspire à creuser votre propre sillon.

Mon Interview avec Christina Rebuffet


1) Bonjour Christina, merci de prendre le temps de répondre à mes questions. Pour ceux qui ne te connaissent pas encore, peux-tu te présenter en quelques lignes ?

Hi Estelle, of course! Je suis la créatrice de Speak English with Christina, et j'enseigne l'anglais américain de manière fun, fluent et facile ! C'est pour aider les membres de ma communauté pour être plus à l'aise avec leurs amis & collègues américains, que ce soit au niveau des expressions, l'accent, ou la culture.

Je suis venue en France en 2004, pour faire un Master, suite à une année d'échange à Orléans qui m'a bien plu ! J'ai dû retourner aux USA pour finir mon Bachelor, mais après, direction Grenoble pour faire un Master en études anglophones. C'est à ce moment que j'ai commencé à animer des formations dans des entreprises, ce que j'ai fait pendant presque 10 ans ! Puis en 2015, j'ai lancé Speak English with Christina, des cours en ligne, une chaîne YouTube (note d'Estelle : Christina a plus de 8000 abonnés sur sa chaîne !), et des programmes de coaching via le net.

Crédit photo : Christina Rebuffet
2) Comment t'es venue l'idée de monter ton entreprise, Speak English with Christina ? 

Quand je faisais des cours en entreprises, deux choses me frustraient : le fait d'être limité dans le temps et celui d'avoir des clients souvent absents des cours parce que les réunions et les déplacements professionnels prenaient toujours la priorité sur les cours d'anglais.

On dit que le hasard fait bien des choses et en 2014, j'ai commencé à fréquenter un espace de coworking, où j'ai rencontré Géraldine de Comme une Française. Elle m'a tout appris sur comment faire des vidéos et des cours en ligne. J'ai trouvé donc la solution à mes frustrations ! Avec des cours en ligne, mes élèves peuvent suivre les cours même quand ils sont en déplacement, donc ils restent réguliers avec leur apprentissage. Pour moi, les cours en ligne me permettent d'aider plus de personnes, partout dans le monde.

Puisque j'ai travaillé pendant 10 ans uniquement avec des clients français, j'entendais toujours les mêmes plaintes : "On est nul en anglais", "Quand j'ai appris l'anglais à l'école, on n'a jamais appris à parler", "Je n'ai pas le temps pour apprendre l'anglais", "Je manque de confiance", etc. Donc je voulais surtout faire des cours motivants, fun et avec un message positif et encourageant. C'est mon côté américain, ça !

Mais aussi, je voulais montrer à mes élèves que si, si, ils peuvent devenir fluent en anglais. Il faut simplement savoir comment s'y prendre. C'est pour ça que dans tous mes cours en ligne et mes coaching, il y a une part importante dédiée à comment s'organiser et comment apprendre. C'est souvent négligé dans des formations classiques.

Crédit photo : Christina Rebuffet

3) Quel est le profil de tes clients ? 

Aujourd'hui, j'ai des élèves dans plusieurs pays. Les membres de ma communauté - les Ambassadors comme ils s'appellent - sont vraiment partout dans le monde. C'est ça la magie de l'internet, ça efface les frontières.

Mes clients pour les cours en ligne sont principalement en France, aux USA, au Québec, en Belgique et en Suisse. Sans oublier plusieurs pays africains comme l'Algérie et le Côte d'Ivoire. C'est ça qui est beau, c'est que je rencontre des personnes de partout, et j'ai l'opportunité de les aider à trouver des opportunités dans la vie, grâce à l'anglais.

Ce sont à la fois des professionnels qui ont besoin d'anglais pour le travail ou un entretien d'embauche, mais aussi des particuliers qui ont un projet personnel d'apprendre l'anglais, par exemple des expatriés aux USA.


4) J'ai beaucoup aimé ta formation Get the Job qui prépare les candidats à un entretien professionnel aux Etats-Unis. Quelles sont selon toi les principales erreurs  lors d'un entretien ?

Les erreurs que je vois souvent vient tout au début de l'entretien : "Hello, I'm Mathieu, I'm 39 years old, I come from Lyon..." Dans un entretien d'embauche, le recruteur connais déjà votre nom. Il n'a pas besoin de connaitre votre âge. Et honnêtement, d'où vous venez n'a pas beaucoup d'importance dans la plupart des cas. En gros, éviter de commencer une présentation de soi comme vous l'avez fait à l'école. Il vaut mieux se lancer directement par une présentation de qui on est professionnellement parlant : son poste, son parcours, ce qu'on aime dans son travail, etc.

L'autre chose que j'ai souvent vu avec mes clients français : Ils ne savent pas "se vendre", de mettre en avant leurs accomplissements et leurs réussites, avec cette confiance qui est attendue dans un entretien à l'anglo-saxonne. Bien sûr, il ne faut pas se prendre pour le meilleur du monde, mais savoir mettre en valeur son profil et pourquoi il est attractif.

