J'ai goûté cette année au premier fruit de mon figuier.
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mercredi 5 septembre 2012
lundi 6 août 2012
La soupe aux légumes du jardin
Un jour, lorsque j'avais 8 ou 9 ans, ma tata Vivian, celle qui vit en Allemagne (pour être honnête, je n'en ai pas d'autres) m'a offert une trousse à crayons comme celles qu'utilisent les écoliers allemands. C'était une sorte de pochette rectangulaire rouge qui, lorsqu'on en ouvrait la fermeture éclair, dévoilait d'un seul coup tout son contenu. Sur le pan de gauche, il y avait, entre autres, une petite gomme en plastique lisse rose, un crayon à papier à la pointe bien taillée et une petite règle transparente (elle ne devait pas dépasser 20 cm) tandis que, à droite, huit feutres, si je me souviens bien, avaient soigneusement étés rangés par couleur, le jaune à une extrémité et le noir à l'autre. Chaque accessoire était retenu par un ruban élastique blanc, ce qui permettait, à ma plus grande satisfaction, d'ajuster tous les feutres à la même hauteur.
Des que l'ai prise en main, je n'ai eu qu'une seule hâte : celle d'amener ma nouvelle trousse en classe. Ma maman, elle, ne le voyait pas de cet œil. "Tu l'utiliseras quand tu entreras en sixième" a t'elle décrété et la trousse est allée, à mon plus grand regret, rejoindre le reste des fournitures scolaires dans l'armoire coulissante située sous l'escalier de la maison. De temps en temps, je la sortais quand même de sa cachette pour savourer le bruit que faisait la grosse fermeture éclair lorsqu'on l'ouvrait et admirer ma jolie gomme, que les râtures n'avaient pas encore courbées, et mes feutres bien alignés. Je remettais alors la trousse à sa place, comme une petite fille sage et obéissante.
Le jour de la rentrée au collège a fini par arriver. J'étais grande maintenant et, en ce jour ensoleillé, je portais une jupe en jean comme les filles à la mode de l'époque, un t-shirt à manches courtes et un sweat-shirt savamment jeté sur les épaules (une idée de ma mère). Fébrile, je suis allée chercher ma trousse sous l'escalier. Je l'ai ouverte, comme je l'avais fait tant de fois avant, avec cette fois l'intention d'en utiliser le contenu. J'ai libéré quelques feutres de l'emprise des élastiques, j'étais sur le point de faire un dessin lorsque j'ai du me rendre à l'évidence : les feutres avaient séché.
***
Lorsqu'on a un jardin, c'est très tentant d'attendre le bon moment pour cuisiner sa récolte. Une Ronde de Nice, d'accord, mais je prefererais en avoir deux pour le dîner. Une poignée de tomates cerise ? Il y en aura d'autres demain, je ferai un crumble lorsqu'il y en aura assez. Attendre, croyez-moi, c'est le meilleur moyen de transformer sa précieuse récolte en compost. Lorsque je rentre du jardin avec de modestes quantités de légumes, plus question d'attendre "d'en avoir assez" pour en savourer les saveurs, je prépare une soupe inspirée du minestrone italien et tant pis si la saveur de la courgette se perd un peu dans le bouillon, les courgettes farcies peuvent bien attendre.
La soupe aux légumes du jardin
Ingrédients pour 4 épicuriens
1 cuillère à soupe d'huile d'olive
1 cuillère à soupe de concentré de tomate
2 gousses d'ail écrasées
1 branche de romarin
3 à 4 branches de thym
3-4 pointes de couteau de piment d'Espelette (ajuster en fonction du goût)
1 oignon finement émincé
les côtes d'1/2 botte de blettes coupée en rondelles
1 carotte pelée et coupée en rondelles
1 courgette pelee et coupée en dés
600 g de pommes de terre pelées et coupées en dés
100 de haricots (beurre, verts ou violets) coupés en trois
1 litre environ d'eau ou de bouillon
sel et poivre au goûtPréparation
Dans un faitout, faire revenir l'oignon, la carotte et les côtes de blettes dans l'huile d'olive à feu moyen jusqu'à ce que l'oignon soit transclucide, 5 minutes environ. Ajouter l'ail, faire revenir 1 minute supplémentaire, puis ajouter le concentré de tomates, les herbes et le piment, ainsi que la courgette, les pommes de terre et les haricots. Verser suffisamment d'eau ou de bouillon de légume de sorte à couvrir les légumes, porter à ébullition puis laisser mijoter jusqu'à ce que les pommes de terre soient tendres. Rectifier l'assaisonnement et servir bien chaud.
Confession
Je viens de découvrir le piment d'Espelette et son petit goût fumé : mais comment faisais-je avant ?
dimanche 27 mai 2012
Un jardin en pots - 1ère partie
Oh, que je suis vilaine : nous arrivons déjà en juin et je ne vous ai toujours pas parlé de mon jardin. Voilà pourtant plusieurs semaines qu'il nous régale de ses feuilles de salades croquantes et de ses radis multicolores, et je ne connais pas de plaisir plus grand que celui de goûter au fruit de sa propre récolte. Parce que je voudrais vous convaincre que vous pouvez, vous aussi, connaitre la fierté de servir votre salade de roquette maison à vos amis, je vous livre ici mes secrets pour réussir un jardin en pots. Vous n'avez pas besoin de beaucoup d'espace ou de temps pour jouer les apprentis jardiniers, il suffit simplement de choisir...
Le bon emplacement
Un balcon, une terrasse voire un bord de fenêtre feront très bien l'affaire tant qu'ils reçoivent au moins six heures d'ensoleillement par jour.
Des pots adaptés
Un seau, une vieille boîte de conserve, un pot en terracotta... N'importe quel récipient peut se tranformer en pot à condition que son fond soit percé de trous : il est en effet impératif de laisser l'excès d'eau d'arrosage s'échapper pour empêcher les racines de moisir. La dimension de votre pot dépendra de ce que vous voudrez y faire pousser. De manière générale, plus le pot est haut et large, mieux il permettra aux racines de votre plante de se développer.
Pour les plantes aromatiques comme la menthe, le thym et le persil, ainsi que les salades que vous souhaitez récolter comme jeunes pousses, une petite jardinière rectangulaire de 30 cm de long et 15 cm de haut est suffisante. Pour la plupart des légumes, privilégiez cependant des pots d'au moins 50 cm de hauteur et de largeur : ce sont les dimensions des pots que j'utilise pour les tomates, poivrons, blettes et les salades.
Si vous n'avez pas d'expérience en jardinage, pourquoi ne pas commencer par une petite jardinière facile à gérer et quelques herbes pour gagner en confiance avant d'investir dans des pots plus larges ?
Du terreau
Une régle d'or : pas de terre de votre jardin dans vos jardinière, celle-ci étant bien trop compacte pour permettre un développement et une oxygénation adéquats des racines. Utilisez plutôt un terreau spécialement formulé pour la culture en pots. Lorsque j'ai commencé à jardiner ici aux Etats-Unis, j'ai d'abord utilisé du terreau inorganique de la marque Miracle-Gro à qui j'ai vite fait un reproche, celui de contenir un engrais à absorption rapide. La présence de cet engrais se traduit par une croissance des plantes à la vitesse grand V pendant une courte durée, suivie de son arrêt soudain et complet. Il faut alors rajouter de l'engrais à absorption rapide pour stimuler de nouveau la croissance... Le cercle vicieux continue.
Depuis le printemps dernier, j'utilise donc un mélange composé d'une part de terreau sans tourbe, le Container Blend Potting Soil de la marque Organic Mechanics et d'une part de compost. Vous pouvez bien entendu utiliser votre compost maison mais depuis que je réserve le mien pour mon jardin en terre, je suis devenue une inconditionnelle du compost de homard du Maine de la marque Coast of Maine qui est particulièrement doux, fin et aéré et disponible à bon prix chez Whole Foods. Je remplis mes pots de ce mélange, y sème mes graines de salades ou mes jeunes plants de tomates, saupoudre le tout d'un engrais bio à diffusion lente (celui de Dr. Earth est d'excellente qualité) et le tour est joué. Je ne connais hélàs pas les produits disponibles en France mais je fais confiance aux jardiniers confirmés pour partager leurs bons plans dans les commentaires.
La deuxième partie est ici.
mercredi 7 décembre 2011
Kale : fiche d'identité