Dans mon expérience, les Français minimisent leurs réussites. Ils sont très bien pour se remettre en question (contrairement à certains candidats américains...), mais il faut quand même mettre une dose de "Regarde comme c'est bien ce que j'ai fait !" pour convaincre un recruteur.

Ce billet contient un lien d'affiliation : si vous choisissez de vous inscrire à la formation Get the Job par son biais, je recevrai une commission. N'hésitez pas à laisser vos questions et commentaires sur la formation en général ou un module en particulier dans les commentaires de ce billet. Merci !

lundi 27 mars 2017

Tomber, se relever


Il y a 10 ans, je devenais maman. Celles et ceux qui suivent mon blog depuis les débuts se souviennent peut-être de l'arrivée au monde chaotique de ma fille aînée. Une naissance prématurée, un séjour de 4 semaines en néonat... Je ne le savais pas alors mais ce n'était que le début de ses déboires. La suite ? Une traversée du désert de 3 ans, pendant laquelle je me suis complètement coupée du monde. Je suis incapable de vous dire ce que j'ai fait pendant ces 3 ans sinon de réorganiser, avec son papa, notre vie quotidienne autour des besoins de notre aînée.

A cette époque, j'ai commencé à voir des copines blogueuses françaises prendre leur envol, leur blog leur avait servi de trempli vers une nouvelle carrière. Certaines sont devenues stylistes culinaires, d'autres ont commence à écrire des livres. Mon blog, lui, se refermait sur lui-même. Mon ton est devenu moins enjoué, plus intimiste. Mon rythme de publication a ralenti mais je publiais des textes plus travaillés. J'ai appris à écrire court, par respect pour le temps précieux des jeunes parents comme moi. Même si j'y ai pensé plus d'une fois, je n'ai jamais arrêté d'alimenter mon blog.

Quand j'ai quitté mon emploi salarié il y a 2 ans, c'était avec la conviction de ne plus jamais retrouver le travail que je venais de quitter. Mais pour faire quoi ? Il y avait bien cette idée de guide de survie alimentaire aux USA, qu'une collègue m'avait encouragée à créer... Et si le moment était venu de se lancer ? Le livre a vu le jour le mois qui a suivi ma démission. Quelques semaines après sa publication, je suis tombée sur une ancienne collègue au supermarché. Elle m'a demandé des nouvelles, je lui ai parlé de mon livre. Je me souviendrai toujours de sa réponse : "quelle chance, Estelle, moi je n'ai rien sur quoi retomber".

Je pense souvent aux paroles de cette collègue lorsque je lis les doutes, frustrations et questionnements de mes amis blogueurs, créateurs ou parents. Je sais ce que c'est de ne pas avoir le temps, d'avoir l'impression de faire du sur place quand d'autres avancent par pas de géant. Mais rappelez-vous, chacun a son histoire et nous ne connaissons jamais vraiment celle des autres. Votre chemin n'appartient qu'a vous mais sachez qu'avec chaque effort, chaque billet et chaque bouteille à la mer, vous avancez. Que ferai-je aujourd'hui si je n'avais jamais eu l'idée, il y a 13 ans, de lancer mon blog ?

lundi 20 mars 2017

Nourriture française / nourriture américaine : entretien vidéo avec l'Américaine Christina Rebuffet

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Si, comme moi, vous fréquentez régulièrement les groupes d'expats aux Etats-Unis, vous connaissez sûrement Christina Rebuffet. Sinon, laissez-moi vous la présenter : Christina est une Américaine en France connue pour ses leçons d'anglais pratique sur YouTube. Peu après avoir fait sa connaissance sur le groupe Francais d'Amerique du Nord sur Facebook, je me suis attachée à cette prof d'anglais bienveillante qui a réussi à moderniser l'apprentissage de l'anglais. Mariée à un Français, Christina est bien placée pour connaitre les difficultés linguistiques des expats français aux Etats-Unis. Si nos missions sont différentes, je me suis reconnue dans l'enthousiasme qu'elle déploit pour servir son audience.

A l'automne dernier, j'ai eu le plaisir d'échanger avec elle sur mon sujet de prédilection : la nourriture. Après une brève présentation (j'ai découvert que nous chacune traversé l'Atlantique il y a 15 ans), nous avons discuté, avec humour mais sans jugement, des surprises qui nous attendaient dans notre nouveau pays d'accueil. Notre échange en anglais a fait l'objet de deux vidéos que je suis ravie de partager avec vous aujourd'hui.