Kale, variété Red Russian
Les baies goji et les graines chia, c'est tellement 2010. L'aliment supervitaminé de l'année, celui auquel personne n'a échappé ici en 2011, c'est kale. Kale, que vous prononcerez "queille-le", c'est le nom d'une famille de plantes vertes aux feuilles coriaces que l'on déguste sous toutes leurs formes : crues, cuites, en salade comme en soupe, rôties et même déshydratées, tous les moyens étant bons pour consommer cet aliment à la densité nutritionnelle inégalée. Tout cela est bien beau, me direz-vous, mais quel est le nom français de cette famille de légumes, histoire de la traquer ailleurs qu'aux Etats-Unis ? Excellente question, à laquelle je n'ai seulement qu'un bourgeon de réponse.

Chou noir de Toscane (Tuscan, Lacinato, ou dinosaur kale)
D'un point de vue botanique, kale appartient à la famille des crucifères, au même titre que le brocoli ou encore le chou, dont il partage d'ailleurs l'odeur caractéristique. En feuilletant les catalogues de graines français, j'ai réussi à identifier plusieurs variétés de kale sous la dénomination de "chou frisé" que je pensais pourtant réservée à une variété bien précise de chou. Une seule variété de kale semble être vraiement connue en France : le chou noir de Toscane, que l'on appelle Tuscan, Lacinato ou dinosaur kale en anglais. Quelle qu'en soit cependant la traduction, une chose est sûre : c'est un grand absent des rayons primeurs et des marchés français. La bonne nouvelle, c'est que les grainetiers français en vendent les graines et qu'il n'y a donc pas de raison que vous vous priviez du bonheur de croquer aussi dans ces feuilles.