Dans la première vidéo, il est question, entre autres, de petit-déjeuner américain et de nos expériences respectives dans les supermarchés de nos pays d'accueil. J'y partage également mes conseils pour s'adapter à une nouvelle culture culinaire. Je vous laisse découvrir.


Dans la seconde vidéo, je dévoile l'identité de l'ingrédient américain incontournable (futur.e.s expats, prenez note !), j'explique la différence entre les farines française et américaine et passe en revue le vocabulaire culinaire anglais que j'aurais aimé avoir appris à l'école !



J'espère que vous prendrez autant de plaisir à regarder ces vidéos que Christina et moi avons pris à les réaliser. Si ne vous retenez qu'une chose de notre conversation, qu'il s'agisse de celle-ci : soyez curieux et gardez l'esprit ouvert lors d'une expatriation. Gardez votre enthousiasme et apprenez à rire de vos erreurs. Et si vous ne trouvez toujours pas de lardons aux Etats-Unis, faites appel à ma communauté de plus de 2500 gourmands sur Facebook, Bons plans gourmands aux Etats-Unis.

lundi 13 mars 2017

Prendre le temps


Aujourd'hui, je vais vous raconter une histoire. Il y a deux ans, je quittais mon emploi salarié sans autre projet que celui d'écrire mon livre, le Guide de survie alimentaire aux Etats-Unis. C'est une idée que j'avais depuis quelques années (9, pour être exacte) que j'avais repoussée dans un coin de ma tête pour un tas de raisons (pas le temps, manque de courage, honte de demander de l'argent pour une création). Le livre est finalement sorti en 2015, et je l'ai révisé au printemps 2016 (nouvelle couverture, refonte du chapitre chocolat).

C'est un livre que j'ai publié seule et dont la réalisation m'a donc demandé beaucoup d'effort. J'ai travaillé dur l'an passé, entre les lunch boxes, les sick days et les vacances des enfants. Pour être honnête, j'ai perdu sur le chemin toute envie de cuisiner. Je déjeunais dans les coffee shops, sautais des repas, dormais peu... Quelle ironie pour quelqu'un qui s'est fait connaitre grâce à un blog de cuisine. Et puis j'ai commencé à avoir des malaises et des crises d'angoisse. J'ai eu très peur pour ma santé et j'ai (presque) arrêté de travailler le soir. Pendant les vacances de Noël cette année, j'ai recommencé à cuisiner trois fois par jour en me promettant de maintenir ce rythme en 2017. Il y a eu des jours avec et des jours sans mais, globalement, j'ai réussi à tenir ma promesse.

Emincer des oignons pour les carbonades flamandes que mon amoureux aime tant...

Préparer une pâte à crêpes parce que Myriem vient à la maison...

Faire chauffer la crème de la ferme voisine pour les petites crèmes au citron que ma fille de trois ans réclame...

Rouler des boulettes de dinde au cumin en pensant à Sarah qui aurait du nous rejoindre à dîner...

Ces actes qui me donnent du plaisir. Et comme toutes les choses qui me donnent du plaisir, j'ai envie qu'elles durent.

Alors oui, je comprends que tout le monde ne prend pas de plaisir aux fourneaux. Oui, il y a des jours où j'aimerais bien qu'on me serve le petit déjeuner au lit. Oui, j'aimerais parfois mettre autre chose que du houmous dans les lunch boxes des enfants. Mais petit à petit, j'ai retrouvé le bonheur de prendre mon temps et de travailler avec mes mains.

lundi 6 mars 2017

Tournée des pâtisseries parisiennes : Pierre Hermé (2/5)

Crédit photo : Séverine P.
Vous aimez la pâtisserie ? Ca tombe bien, Séverine aussi. Elle a profité de son dernier séjour parisien pour faire la tournée des plus grandes pâtisseries. Lorsqu'elle m'a proposé de publier son compte-rendu sur mon blog, j'ai bien sûr dit oui ! Depuis février, Séverine nous entraine chez cinq pâtissiers parisiens à raison d'un pâtissier par mois. Ce deuxième billet de la série est consacré à la boutique Pierre Hermé, je vous laisse découvrir...

En juin 2016, je suis rentrée en France et, pour la première fois en 17 ans, j’ai passé plus de 24 heures à Paris, ma ville d’étudiante et de jeune adulte. Pour ce voyage, je m’étais fixé comme objectif de rendre visite à plusieurs grands pâtissiers qui me font rêver. J’avais mis trois adresses sur ma liste et j’ai fini par en visiter cinq : c’est ce que j’appelle un succès. Aujourd'hui, je vous invite à me suivre chez le pâtissier Pierre Hermé.