Curly kale
Lorsque vous aurez pris soin d'en éliminer les tiges, trop dures pour être comestibles, les feuilles de kale se prêteront à une multitude de préparations. Le chou noir de Toscane est, par exemple, excellent en salade. Après un massage de quelques minutes dans du sel et de l'huile d'olive, puis aggrémenté de jus de citron, sa saveur n'est pas sans rappeler celle du traditionnel cole slaw. Les cuissons courtes ont, je trouve, tendance à révéler l'amertume des feuilles, alors que les cuissons longues, comme ici, permettent d'en révéler de nouvelles saveurs, à la fois plus douces et plus complexes. Une astuce : si votre plat vous parait trop amer, un peu de vinaigre de cidre en fin de cuisson pour permettra d'en calmer la saveur. Vous pouvez enfin, comme c'est la mode actuellement, enfourner vos feuilles à basse température et les transformer en chips vitaminées. Dans tous les cas, préférez les plantes certifiées bio (organic) car les feuilles de kale issues de l'agriculture dite traditionnelle font partie des 12 fruits et légumes américains portant le plus de traces de résidus pesticides.
Et vous alors, comment aimez-vous les feuilles de kale ?
lundi 17 octobre 2011
La cuisson des betteraves
Les betteraves, on aime ou on déteste. Moi, j'adore. Avec un peu de vinaigre balsamique et une pointe de sel, c'est tout simplement délicieux. Cette année, en plus d'en avoir récolté de superbes dans mon jardin, j'ai eu la chance d'en avoir trouvé à très bon prix au marché (2$ la barquette de 8 à 10 petites betteraves, c'est plutôt pas mal, non ?). J'en ai donc préparé à toutes les sauces : en salade, préservées en conserve et même dans les pâtes (à propos, est-ce que vous saviez que les feuilles étaient également comestibles ? Non ? OK, je vous en reparlerai une autre fois).
Pour la cuisson, je suis fidèle à deux méthodes : au four et à la mijoteuse. La première est parfaite lorsque l'on a déjà préchauffé le four pour le dîner et qu'il reste un peu de place à côté du gigot. La seconde, elle, satisfera celles et ceux qui trouvent fabuleux de pouvoir cuisiner pendant leur sommeil (ça, c'est moi). Les deux combleront le betteravophile qui sommeille en vous.
Betteraves au four
Ingrédients
BetteravesPréparation
Sel, poivre
Huile d'olive (facultatif)
Préchauffer le four à 200°C (400°F). Mettre les betteraves sur une large feuille d'aluminium, verser un filet d'huile d'olive et saupoudrer de 2 à 3 pincées de sel. Plier la feuille d'aluminium de sorte à créer une papillote pour emprisonner les betteraves et glisser au four jusqu'à ce que les betteraves soient tendres, 1 heure environ (la durée dépend bien entendu de la taille des betteraves). Laisser refroidir et peler les betteraves.
Betteraves à la mijoteuse
Ingrédients
BetteravesPréparation
Placer les betteraves dans la mijoteuse, verser 1 cm d'eau dans la cuve et faire cuire 6 à 8 heures sur low. Laisser refroidir et peler les betteraves.
Qu'on se le dise
Les variétés de betteraves sont nombreuses et je vous invite à parcourir un catalogue de graines pour voir au-delà de la classique betterave rouge. Jetez un œil à la biscornue Crapaudine encore à la psychédélique Chiogga. Cette année, j'ai planté des betteraves de la variété Bull's Blood qui se distingue par la couleur flamboyante de des feuilles. Cueillies jeunes, elles aggrémentent joliment vos salades. Matûres, elles se cuisinent comme des épinards ou des blettes.
dimanche 17 juillet 2011
Ronde de Nice
C'est une courgette à la peau claire et à la chair ferme, que l'on cueille jeune, lorsqu'elle tient encore dans la main. Je l'ai découverte par hasard, en promenant mon regard sur un tourniquet de graines. J'ai d'abord craqué pour son nom, Ronde de Nice. Prononcez-le et vous entendrez chanter les cigales. Au dos du paquet, on m'informait qu'il s'agissait d'une variété ancienne, délaissée pour d'autres plus coriaces. J'en ai pris un paquet. C'est comme ça, j'ai un faible pour les légumes un peu rêveurs.
C'est une courgette au caractère facile qui s'adapte à toutes les situations. Vous voulez la farcir ? Pas de problème. Une cuisson au micro-ondes ? Allez-y. Sa saveur est incroyable, elle n'a finalement besoin de rien de plus qu'un filet d'huile d'olive et d'une pincée de sel pour se faire apprécier. La Ronde de Nice n'a finalement qu'un seul défaut, celui d'avoir disparu avant la fin de l'été... Les risques du jardinage bio.
Ronde de Nice farcie au riz
Ingrédients pour 1 à 2 personnes
1 courgette Ronde de NicePréparation
1 échalote ou la moitié d'un petit oignon
1 verre à moutarde de reste de riz (à ajuster en fonction de la taille de la courgette)
1 cuillère à soupe d'huile d'olive
Sel, poivre
Couper le sommet de la courgette et la vider de sa chair à l'aide d'une cuillère. Hâcher la chair en moreaux et, dans une petite casserole, la faire revenir dans l'huile d'olive avec l'échalote ou l'oignon finement émincé. Poursuivre la cuisson jusqu'à ce qu'à ce que le mélange ait réduit et commence à accrocher a la casserole.
Pendant ce temps, placer la courgette évidée et son chapeau dans un plat allant au micro-ondes et faire cuire 2 minutes à puissance maximum ou jusqu'à ce que la chair commence à s'attendrir.
Dans un petit bol, mélanger le reste de riz avec le mélange courgette/oignon et en farcir la courgette. Recouvrir du chapeau (ou non, c'est a vous de voir) et faire cuire 15 à 20 min dans un four préchauffé à 180°C (375°F). Servir aussitôt.
Qu'on se le dise
Vous pouvez facilement doubler ou tripler les quantités de la recette. Si vous n'avez pas de four à micro-ondes, vous pouvez faire cuire la courgette évidée pendant 10 minutes à la vapeur.
Ronde de Nice au micro-ondes
Ingrédients pour 1 personne
1 Ronde de Nice coupée en morceaux de 2 cm environPréparation
1 cuillère à soupe d'huile d'olive
Fleur de sel, poivre
Mélanger la courgette coupée en morceaux et l'huile d'olive dans un plat allant au micro-ondes. Faire chauffer 2 minutes à puissance maximum ou jusqu'à ce que la courgette soit tendre. Assaisonner avec la fleur de sel et le poivre, servir aussitôt.
Qu'on se le dise
Vous pouvez facilement doubler ou tripler les quantités de la recette.
mardi 28 juin 2011
La couleur des hortensias
Les hortensias ont refleuri cette année : je me régale de la couleur des ces fleurs qui varie en fonction de l'acidité du sol.
dimanche 20 février 2011
Les catalogues
Catalogue Comstock Seeds, Baker Creek et High Mowing Seeds.
Vous savez quoi ? J'aime le mois de février. Non, vraiment, j'aime ce mois calme et un peu bancal parce qu'il est rempli de promesses. C'est en février que je prends conscience que les jours rallongent et que le printemps n'est plus très loin. C'est aussi en février que je commence à sérieusement penser à mon jardin, aux tâches qui m'attendent et aux légumes que je vais y planter. Le mois de février, c'est le mois des premières commandes de graines !
Cette année, je n'ai rien trouvé de mieux pour faire face à l'hiver que de me plonger dans mes catalogues de graines préférés. La liste de mes chouchous, la voici :
Baker Creek Heirloom Seeds. Un catalogue au format XXL, imprimé sur papier glacé et abondamment illustré : en voilà un qui ne finira pas dans la pile de recyclage ! Je l'ai feuilleté pendant des semaines avant d'enfin placer ma commande : pas facile de choisir parmi les 1400 variétés de graines rares ou anciennes (garanties sans OGM, soit dit en passant) que propose Baker Creek. L'an passé, j'y avais commandé mes graines de salsifis. Cette année, j'ai craqué, entre autres, pour ma variété de tomates cerise préférée, Sungold, ainsi qu'une variété de haricots violets. A noter : il n'y a plus d'exemplaire gratuit de ce catalogue mais vous pouvez en télécharger une copie au format PDF ici.
Les plus : les paquets de graines joliments illustrés et le paquet de graines cadeau qui accompagne chaque commande.
Seeds of Change. Il n'est pas aussi joli que le précédent mais il est rempli de conseils pour jardiniers débutants ou qui disposent de peu d'espace ainsi que d'informations pratiques sur chaque espèce. C'est pour toutes ces raisons que je l'ai beaucoup parcouru l'an passé. Les graines vendues par Seeds of Change sont toutes certifiées bio (organic).
Le plus : les paquets de graines en plastique hermétiques.
Kitchen Garden Seeds. Ce catalogue, qui ne paie pourtant pas de mine, a relevé le difficile pari d'être à la fois esthétique et informatif. J'adore la poésie qui se dégage de chacune des pages, aussi bien dans la description, succinte mais complète, des différentes variétés, que dans les dessins, tantôt en couleur, tantôt en noir et blanc, qui illustrent les pages. L'écriture est superbe, une réussite.
Le plus : les astuces des clients disséminées au fil des pages.
Et vous alors, quels sont vos catalogues de graines préférées ? Quels légumes envisagez-vous de planter cette année ?
Vous savez quoi ? J'aime le mois de février. Non, vraiment, j'aime ce mois calme et un peu bancal parce qu'il est rempli de promesses. C'est en février que je prends conscience que les jours rallongent et que le printemps n'est plus très loin. C'est aussi en février que je commence à sérieusement penser à mon jardin, aux tâches qui m'attendent et aux légumes que je vais y planter. Le mois de février, c'est le mois des premières commandes de graines !
Cette année, je n'ai rien trouvé de mieux pour faire face à l'hiver que de me plonger dans mes catalogues de graines préférés. La liste de mes chouchous, la voici :
Baker Creek Heirloom Seeds. Un catalogue au format XXL, imprimé sur papier glacé et abondamment illustré : en voilà un qui ne finira pas dans la pile de recyclage ! Je l'ai feuilleté pendant des semaines avant d'enfin placer ma commande : pas facile de choisir parmi les 1400 variétés de graines rares ou anciennes (garanties sans OGM, soit dit en passant) que propose Baker Creek. L'an passé, j'y avais commandé mes graines de salsifis. Cette année, j'ai craqué, entre autres, pour ma variété de tomates cerise préférée, Sungold, ainsi qu'une variété de haricots violets. A noter : il n'y a plus d'exemplaire gratuit de ce catalogue mais vous pouvez en télécharger une copie au format PDF ici.
Les plus : les paquets de graines joliments illustrés et le paquet de graines cadeau qui accompagne chaque commande.
Seeds of Change. Il n'est pas aussi joli que le précédent mais il est rempli de conseils pour jardiniers débutants ou qui disposent de peu d'espace ainsi que d'informations pratiques sur chaque espèce. C'est pour toutes ces raisons que je l'ai beaucoup parcouru l'an passé. Les graines vendues par Seeds of Change sont toutes certifiées bio (organic).
Le plus : les paquets de graines en plastique hermétiques.
Kitchen Garden Seeds. Ce catalogue, qui ne paie pourtant pas de mine, a relevé le difficile pari d'être à la fois esthétique et informatif. J'adore la poésie qui se dégage de chacune des pages, aussi bien dans la description, succinte mais complète, des différentes variétés, que dans les dessins, tantôt en couleur, tantôt en noir et blanc, qui illustrent les pages. L'écriture est superbe, une réussite.
Le plus : les astuces des clients disséminées au fil des pages.
Et vous alors, quels sont vos catalogues de graines préférées ? Quels légumes envisagez-vous de planter cette année ?
jeudi 21 octobre 2010
Les salsifis
Aujourd'hui, sur ma page Facebook, Annabelle me confiait qu'elle n'avait jamais vu de salsifis aux Etats-Unis : c'est parce qu'elle n'est jamais venue dans mon jardin !
Si, vous aussi, vous vous languissez de ces légumes racines, faites comme moi et achetez donc un paquet de graines de salsifis. Plantez-les au printemps pour une récolte à l'automne. En plus d'être délicieux, les salsifis sont faciles à cultiver, attirent peu d'insectes et ne demandent que très peu d'attention. Y aura t'il donc des salsifis dans votre jardin l'an prochain ?
lundi 11 octobre 2010
Mon figuier
Le samedi matin, j'aime aller au New Garden Growers Market, un petit marché de la région où je fais le plein de fruits et légumes frais pour la semaine. Parmi la poignée de stands que l'on retrouve chaque samedi, il y en a un qui pique régulièrement ma curiosité : il est tenu par un grand homme mince et moustachu, Ray Drejka, et on y trouve une sélection pour le moins éclectique de fruits et de plantes. Côté fruits, il y a les kakis ou encore les paw-paws, ces drôles de fruits dont je vous avais parlé il y a deux ans. Pour ce qui est des plantes, c'est simple, je suis incapable de les nommer car je n'en ai jamais vu de sembables, à l'exception des figuiers.
Des figuiers en Pennsylvanie, est-ce bien raisonnable ? C'est la question que j'avais posée à Ray l'an passé. Il m'avait alors conseillé de laisser mon figuier en pot et de le faire passer l'hiver au garage, à l'abri du vent. A l'époque, je commençais tout juste à jardiner sérieusement et je ne me sentais pas encore prête à adopter un arbre, aussi petit fût-il ! Cet été, j'ai cependant décidé de sauter le pas et me voilà donc fière propriétaire d'un petit figuier Brown Turkey, une variété réputée pour sa résistance accrue au froid. Lorsque toutes les feuilles seront tombées, le moment sera venu de le mettre au garage. En attendant de cueillir mes premiers fruits, je me fais un plaisir de respirer le doux parfum de mon arbre.
Si vous me lisez depuis la Pennsylvanie, et plus particulièrement de la région de Bethlehem, je vous invite chaudement à parcourir le site Trees of Joy et de découvrir les différentes variétés de figuiers actuellement disponibles chez ce pépiniériste pas comme les autres.
jeudi 26 août 2010
L'ail du jardin