Crédit photo : Séverine P.
Pierre Hermé

Elu « Meilleur Pâtissier du Monde 2016 », surnommé le « Picasso de la pâtisserie », Pierre Hermé est un exhausteur de goût à lui tout seul. Bien que sa renommée soit faite sur ses macarons et son gâteau culte, l’Ispahan, toute sa pâtisserie n’est qu’explosion de saveurs et un mot d’ordre : le plaisir.
Je suis allée dans sa boutique de St Germain des Prés, rue Bonaparte. Devant tant de magnifiques gâteaux, ce festival de couleurs, de noms et l’évocation de saveurs tous plus succulents les uns que les autres, il a été difficile de choisir. Je me suis finalement décidée pour un assortiment de macarons et un fraisier.

Crédit photo : Séverine P.
Pierre Hermé est LA référence de la génération actuelle de pâtissiers. Il est tellement immense de par son talent que j’ai à peine osé rentrer dans sa boutique, aillant peur de déranger le maitre, de ne pas y être à ma place. Mais dès l’entrée, c’est l’empire des sens. Les couleurs, les goûts, les odeurs, la variété des produits proposés, on ne sait plus où donner de la tête.

Crédit photo : Séverine P.
La première bouchée du fraisier de ce maitre incontesté est de celles dont on peut dire « je peux mourir demain, j’ai mangé un gâteau de Pierre Hermé ». Le biscuit, la crème aux amandes, les fraises entières, la meringue brulée, le tout fond dans la bouche provoquant une explosion des saveurs. Chaque bouchée est plus extraordinaire que la précédente car elle révèle des subtilités qu’on n’avait pas remarqué la première fois (ou la deuxième, ou la troisième). Nous avons mangé ce gâteau le plus lentement possible pour qu’il nous dure le plus longtemps possible tellement il était bon.
Les macarons quant à eux sont indéniablement exceptionnels. De très loin meilleurs que ceux de Ladurée pourtant si réputés. Les coques sont cuites à la perfection et les crèmes (traditionnelles ou au yaourt, donc plus légères) sont d’une justesse incroyable. Je ne suis pourtant pas particulièrement fan de macarons mais là, je tire mon chapeau bien bas et j’en reveux.

A suivre...

Retrouvez tous les billets de la série ici.

mardi 7 février 2017

Tournée des pâtisseries parisiennes : L'Eclair de Génie, Christophe Adam (1/5)

Crédit photo : Séverine P.
Vous aimez la pâtisserie ? Ca tombe bien, Séverine aussi. Elle a profité de son dernier séjour parisien pour faire la tournée des plus grandes pâtisseries. Lorsqu'elle m'a proposé de publier son compte-rendu sur mon blog, j'ai bien sûr dit oui ! A partir d'aujourd'hui, Séverine va donc nous entrainer chez cinq pâtissiers parisiens à raison d'un pâtissier par mois. Ce premier billet de la série est consacré à L'Eclair de Génie de Christophe Adam, je vous laisse découvrir...

Bonjour, je m'appelle Séverine et je suis fan de pâtisserie. Après 7 ans en Finlande, je vis sur la côte nord-ouest des Etats-Unis depuis maintenant 10 ans. Ces dernières années, le mal du pays s’est particulièrement fait ressentir au niveau des douceurs et je me suis donc mise à pâtisser. J’ai aussi découvert des émissions telles que Qui sera le prochain grand pâtissier ou Le meilleur pâtissier. Cette dernière m’a tout particulièrement parlé car elle met en avant des candidats amateurs comme moi. J'ai ainsi découvert des noms comme Cyril Lignac, Christophe Adam ou Pierre Hermé et, à défaut de goûter à leurs créations, j’ai commencé à les suivre sur leurs pages Facebook et Instagram.

En juin 2016, je suis rentrée en France et, pour la première fois en 17 ans, j’ai passé plus de 24 heures à Paris, ma ville d’étudiante et de jeune adulte. Pour ce voyage, je m’étais fixé comme objectif de rendre visite à plusieurs grands pâtissiers qui me font rêver. J’avais mis trois adresses sur ma liste et j’ai fini par en visiter cinq : c’est ce que j’appelle un succès. Aujourd'hui, je vous invite à me suivre chez le pâtissier Christophe Adam.

Crédit photo : Séverine P.
L'Eclair de Génie de Christophe Adam

Ancien de la maison Fauchon ayant travaillé auprès de Pierre Hermé, Christophe Adam s’est spécialisé il y a quelques années dans l’éclair. Un petit gâteau bête comme chou dont les parfums jusqu’alors étaient très classiques : chocolat, vanille ou café. Il ouvre en 2012 sa première boutique L’éclair de génie à Paris. Il y en a à ce jour neuf à Paris et plusieurs autres dans le monde. Chaque boutique propose des éclairs, bien sûr, mais a aussi « sa » spécialité : glaces, café ou chocolats.

Crédit photo : Séverine P.
Je me suis rendue au Café L’éclair de Génie, rue Lepic, au pied de Montmartre et du Sacré Cœur. Nous avons goûté un éclair au chocolat et un éclair aux fraises des bois sur place et emporté des éclairs citron-yuzu, chocolat-coco, pralines-caramel au beurre salé et passion-framboise.
       
Christophe Adam rend la pâtisserie sexy et il est plutôt beau garçon ce qui ne gâche rien. Il a été le premier à inspirer ce challenge personnel. J'admire sa passion pour un produit particulier qu’il sublime à chaque transformation. Je voulais voir ça et surtout y goûter ! Et je n’ai pas été déçue : si certains parfums comme chocolat coco et fruits rouges sont plus classiques, d'autres comme le Yuzu et le Framboise-Passion m’ont transportée dans un univers gustatif que je ne connaissais pas. Chaque bouchée est une explosion de goûts et de saveurs subtils. Un vrai bonheur.

Crédit photo : Séverine P.
Christophe Adam a su sortir l’éclair des grimoires de grand-mère et lui redonner un sacré coup de jeune. Il en a fait un gâteau aux mille saveurs à part entière et, depuis que je suis passée à sa boutique, je n’ose plus manger d’éclairs de peur d'être déçue. Grâce à lui, j’ai aussi maitrisé la pâte à chou : c'est si simple quand le maître nous montre comment faire. Christophe Adam c’est mon chouchou à moi.

A suivre...

lundi 9 janvier 2017

Mes vœux pour 2017

Carte Quiet Boy Studio pour Trader Joe's
Après une semaine passée à me creuser la tête (je fais classique ou original ? Sérieux ou amusant ?), je suis venue vous présenter mes vœux pour 2017 : je vous souhaite plein de bonnes choses, comme la santé, l'amour et la prospérité ainsi que des lunch boxes qui se font toutes seules, puisqu'on y est.

En réalité, ce que je vous souhaite en 2017, c'est d'aller à la rencontre de vous-même. Ce n'est pas un chemin facile. Il est sinueux, rempli d'embûches et de mirages. La tentation sera grande de prendre les rêves des autres pour les vôtres mais il n'y a que vous pour découvrir qui vous êtes. Alors allez-y. Soyez déraisonnable. Ecoutez votre cœur. Séchez vos larmes. Allez là où vous conduit la peur.

Si je vous souhaite ça, c'est parce que moi, je veux vivre comme ça. Mais vous savez quoi ? J'ai peur. J'ai peur parce que je sais ce qui m'attend. Les faux départs. Les déceptions. La fatigue. Le ridicule. Les regards de l'entourage ("mais c'est quoi exactement ton travail ?") Combien de projets ai-je commencés sans finir ? Combien n'ai-je pas le courage d'aboutir ? C'est tellement plus facile de rester sur place. Le problème, c'est que c'est aussi beaucoup plus ennuyeux.

Cet hiver, pendant les vacances des enfants, j'ai fait une pause pour reprendre mes forces. Entre deux visites au musée, j'ai pris une grande respiration et décidé que cette année, je vais concrétiser mon rêve de créer un "Journal de bord gourmand aux Etats-Unis".

Ce journal, je l'imagine comme un compagnon de bord de mon Guide de survie alimentaire aux Etats-Unis. Je vais pouvoir en rendre l'intention - celle de sortir des sentiers battus - beaucoup plus explicite. Au fil des pages, on trouvera des invitations à vivre son expérience américaine avec humour, courage et gourmandise. On pourra y consigner ses souvenirs, les bonnes comme les mauvaises surprises (il y aura des pages réservées à ses frustrations) ainsi que ces petites choses d'apparence anodines mais remplies de sens. Un ticket de caisse de restaurant (votre premier repas aux US). Une carte de visite (votre restaurant à sushi préféré). Une recette de cuisine, offerte par un voisin ou une collègue (des cookies, par exemple). A chacun de retracer son parcours.

Concrétiser un projet de cette nature, c'est tout une succession d'étapes à accomplir : identifier un.e graphiste, une imprimerie, raturer une dizaine de brouillons, téléphoner à ses lectrices (et quelques lecteurs) pour confirmer qu'il s'agit d'une bonne idée, demander son avis à Jonathan, rassembler des devis, choisir ses prestataires, donner le coup d'envoi de l'impression, récupérer des cartons en espérant ne pas trouver de coquilles, humer le papier neuf et sourire, enfin. Et puis, ensuite, la magie de la première commande.

Il faut avoir le cœur bien accroché mais vous savez quoi ?

J'adore ça.

J'ai toujours aussi peur (ma mère aussi, croyez-moi) mais, maintenant que je vous ai confié mon projet, je ne peux plus reculer.

Alors, prêt.e.s à avoir peur ensemble ?

PS : au fait, un carnet de recettes aux pages blanches mais à la couverture assortie au journal, ça vous dit ?