J'ai planté une poignée de gousses d'ail au tout début du printemps dans l'espoir de les transformer en beaux bulbes cet été. Dans les faits, j'ai recolté deux petits bulbes (ou plutôt deux grosses gousses) au mois d’août qui, bien que très parfumés, n'avaient pas le gabarit des bulbes du commerce. On m'avait cependant prévenue : il faut planter l'ail à l'automne ! Au mois de novembre, pendant que vous dégusterez votre chocolat chaud, c'est donc au jardin que vous me trouverez, les doigts gelés, mettant en terre mes plus jolies gousses.
lundi 9 août 2010
La citrouille verte
Les graines de courge n'ont peur de rien : ni de la pile à compost, ni de l'hiver de Pennsylvanie. C'est comme ça que, chaque année, je me retrouve à arracher des dizaines de jeunes plants de citrouille et autres butternut en me promettant qu'à l'automne, les graines iront droit à la poubelle. Cette année, un peu sur un coup de tête, j'ai pourtant décidé de laisser un plant en vie : le plant s'est très rapidement développé et une fleur a très vite pointé son nez. Mon voyage en Turquie m'a tenue éloignée de cette mysterieuse cucurbitacée et, à mon retour, j'ai été accueillie par un unique fruit rond et vert. Perplexe, j'ai d'abord pensé qu'il s'agissait là d'une courgette ronde mutante que je me suis alors emprassée de cueillir et de préparer. En découpant le fruit, j'ai cependant du reconnaitre que ce n'était pas une courgette que j'avais sur les bras mais une citrouille pas mûre ! Après avoir été rassurée par Google (oui, la citrouille verte est comestible), j'ai décidé de couper ma courge en plusieurs gros morceaux et de la faire cuire au four. Contre toute attente, j'ai trouvé la chair de ma citrouille verte incroyablement douce et savoureuse. J'irai même jusqu'à dire que je n'ai jamais mangé de citrouille aussi bonne. La chair a fini dans une soupe toute simple, dont je vous donne ici la recette. Je la dédicace à celles et ceux qui prennnent les citrouilles pour des courgettes.
Soupe veloutée à la citrouille verte
Ingrédients
1 citrouille verte (2 kilos environ)Préparation
2 petits oignons émincés
2 petites branches de céleri coupées en morceaux
2 petites carottes coupés en rondelles
1 à 1,5 L de bouillon de légumes ou de poule (j'ai utilisé cuillère à café de bouillon Marigold dans 1,5 L d'eau)
Laver puis découper la citrouille en très gros morceaux et étaler sur une grande plaque de cuisson. Glisser au four et laisser cuire 45 min à 180°C (soit 375°F) ou jusqu'à ce que la chair de la citrouille soit tendre et commence à dorer. Laisser refroidir, retirer puis jeter la peau de la citrouille.
Faire chauffer l'huile dans un grand faitout, ajouter l'oignon, la carotte et le céleri. Faire revenir à feu moyen jusqu'à ce que la carotte commence à devenir tendre. Ajouter les morceaux de citrouille et ajouter suffisamment de bouillon pour couvrir la citrouille. Porter à ébullition puis laisser mijoter jusqu'à ce que la carottes soient bien cuites, 30 min environ. Mixer, allonger si nécessaire avec un peu d'eau, rectifier l'assaisonnement et servir bien chaud.
lundi 28 juin 2010
lundi 14 juin 2010
Les petits pois
dimanche 23 mai 2010
Côté jardin