PPS : faire partie des testeurs du journal, ça vous dit ?

jeudi 8 décembre 2016

Idées cadeaux gourmandes - Edition 2016


Oh. My. Gosh. Il reste seulement 18 jours pour préparer les cadeaux de Noël (OK, holiday gifts) pour votre belle-mère, les collègues, les maîtresses, la conductrice du bus (oups, vous l'aviez oubliée) et les voisins, ceux qui ont gardé votre chat cet éte. Bon, pas de panique, respirez un bon coup, préparez une camomille, installez-vous confortablement et parcourez mes idées cadeau pour les fêtes. Et si la procrastination persiste, je vous invite à lire l'article (en anglais !) que j'ai écrit pour le magazine Edible Philly au sujet de mon défi chocolaté de l'an passé, il est vraiment très chouette (comment ça, j'exagère ?!).


Cette année encore, le Guide de survie alimentaire aux Etats-Unis est vendu aux côtés d'une tablette produite par Mackenzie Rivers, ma chocolatière américaine préférée dont vous retrouverez l'interview ici. Sa tablette tablette Nightswimming est une merveille de finesse et de douceur : avec une teneur de 60% de cacao adoucie par une pointe de lait bio, c'est le chocolat réconfortant que vous allez vouloir trouver au pied du sapin. Les amateurs de chocolat noir tomberont eux sous le charme de Still Life with Pi, un chocolat noir bio Belize à 65% de cacao parsemé d'oranges confites. Une tablette idéale pour les fêtes.


Les tablettes Map Chocolate sont en vente dans 40 points de vente seulement à travers le pays et je suis très fière que ma boutique en ligne en fasse partie. La liste d'attente pour obtenir ces tablettes est longue de plusieurs semaines et mon inventaire est limité à 24 tablettes : n'attendez pas pour passer commande !



Et si vous souhaitez commander le guide seul pour votre copine expat qui continue de galérer au supermarché (heavy cream ou sour cream ? Et c'est quoi la Maizena aux US ?), il y a toujours mon guide que suis ravie d'accompagner d'une belle enveloppe dorée et d'un petit mot personnalisé pour les fêtes, il suffit juste de demander (estelle.tracy[at]gmail.com).


 

Comme tous les ans, j'ai profité des promos de Black Friday pour me faire quelques cadeaux. Pour commencer, deux livres, Pancakes in Paris et Bonjour Kale. Dans le premier, vous découvrirez comment l'Américain Craig Carlson a ouvert le premier diner américain à Paris. Dans le second, Kristen raconte comment elle a permis au chou kale de conquérir la France. Deux histoires gourmandes hyper inspirantes dans lesquelles j'ai hâte de me plonger, pas vous ?


L'Instant Pot, c'est un peu le Barbapapa des ustensiles culinaires : tour à tour cocotte-minute, yaourtière, cuit vapeur, sauteuse et rice cooker, cet appareil hybride épouse la fonction que vous avez pour lui en tête afin de faciliter la préparation des repas. Comme d'autres gourmandes de mon groupe, j'ai profité d'une promotion sur Amazon pour passer commande : finies les cuissons à rallonge des légumineuses !


Parce que le monde du café est bien plus vaste qu'une tasse d'espresso, plongez-vous dans Le café c'est pas sorcier de Chung-Leng Tran et Sébastien Racineux pour en commencer l'exploration. De la culture du café au latte art en passant par la torréfaction des graines, vous serez incollable sur le sujet grâce à cet ouvrage hyper complet mais accessible (les superbes illustrations n'y sont pas pour rien). Un vrai coup de coeur.

 

Adeptes des cadeaux maison gourmands, c'est le moment de réaliser votre extrait de vanille maison. Il vous faut pour cela une bouteille en verre, quelques gousses de vanille (oui, même déshydratatées) et de la vodka, tous les détails sont sur mon blog.

Pour un cadeau de dernière minute, difficile de faire plus rapide que ces noix de pécan confites au café. Réservez-en un paquet pour vous, vous l'avez bien mérité, non ?

Retrouvez mes idées cadeaux des années précédentes ici. Pour d'autres idées cadeaux gourmandes, RDV sur le blog de Clotilde, Chocolate & Zucchini.

jeudi 17 novembre 2016

La farce de la dinde de Thanksgiving

Il y a 12 ans (!), lorsque je publiais mon premier billet au sujet du repas de Thanksgiving, je n'imaginais que les lignes suivantes seraient à l'origine de dizaines d'e-mails au sujet de la fameuse farce de Thanksgiving.
Je n'aime pas particulierement la dinde mais j'aime en revanche beaucoup les plats qui l'accompagnent, en particulier le stuffing, que je pourrai manger en plat principal n'importe quel jour de la semaine. La farce est generalement constituee de pain, d'oignons et de celeri. Chaque famille a sa propre recette et celle de la maman de Jonathan est a tomber ! Je ne la connais pas vraiment mais je sais qu'elle utilise beaucoup d'oignons qu'elle fait revenir a la poele : cela donne, a mon avis, ce petit gout sucre que j'aime tant.