Cette année, j'aimerais profiter de ce blog pour partager ma passion grandissante pour le jardinage. J'ai beaucoup appris de mes (nombreuses) erreurs au cours des dernières années et j'espère ainsi vous éviter de faire les mêmes. Mon espace de travail consiste actuellement de deux lits perpendiculaires et je suis en négociation avec Jonathan pour un troisième lit... Souhaitez-moi bonne chance !

Blettes ; premiers radis de la saison
Le lit à l'arrière-plant sur la première photo fête sa cinquième saison. Le pauvre en a vu de toutes les couleurs (invasion de courges et autres limaces mutantes) et j'ai décidé de lui donner un peu de répit. Je n'y ai donc pour l'instant planté que quelques poireaux, deux plants de blettes, quelques radis et des navets. Le plant de sauge que j'y ai planté l'an passé s'est transformé en buisson au printemps, je ne savais pas que la sauge pouvait être aussi envahissante ! Un bon tiers du lit est quant à lui occupé de plants de fraises qui semblent apprécier leur emplacement et ne demandent que peu d'entretien. Les fraises de cette année, bien que peu nombreuses, sont vraiment excellentes.
Jonathan m'a fait cadeau du deuxième lit l'an passé pour encourager mes talents de jardinière (si, si). L'été dernier, j'y avais planté des blettes (Swiss chard) que nous avons mangées sous toutes les formes jusqu'aux premières neiges de décembre. Peu sujettes aux maladies et aux attaques d'insectes, les blettes sont un excellent choix pour le jardinier débutant. Elles sont délicieuses en gratin et dans les tartes, en version sucrée ou salée.
Plants de petits pois ; petit fenouil deviendra grand
Cette année, ce jeune lit abrite l'un de mes légumes préférés : le fenouil. Si tout se passe comme prévu, je devrais récolter une vingtaine de bulbes d'ici l'automne. Nous avons déjà dégusté nos premiers radis et attendons aussi de cueillir nos premiers petits pois de la saison. Faciles à cultiver, les radis sont prêts à être dégustés en 30 jours. Je les plante régulièrement, toutes les deux semaines environ, de manière à en assurer une récolte continue. Au début du printemps, je les plante entre deux plants de légumes dont la maturation est plus longue, comme les blettes ou les poireaux. Cette astuce permet de tirer au maximum partie de l'espace cultivable. Les radis sont excellents dans les salades mais n'oubliez pas que les fânes sont également comestibles. J'aime les faire revenir avec de l'ail dans un peu d'huile d'olive et les déguster avec des pâtes. Vous pouvez également en faire un pesto comme l'a récemment suggéré Pascale.

Plant de courgettes ; fraises
Pour éviter les allers et retours an pleine soirée dans le jardin pour deux malheureux brins de persil, j'ai pris la sage décision de planter toutes mes herbes dans des pots, à deux pas seulement le cuisine. C'est tellement plus pratique ! Cette année, j'ai planté du persil, du thym, de la coriandre, de la verveine citron, de la menthe et du basilic et je prends bien du plaisir à contempler cette verdure depuis la table du petit-déjeûner. Enfin, j'ai découvert qu'il n'y avait rien de plus simple que de faire pousser la roquette. Pas besoin de jardin, ni de beaucoup de soleil, un bac, de la terre et 30 jours suffisent à fournir des pousses pour vos salades. Qui a dit qu'il fallait un jardin pour jardiner ?
Roquette
lundi 28 mai 2007
Mon petit jardin, édition printemps 2007
Pour célébrer mon retour sur la blogosphère, que diriez-vous d'une ballade dans mon jardin ? Allez, suivez-moi !

Pour commencer, jetons un oeil sur les survivants de l'an passé... Après avoir passé l'hiver sous la neige, la sauge est de retour (le plant vert au milieu sur la photo), plus en forme que jamais. Le persil aussi se porte bien (le grand plant à droite) et, comme mon père me l'avais prédit, je commence à avoir quelques graines. Quant au thym, il m'a donné de jolies petites fleurs roses.
Du côte des nouveaux, notons la présence de deux plants d'ail, dont vous verrez ici le plus en forme. Oui, oui, c'est bien de la tige verte que je vous parle !

Je suis très surprise de les voir pousser car je les avais plantés sans grande conviction à l'automne. J'aime bien ce genre de surprises ! Derrière l'ail, on aperçoit un petit plant de tomate. Contrairement à l'an passé, j'ai décidé de me limiter à deux plants de tomates cet été. Deux raisons à cela : la première, c'est que cela demande un peu trop d'entretien, la seconde c'est que certains plants deviennent parfois un peu envahissants. J'ai néanmoins choisi de planter deux plants de variétés anciennes car elles sont difficiles à trouver sur les marchés et qu'elles se conservent plutôt mal : autant les faire pousser soi-même.
Je viens également de planter un petit pied de basilic (pour pouvoir manger des pâtes au pesto tout l'été) ainsi que quatre plants de courgettes (en espérant bientot cueillir quelques fleurs de courgette !). Pour finir, une laitue que j'espère servir à table dans quelques semaines, en espérant que des limaces ne s'y attaquent pas avant moi.