Mes chers lecteurs, j'ai une bonne nouvelle : ma belle-mère, Linda, vient de partager sa recette de farce avec moi cette année. La courte liste des ingrédients vous suprendra peut-être mais croyez-moi, cette farce est de loin la plus savoureuse à laquelle Jonathan et moi avons goûtée.

Son secret réside aussi bien dans la grande quantité d'oignons entrant dans la composition de la recette que dans la caramélisation du mélange à base de pain avant d'en farcir la dinde. Le résultat ? Une farce très douce et dorée, légèrement croustillante en surface et moelleuse à l'intérieur. Pour moi, c'est la meilleure partie du repas de Thanksgiving.

Murphy est le surnom de la soeur de la maman de Jonathan
La farce de la dinde de Thanksgiving 

Ingrédients

4-5 gros oignons pelés et émincés
2 tbsp/28g de beurre
1 cuillère à café de thym frais
1/2 cup/120 mL de lait
4 à 5 œufs
1 à 2 miches de pain en fonction de la taille de la dinde à garnir

Préparation

Faire revenir les oignons dans 1 cuillère à soupe de beurre. Lorsqu'ils commencent à dorer, ôter du feu et laisser refroidir.

Couper le(s) pain(s) en dés, sufisamment pour en remplir un saladier.

Dans un autre bol, battre les œufs avec le lait et le thym. Ajouter le pain et les oignons puis mélanger.

Dans une sauteuse, faire fondre une cuillère à soupe de beurre à feu moyen. Verser le pain, mélanger sans arrêt avec une cuillère en bois jusqu'à ce que le pain commence à dorer. Laisser complètement refroidir avant de garnir la dinde de la farce ainsi obtenue.

S'il vous laisse de la farce, vous pouvez la faire cuire séparément dans un plat à gratin.

mardi 25 octobre 2016

En 2016, je (re)lance un blog - 7ème partie : quelle plateforme pour mon blog ? (2/2)


Ce billet fait partie d'une série d'articles destinés à vous guider dans le lancement de votre blog. Je vous apprendrai notamment à définir une stratégie digitale pour faire connaitre votre blog dès son lancement. En attendant, je vous invite à rejoindre le groupe d'entraide sur Facebook et parcourir les premiers articles de la série.

Aujourd'hui, j'aborde une fois de plus LA question qui stoppe de nombreux aspirants blogueurs dans leur élan : comment choisir une plateforme pour son blog ? Pour y répondre, j'ai demandé leur avis à deux blogueuses plus qualifiées que moi en la matière : Otir et JulieA l'honneur aujourd'hui, Julie du blog French Spark dont la réponse, je l'espère, vous permettra de sauter le pas et de lancer, enfin, votre propre blog. Merci Julie pour tes conseils.

Créer son blog est souvent une épreuve. On a envie d’écrire, de créer et de partager mais comment faire lorsque l’on n’a pas ou peu de connaissances informatiques ? Beaucoup baissent les bras pensant que l’épreuve sera impossible à surmonter, tandis que d’autres ne savent pas par où commencer. La première étape étant de choisir une plateforme, voici mes conseils pour vous aider à choisir celle adaptée à vos besoins.

Nos objectifs à court et long termes

Avant de choisir une plateforme, il faut être clair sur ses objectifs à court et long terme. Je parle de long terme, car beaucoup commencent à alimenter un blog destiné simplement à la famille, puis décident un jour de le développer, de l’optimiser et de l’ouvrir à une audience plus large. Malheureusement, les transferts d’une plateforme à une autre ne sont pas simples lorsque nos compétences techniques sont limitées.

Voici une liste de questions auxquelles je vous conseille de répondre sur papier pour mettre à plat vos objectifs :
  • Pourquoi je veux créer un blog?
  • Pour qui j’écris ce blog ?
  • Est-ce que mon blog a un but précis ?
  • Qu’est ce que je vais y poster ?
  • Est-ce que je veux élargir la portée de ce blog?
  • Est-ce que ce blog sert à promouvoir un business ou magasin en ligne ?
  • Vais-je partager des informations importantes pour des lecteurs que je ne connais pas personnellement ?
  • Est-ce que j’aurai la possibilité de pouvoir toucher de l’argent via la publicité sur mon blog ?
Les principales plateformes de blogging

Au fil des années, la popularité croissante des blogs aidant, de nouvelles plateformes de blogging ont apparu. Certains réseaux sociaux se sont même transformés en plateforme de pseudo-blogging - sans succès - tandis que d'autres ont disparu (vous vous souvenez de Skyblog et compagnie ?). Voici une liste des principales plateformes de blogs que l’on peut aujourd'hui trouver sur la toile :
Attention aux sites comme Tumblr ou Wix qui se décrivent comme plateformes de blogging mais qui n'en sont pas.

Cette liste est une infime partie des outils proposés sur la toile. Je vous l’accorde, cela peut être très déroutant d’avoir tant de choix et de savoir quelle sera la meilleure à choisir pour débuter, c’est sur cela que nous allons travailler.

Les quatre principales plateformes utilisées sont WordPress.com (version gratuite), WordPress.org (gratuit mais nécessite un hébergement payant), Blogger (plateforme de Google, gratuite) et Squarespace (plateforme payante). Ces quatre plateformes permettent aux utilisateurs de publier des posts facilement.

Quelle plateforme pour débuter ?

Si vous voulez partager vos aventures avec votre famille et vos amis sans promouvoir votre blog, les plateformes gratuites WordPress.com et Blogger sont deux bonnes options. Faciles à manipuler, on peut les personnaliser facilement malgré certaines limitations.

Lorsque l’on commence un blog, l’objectif principal est d’écrire et de partager. Ces plateformes gratuites vous permettront de vous faire la main et, surtour, de prendre l’habitude d’écrire régulièrement. Ne vous focalisez pas sur le graphisme du blog et surtout ne vous comparez pas aux autres blogueurs, car vous ne savez pas depuis combien de temps ils ou elles nourissent leur blog. L’important pour vous sera de prendre plaisir à partager et à écrire souvent. Le fait de vouloir aller trop vite et vous lancer dans le technique pourra très vite vous décourager.

Choisir une plateforme gratuite sera également un bon moyen de savoir si blogguer vous plait et que vous êtes prêt à le faire sur le long terme. Bloguer prend du temps et nombreux sont les blogueurs qui ont abandonné leur blog quelques mois après l'avoir lancé.

Changer de plateforme

Avec le temps, vous aurez sûrement envie de faire évoluer votre blog, de le personaliser, de rajouter des outils, peutêtre même de le monétiser. Si vous avez un projet professionnel, vous envisagerez peut-être d'ouvrir une boutique en ligne. Les versions gratuites offrent malheureusement des options très limitées. Blogger est ainsi parfait pour des blogs “basiques” mais vous serez très vite limités par son utilisation.

Pour moi, la meilleure manière de faire évoluer votre blog est de passer à la version “payante” de WordPress, WordPress.org. Le logiciel WordPress reste en lui même gratuit, mais vous devrez payer un hébergement pour pouvoir utiliser la version WordPress.org. Aujourd’hui, la majorité des blogueurs et des entreprises ont un site/blog sous WordPress.org. De nombreuses possibilités s’ouvriront alors à vous : mettre en place une boutique en ligne, monétiser votre blog, le personnaliser et, surtout, développer votre blog grâce à un nombre incalculable d’outils.

Comment faire pour passer d’une version gratuite à une version payante ? C’est ici qu’entre en jeu toutes les questions que je vous ai posées précédemment : si vous avez l'ambition d'élargir la portée de votre blog, il faudra penser en amont à cette étape qui peut paraitre lointaine au début mais entrainera de grosses prises de tête par la suite ! Passer d’une plateforme à une autre est possible, mais malheureusement les différentes plateformes ne veulent pas vous rendre la tâche facile. Passer de Blogger à Wordpress.org va être un peu plus compliqué car les plateformes ne sont pas construites de la même manière. Les versions gratuites et payantes de WordPress sont en revanche construites de manière similaire et WordPress offre une fonction exportation et importation pour vous permettre d’importer tous vos anciens articles, photos, catégories, etc, déjà publiés sur votre nouveau blog.

Pour effectuer un transfert de plateforme, vous pouvez taper "migration blogger vers wordpress" sur un moteur de recherche. Il s'agit également d'un service que j'offre à mes clients : pour plus d'information, contactez-moi à l'adresse : frenchsparkmarketing[at]gmail.com.

A vous de jouer maintenant ! 

Asseyez vous, respirez, prenez un papier et un crayon, répondez à toutes les questions posées en début d’article. Rêvez et imaginez toutes les situations possibles ! Si mon article porte plus sur les deux plateformes les plus populaires, c’est que vous aurez d'autant plus de chance de trouver de l’aide sur des groupes Facebook ou des forums en cas de problème. Vous trouverez également plus de tutoriaux en ligne pour vous aider et arriver à faire ce que vous désirez sans des connaissances poussées en informatique.

En espérant que mon article ait pu vous aider et bon courage :)

- Julie du blog French Spark