Je vous laisse à présent en vous remerciant à nouveau pour tous vos messages reçus au cours des deux derniers mois et en vous souhaitant un excellent week-end de Memorial Day !
Pour commencer, jetons un oeil sur les survivants de l'an passé... Après avoir passé l'hiver sous la neige, la sauge est de retour (le plant vert au milieu sur la photo), plus en forme que jamais. Le persil aussi se porte bien (le grand plant à droite) et, comme mon père me l'avais prédit, je commence à avoir quelques graines. Quant au thym, il m'a donné de jolies petites fleurs roses.
Du côte des nouveaux, notons la présence de deux plants d'ail, dont vous verrez ici le plus en forme. Oui, oui, c'est bien de la tige verte que je vous parle !
Je suis très surprise de les voir pousser car je les avais plantés sans grande conviction à l'automne. J'aime bien ce genre de surprises ! Derrière l'ail, on aperçoit un petit plant de tomate. Contrairement à l'an passé, j'ai décidé de me limiter à deux plants de tomates cet été. Deux raisons à cela : la première, c'est que cela demande un peu trop d'entretien, la seconde c'est que certains plants deviennent parfois un peu envahissants. J'ai néanmoins choisi de planter deux plants de variétés anciennes car elles sont difficiles à trouver sur les marchés et qu'elles se conservent plutôt mal : autant les faire pousser soi-même.
Je viens également de planter un petit pied de basilic (pour pouvoir manger des pâtes au pesto tout l'été) ainsi que quatre plants de courgettes (en espérant bientot cueillir quelques fleurs de courgette !). Pour finir, une laitue que j'espère servir à table dans quelques semaines, en espérant que des limaces ne s'y attaquent pas avant moi.
Je vous laisse à présent en vous remerciant à nouveau pour tous vos messages reçus au cours des deux derniers mois et en vous souhaitant un excellent week-end de Memorial Day !
dimanche 17 septembre 2006
Domatesler nasıl?

C'est ce que m'a demandé ma mère il y a quelques jours. Pour ceux qui n'auraient pas choisi le turc comme troisième langue vivante au lycée, ma mère voulait simplement avoir des nouvelles de mes tomates. Patience, lui ai-je répondu, je vais bientôt poster une photo de ma première grosse récolte : tu vois maman que tu as bien fait d'attendre !
Si vous avez loupé les premiers billets consacrés à mon petit jardin, sachez que j'avais planté quatre variétés de tomates début juin : des SunGold (une savoureuse variété de tomates cerise), des Roma ainsi que deux variétés anciennes non déterminées.

J'ai commencé à recolter les SunGold en juillet, c'est une variété très généreuse qui donne des fruits très sucrés. Un seul bémol, j'ai l'impression que les fruits ne supportent pas les grandes eaux. Contrairement aux années precédentes, nous avons eu un été particulièrement arrosé qui semble avoir fait craquer mes petites tomates. Quel dommage ! J'espère que l'été prochain sera un peu plus ensoleillé car j'ai très envie de remanger des SunGold.

Dans ma main, une tomate Roma. Derrière, une hécatombe de SunGold...
A la différence des SunGold, les Roma m'ont paru mieux résister aux aleas climatiques. Le seul problème, c'est que je ne suis pas fan des Roma : trop de pépins, pas assez de chair... C'est bon dans les sauces mais c'est tout !

Tomate Persimmon en coupe
En achetant quatre plants de tomates de variétés anciennes à un vendeur Amish, je ne savais pas du ce qui m'attendait. J'ai fébrilement guetté l'apparition des premières fleurs puis des premiers fruits et il m'aura fallu attendre deux mois avant de découvrir la tête de mes tomates ! Les jaunes sont des fruits de la variété Persimmon. Je ne sais pas trop ce que sont les tomates rouges mais qu'importe, elles sont tout aussi délicieuses ! Les fruits de ces deux variétés sont gros, leur peau est fine, on y trouve peu de pépins et leur chair est généreuse. Leur seul défaut, c'est qu'elles se conservent mal une fois cueillies et qu'elles craignent les grandes eaux. C'est un peu le cas de toutes ces tomates de variétés anciennes et c'est bien la raison pour laquelle vous les acheterez à prix d'or au supermarché (et encore, quand vous en trouvez). Comme il n'est bien entendu pas question de laisser les fruits pourrir dans la cuisine, le mieux est encore d'en faire une succulente sauce tomate.
Sauce aux tomates du jardin
Ingrédients
- 1 gros oignon
- 3 gousses d'ail
- 1,5 kg a 2 kgs de tomates
- huile d'olive
- sel, poivre
- 3 branches de thym (facultatif)
- 1 a 2 cuillérée à soupe de sucre, de préférence non raffiné
Préparation
Peler et épépiner les tomates au-dessus d'un grand bol (pour en recueillir le jus) puis les découper en petits cubes de 1 cm de côté. Recouvrir le fond d'une grande cocotte de 2 cuillères à soupe d'huile d'olive et faire chauffer à feu doux. Pendant ce temps, peler et emincer l'oignon et l'ail et les faire revenir dans l'huile d'olive tout en mélangeant régulièrement. Quand l'oignon devient transclucide, ajouter les tomates en dés et filtrer le jus de tomates contenu dans le bol au-dessus d'une passoire. Ajouter 3 belles pincées de sel et les feuilles de 3 branches de thym. Porter à ébullition puis laisser mijoter une quarantaine de minutes ou jusqu'a ce que l'eau se soit évaporée et que le mélange ressemble à une purée. Mixer, goûter et rectifier l'assisonnement. Si la sauce vous parait acide, ajouter un peu de sucre, de préférence non raffiné (il apportera des notes de saveurs supplémentaires).
Note
Cette sauce se congèle très bien, elle se garde environ 3 mois au congélateur. La sauce est trop liquide ? Faites-en une soupe ! Diluez-la avec un peu de lait et voilà, cream of tomato soup !

La saison des tomates touche bientôt à sa fin et je me surprends déjà à rêver à mon potager de l'an prochain. J'espère à nouveau y planter des tomates de variétés anciennes, quelques SunGold mais j'aimerais réussir à trouver une variete de tomates résistante aux grandes pluies. Je voudrais aussi planter des melons, des courgettes et des potimarrons pour l'automne... Reste à trouver la place !
mardi 8 août 2006
C'est la jungle !

C'est le moins qu'on puisse dire. Souvenez-vous, il y a deux mois, ce n'était rien d'autre qu'un petit lopin de terre vierge. Les choses ont bien changé depuis et je comprends désormais pourquoi mon père m'avait conseillé de bien espacer mes plants. Les branches de certains d'entre eux s'entremêlent, d'autres se retrouvent par terre, tantôt sur le persil, tantôt sous les chayotes... C'est un sacré bazar. Le pire, c'est le plant de tomates cerises que je ne contrôle plus du tout : il est soutenu par trois tuteurs mais cela ne lui suffit plus puisque je lui découvre une nouvelle branche chaque jour, tantôt par terre, tantôt en l'air, souvent en fleurs. Je suis contente, bien sûr, mais bonjour la galère pour les cueillir ! Malgré quelques difficultés pour les atteindre, j'en ai récolté quelques-unes hier.

La tomate rouge est une Roma et les autres sont des SunGold. Je ne peux pas encore me prononcer sur la Roma mais les SunGold sont absolument délicieuses, c'est incroyable comme elles sont sucrées. En les mangeant ce soir, j'ai remarqué qu'elles sentaient les feuilles de tomate... Je vous souhaite de découvrir cela un jour.
Les tomates de variétés anciennes continuent de grossir et j'espère en déguster quelques-unes début septembre. En attendant, je ne me lasse pas de découvrir leurs jolies formes, certaines ressemblent même à des citrouilles, regardez !

A part ça, j'ai récemment fait l'acquisition de treillis pour mes tomates et de gants de jardinage pour moi. Le treillis est une sorte de grillage censé soutenir les différents plants de tomate. Ca m'a l'air plus efficace que les tuteurs, on verra bien... En ce qui concerne les gants, je les utilise pour tailler les plants de tomate. Leurs feuilles sont en effet très tâchantes, il suffit de les effleurer pour se retrouver avec les mains de l'Incroyable Hulk, l'odeur en plus.

Les herbes se portent plutôt bien. Le basilic commence à fleurir, le romarin semble reprendre des forces, le persil pète la forme et la sauge prend ses aises après quelques débuts un peu timides.

J'ai un faible pour cette-dernière, je la trouve élégante et raffinée.
Voilà, c'était les dernières nouvelle du micro-jardin. Merci de votre intérêt pour mes tomates et n'oubliez pas : le jardinage, c'est top !

Oups, désolée pour la blague nulle, je croyais que vous étiez en vacances.
mercredi 26 juillet 2006
Ma première récolte

Des tomates cerise... oranges ? Oui, ce sont des Sungold ! Alors, alors, elles sont comment ? Savoureuses et sucrées, je n'en ai fait qu'une bouchée. Il y en a d'autres ? Et comment ! Mon plant est généreux, il me dépasse déjà en hauteur : des tomates cerise, il y en a partout !

Puisque j'y suis, voici d'autres nouvelles du jardin... Il a bien changé depuis la dernière fois !
Les tomates Roma commencent à mûrir, je viens d'ailleurs d'en manger une moitié. L'autre a malheureusement fini à la poubelle pour cause de pourriture. Je suis un peu déçue, il va falloir attendre les prochaines.

Après de longues semaines d'attente, les premières tomates de variétés anciennes non identifiées commencent à se dévoiler...

Leur silhouette me rappelle celle des généreuses Big Rainbow, l'avenir me dira si j'ai raison. Les plants ont mis beaucoup de temps à fleurir mais les tomates grossissent désormais à vue d'oeil (ou presque). Mes papilles s'en régalent d'avance.
Pendant ce temps, les chayotes continuent de pousser, je me demande si cela va s'arrêter, j'ai peur qu'elles étouffent les tomates.

Quelle mauvaise idée j'ai eue de les planter là ! Heureusement que j'ai un sécateur pour dicter ma loi.
Le thym, le basilic et la sauge se portent bien. Le basilic est en pleine forme, mon plant mesure bien 1 mètre, il prend des forces lorsque je l'effeuille, allez comprendre ! Pour finir, un petit tour du côté du persil plat, qui a déjà fait quelques apparitions remarquées dans ma cuisine.

Bon, c'est bien sympa de bloguer mais j'ai des tomates à arroser. A bientôt pour les prochaines nouvelles !
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